Social Capital
L'actualité du capital social, de la vie en société et des options de société.
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Se désintoxiquer du tabac ou de l’Etat?
Cette affaire met une fois de plus en évidence la manière dont l’Etat a progressivement envahi toutes les sphères de la vie publique au point de prétendre que « le public, c’est lui ! ». Il n’appartient pas à l’Etat, sauf dans un minimum de cas extrêmes relevant du droit pénal, d’interdire quel que comportement que ce soit dans un espace public qui n’est pas sa propriété et dont il n’a pas à disposer à sa guise. Ce type de tentative, vraisemblablement voué à l’échec à terme, est d’un caractère d’autant plus abusif que la prohibition étatique – de sinistre mémoire – vise des comportements individuels et que le Léviathan Européen relaie de telles errances – toujours sous de pieux prétextes – au lieu de se préoccuper de déterminer par quel service concret aux citoyens il pourrait justifier son existence. Ce type de disposition anti-tabac doit rester du ressort de chaque établissement et, en dernier ressort, des forces du marché. Dans la même veine, il existe en Belgique une vieille loi qui prohibe le fait d’être en état d’ébriété dans la rue. Le contrevenant risque jusqu’à 12 ans de prison. Il y a là une énormité, un abus manifeste qui conduit l’Etat à vouloir enrégimenter les citoyens y compris dans des domaines qui relèvent de la stricte liberté individuelle. L’Etat doit se concentrer sur ses attributions naturelles qui sont la répression des crimes, la défense extérieure et la justice démocratisée, et cesser de pratiquer une intervention incessante, stérile et coûteuse sur le terrain des libertés individuelles et publiques. (3.7/5 - 17 Votes) |
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