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	<title>Social Capital</title>
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	<description>L'actualité du capital social, de la vie en société et des options de société.</description>
	<pubDate>Tue, 25 Nov 2008 08:09:30 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Les faux prophètes, dans la finance aussi</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Nov 2008 19:22:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[bourse]]></category>

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		<description><![CDATA[Ours et&#160;taureaux: et pourtant, elle tourne&#8230;
&#160;

A l&#8217;heure o&#249; des milliers de milliards de dollars se sont &#233;vapor&#233;s &#224; la bourse, les coupables sont montr&#233;s du doigt. Les hedge funds, disent certains. Les agences de notation, disent les autres.
&#160;
Mais au banc des accus&#233;s figurent aussi les analystes. V&#233;n&#233;r&#233;s dans les ann&#233;es 90, d&#233;test&#233;s apr&#232;s l&#8217;&#233;clatement de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img style="width: 210px; height: 248px" height="312" alt="" width="300" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/euro28.jpg" />Ours et&nbsp;taureaux: et pourtant, elle tourne&#8230;</h2>
<div style="text-align: center">&nbsp;</div>
<blockquote>
<div>A l&#8217;heure o&ugrave; des milliers de milliards de dollars se sont &eacute;vapor&eacute;s &agrave; la bourse, les coupables sont montr&eacute;s du doigt. Les hedge funds, disent certains. Les agences de notation, disent les autres.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Mais au banc des accus&eacute;s figurent aussi les analystes. V&eacute;n&eacute;r&eacute;s dans les ann&eacute;es 90, d&eacute;test&eacute;s apr&egrave;s l&#8217;&eacute;clatement de la bulle internet, ils reviennent paradoxalement sur le devant de la sc&egrave;ne avec la crise actuelle. Depuis quelques ann&eacute;es, l&#8217;acc&egrave;s &agrave; l&#8217;information est devenu plus encadr&eacute;, en raison de barri&egrave;res &eacute;rig&eacute;es entre les diff&eacute;rentes divisions des banques. Les informations fournies aux investisseurs sont soumises &agrave; des r&egrave;gles. Elles sont dilu&eacute;es au compte-gouttes lors de r&eacute;unions entre patrons, investisseurs et analystes, en dehors des publications de r&eacute;sultats. Elles prennent ainsi plus de valeur. Du coup, le changement d&#8217;une recommandation par un analyste peut provoquer une r&eacute;duction de la capitalisation boursi&egrave;re de plusieurs milliards en un jour. Cela s&#8217;est produit r&eacute;cemment avec ABB.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Dot&eacute;s d&#8217;un immense pouvoir, les analystes se situent au centre de diff&eacute;rents int&eacute;r&ecirc;ts contradictoires. Tout d&#8217;abord, ils doivent r&eacute;pondre &agrave; la demande des clients. Ils ont parfois des exigences d&eacute;mesur&eacute;es en termes de rendement. Ensuite, les analystes eux-m&ecirc;mes doivent pr&eacute;voir avec justesse l&#8217;avenir des entreprises. Cela permet alors aux courtiers de g&eacute;n&eacute;rer des commissions &eacute;lev&eacute;es, synonymes pour l&#8217;un comme pour l&#8217;autre de bonus. Enfin, ces sp&eacute;cialistes doivent aussi maintenir de bons contacts avec la direction des soci&eacute;t&eacute;s qu&#8217;ils couvrent pour obtenir les informations qui comptent pour leurs pr&eacute;visions.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Or, celles-ci ont &eacute;t&eacute; majoritairement fausses. Formules &agrave; l&#8217;appui, l&#8217;immense majorit&eacute; des analystes ont &eacute;t&eacute; aveugl&eacute;s par quelques belles ann&eacute;es de progression boursi&egrave;re. Les pr&eacute;visions ont &eacute;t&eacute; r&eacute;guli&egrave;rement revues &agrave; la hausse, comme si la croissance &eacute;tait un robinet qui ne cesse de couler. (Le Temps, 18/11/2008)&nbsp;</div>
<div style="text-align: center">&nbsp;</div>
</blockquote>
<div><img alt="" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/economic%20crisis%203.jpg" />La finance comportementale apporte un &eacute;clairage. Les analystes, tout comme les investisseurs, ont mentalement de la peine &agrave; anticiper des sc&eacute;narios de crise. Une &eacute;tude de Citigroup d&eacute;montre qu&#8217;ils ont tout particuli&egrave;rement de la peine &agrave; pr&eacute;voir des retournements de tendance. Ils se trompent en moyenne de 15% sur les r&eacute;sultats en temps normal. Lors de crises, les erreurs atteignent 40%, soit pr&egrave;s de trois fois plus. Mod&egrave;les intellectuels &eacute;triqu&eacute;s, bas&eacute;s l&#8217;extrapolation de variables dont le comportement est pr&eacute;sum&eacute; stable?</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>A leur d&eacute;charge, on notera que lorsqu&#8217;ils &eacute;mettent des recommandations n&eacute;gatives sur les entreprises, il n&#8217;est pas rare que leurs dirigeants r&eacute;agissent en appelant les responsables des banques pour exercer une pression. Il s&#8217;ensuit qu&#8217;une infime part des analystes sont &laquo;bearish&raquo; (ours, en fran&ccedil;ais, soit baissiers), au contraire de la majorit&eacute; des &laquo;bullish&raquo; (taureaux, ou haussiers).&nbsp; Et quand bien m&ecirc;me un analyste ne se trompe pas, mais &eacute;met un avis n&eacute;gatif et contraire &agrave; tous ses pairs, il risque de se faire licencier. C&#8217;est ce qui &eacute;tait arriv&eacute; en juillet 2000. Plus d&#8217;une ann&eacute;e avant le grounding de Swissair, Christopher Chandiramani, analyste chez Cr&eacute;dit Suisse, anticipait une perte annuelle d&#8217;un milliard de francs pour la compagnie a&eacute;rienne.&nbsp;</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>On pourrait citer des exemples de paralysie intellectuelle dans d&rsquo;autres milieux (recherche et universit&eacute; notamment), qui, pourtant, devraient normalement&nbsp;pr&eacute;senter un dosage raisonnable de raison et de cr&eacute;ativit&eacute;. Mais il semble que dans ces milieux le pharisianisme l&rsquo;emporte : au lieu de donner la parole &agrave; des esprits ind&eacute;pendants et originaux, on va cr&eacute;er une clique conservatrice r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e pour son suivisme. <span>Gare &agrave; celui qui s&rsquo;&eacute;loigne du standard admis, qui&nbsp;dit le contraire&nbsp;de ce que l&#8217;&eacute;tablissement veut entendre. &nbsp;On arrive au r&eacute;sultat suivant:&nbsp;conclusions&nbsp;et pr&eacute;visions sont dict&eacute;es par la pression sociale, plus que par une analyse objective des faits. </span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div><span>Quand bien m&ecirc;me&nbsp;cette derni&egrave;re&nbsp;serait men&eacute;e, elle devrait &ecirc;tre &eacute;dulcor&eacute;e. </span><span>On voit aujourd&#8217;hui les r&eacute;sultats d&#8217;un tel fonctionnement. Cette crise est aussi, et peut-&ecirc;tre d&#8217;abord, une crise de l&#8217;innovation.</span></div>
<div>&nbsp;</div>
<div>&nbsp;</div>
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		<title>Un malaise historique</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 22:22:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[Les Illusions dangereuses

Barack Obama, dont les Am&#233;ricains viennent de faire leur premier pr&#233;sident noir, a remport&#233; 52% des voix au niveau national contre 46% pour son adversaire r&#233;publicain John McCain, ont rapport&#233; mercredi les m&#233;dias am&#233;ricains. C&#8217;est la premi&#232;re fois qu&#8217;un d&#233;mocrate remporte la majorit&#233; du vote populaire depuis Jimmy Carter en 1976 et M. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img height="113" alt="" width="150" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/images.jpg" />Les Illusions dangereuses</h2>
<blockquote>
<p>Barack Obama, dont les Am&eacute;ricains viennent de faire leur premier pr&eacute;sident noir, a remport&eacute; 52% des voix au niveau national contre 46% pour son adversaire r&eacute;publicain John McCain, ont rapport&eacute; mercredi les m&eacute;dias am&eacute;ricains. C&#8217;est la premi&egrave;re fois qu&#8217;un d&eacute;mocrate remporte la majorit&eacute; du vote populaire depuis Jimmy Carter en 1976 et M. Obama le fait avec le meilleur score depuis Lyndon Johnson en 1964. M. Obama a obtenu 62,98 millions de voix et M. McCain 55,78 millions, selon la cha&icirc;ne NBC. Des chiffres similaires &agrave; ceux de la cha&icirc;ne Fox News, qui attribue 62,95 millions de voix au d&eacute;mocrate et 55,75 millions au r&eacute;publicain. Pr&egrave;s des deux tiers des &eacute;lecteurs inscrits ont particip&eacute; au scrutin au niveau national, soit 64,1%, selon Michael McDonald, de la George Mason University, cit&eacute; par le site ind&eacute;pendant RealClearPolitics qui souligne que ce taux de participation n&#8217;avait plus &eacute;t&eacute; atteint depuis 1908. A 18H00 heure belge, d&#8217;apr&egrave;s les r&eacute;sultats de 48 Etats et du district f&eacute;d&eacute;ral (Washington DC, la capitale), Barack Obama avait obtenu 349 mandats de grands &eacute;lecteurs contre 163 &agrave; John McCain. Pour &ecirc;tre &eacute;lu, il devait obtenir la majorit&eacute; des mandats (270) sur 538.&nbsp;(Belga 05/11)&nbsp;</p>
</blockquote>
<p>Oui, cette &eacute;lection est historique&hellip; comme les autres.</p>
<p><img height="94" alt="" width="145" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2163836429.jpg" />Si l&rsquo;on regarde les chiffres, cependant, on voit que le candidat Obama a &eacute;t&eacute; &eacute;lu avec 52% des voix. En termes de vote populaire, il s&rsquo;agit d&rsquo;une victoire finalement plus&nbsp;mince que ce que l&#8217;on dit, surtout apr&egrave;s ce battage m&eacute;diatique, un&nbsp;financement pl&eacute;thorique, l&rsquo;explosion de la crise boursi&egrave;re en pleine campagne &eacute;lectorale, et huit ans d&rsquo;administration r&eacute;publicaine devenue tardivement mais profond&eacute;ment impopulaire aupr&egrave;s des Am&eacute;ricains.</p>
<p>Il se trouve qu&rsquo; aux Etats-Unis, le pr&eacute;sident de l&#8217;Etat f&eacute;d&eacute;ral n&#8217;est pas &eacute;lu au suffrage universel direct, mais par un coll&egrave;ge compos&eacute; de 538 grands &eacute;lecteurs r&eacute;partis entre les Etats selon leur poids d&eacute;mographique. Dans tous les Etats sauf le Nebraska et le Maine, le candidat qui obtient la majorit&eacute; des voix des &eacute;lecteurs recueille toutes les voix des grands &eacute;lecteurs - c&#8217;est la r&egrave;gle du &quot;winner takes all&quot;. L&#8217;avance d&#8217;Obama dans le vote populaire ne s&#8217;est donc transform&eacute;e en une victoire &quot;&eacute;crasante&quot; que dans le coll&egrave;ge &eacute;lectoral. Ce n&#8217;&rsquo;est qu&#8217;en raison de cette dose importante de scrutin &quot;majoritaire&quot; que sa victoire&nbsp;a pu &ecirc;tre&nbsp;qualifi&eacute;e&nbsp;ainsi &ndash; au niveau &quot;censitaire&quot; des grands &eacute;lecteurs.</p>
<p><img height="94" alt="" width="145" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2163836429.jpg" />On constate aussi, contrairement &agrave; ce qui est affirm&eacute; par la presse, une&nbsp;relative&nbsp;coh&eacute;rence de la carte politique, avec les&nbsp;Etats du Midwest et du Sud restant r&eacute;publicains, parfois d&rsquo;une fa&ccedil;on tr&egrave;s significative. Certes Obama a &eacute;t&eacute; &eacute;lu en Floride, Indiana et Virginie, mais en politique il est fr&eacute;quent que, lorsque la population aspire au changement et qu&rsquo;un mouvement national se produit, des circonscriptions passent d&rsquo;un camp &agrave; l&rsquo;autre, sans pour autant que cela soit irr&eacute;versible.</p>
<p>D&eacute;sarroi profond, besoin de changement apr&egrave;s 8 ans d&rsquo;administration r&eacute;publicaine, besoin de protection face aux nouvelles incertitudes &eacute;conomiques,&nbsp;aspiration de la population ethnique &agrave; &ecirc;tre r&eacute;habilit&eacute;e &ndash; les motivations ne sont pas toutes positives qui ont conduit&nbsp;le peuple am&eacute;ricain&nbsp;&agrave; &eacute;lire un inconnu rh&eacute;torique et peu exp&eacute;riment&eacute;, &agrave; l&#8217;histoire&nbsp;familiale difficile,&nbsp;et&nbsp;qui n&#8217;est m&ecirc;me pas un Noir&nbsp;am&eacute;ricain &agrave;&nbsp;proprement parler, mais&nbsp;le produit&nbsp;du brassage ethnique&nbsp;qui&nbsp;s&#8217;est d&eacute;velopp&eacute; &agrave; partir des ann&eacute;es 1960.&nbsp;L&#8217;int&eacute;ress&eacute; a pr&eacute;sent&eacute; habilement sa propre ambiguit&eacute; comme un argument en faveur du r&ecirc;ve am&eacute;ricain d&#8217;ouverture &agrave; tous les possibles. Esp&eacute;rons que ce gonflement rh&eacute;torique&nbsp;ne sera&nbsp;pas une simple bulle sp&eacute;culative.</p>
<p><img height="364" alt="" width="470" align="absBottom" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/nov0608.jpg" /></p>
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		<title>Les remous des subprimes</title>
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		<comments>http://www.socialcapital-foundation.org/blog/articles/les-remous-des-subprimes/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2008 18:17:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[bonapartisme]]></category>

		<category><![CDATA[crise financière]]></category>

		<category><![CDATA[Etat français]]></category>

		<category><![CDATA[subprimes]]></category>

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		<description><![CDATA[Crise financi&#232;re et fatigue intellectuelle en France

Que d&#8217;id&#233;es simplettes on entend, ces jours-ci en France, sur la crise financi&#232;re! Journaux et politiciens surench&#233;rissent pour d&#233;noncer &#171;l&#8217;absence de r&#233;gulation&#187;, r&#233;clamer &#171;le retour de l&#8217;Etat&#187; et d&#233;noncer le r&#244;le n&#233;faste des paradis fiscaux. Probl&#232;me: rien de tout cela ne tient la route. Absence de r&#233;gulation: que nenni! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img height="80" alt="" width="172" align="right" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/bureaucracy_paper%20clips.jpg" />Crise financi&egrave;re et fatigue intellectuelle en France</h2>
<blockquote>
<p>Que d&#8217;id&eacute;es simplettes on entend, ces jours-ci en France, sur la crise financi&egrave;re! Journaux et politiciens surench&eacute;rissent pour d&eacute;noncer &laquo;l&#8217;absence de r&eacute;gulation&raquo;, r&eacute;clamer &laquo;le retour de l&#8217;Etat&raquo; et d&eacute;noncer le r&ocirc;le n&eacute;faste des paradis fiscaux. Probl&egrave;me: rien de tout cela ne tient la route. Absence de r&eacute;gulation: que nenni! Le secteur financier est l&#8217;un des plus r&eacute;gul&eacute;s au monde. Le probl&egrave;me n&#8217;est pas l&#8217;inexistence de r&eacute;gulation, mais sa qualit&eacute;. Les r&egrave;gles comptables Sarbanes-Oxley, &eacute;labor&eacute;es pour pr&eacute;venir un nouveau scandale &agrave; la Enron, n&#8217;ont pas emp&ecirc;ch&eacute; les Am&eacute;ricains de se surendetter pour acheter des maisons qui ne valent plus grand-chose aujourd&#8217;hui. A part la finance, des secteurs comme l&#8217;alimentaire, la chimie, l&#8217;&eacute;nergie ou les travaux publics sont massivement r&eacute;glement&eacute;s (&hellip;). Il faut avoir lu trop de brochures d&#8217;ATTAC, ou de discours de Sarkozy, pour croire que le &laquo;march&eacute; fou&raquo; n&#8217;est soumis &agrave; aucun contr&ocirc;le. Le &laquo;retour de l&#8217;Etat&raquo; demand&eacute; par Nicolas Sarkozy ou Fran&ccedil;ois Hollande est donc une absurdit&eacute;&#8230; car il n&#8217;est jamais parti! L&#8217;id&eacute;ologie lib&eacute;rale d&#8217;un Reagan ou d&#8217;un Balladur ne les a pas emp&ecirc;ch&eacute;s de renflouer des banques en leur temps (Savings and Loans et le Cr&eacute;dit Lyonnais). La question est plut&ocirc;t de savoir quelle banque sauver, quels requins de la finance laisser couler, et comment pr&eacute;venir le genre d&#8217;accident industriel auquel on assiste aujourd&#8217;hui. Et les paradis fiscaux? Leur taper dessus est de bonne guerre, mais des ann&eacute;es de travaux par diverses institutions internationales n&#8217;ont pas r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;montrer qu&#8217;ils jouaient un r&ocirc;le central en cas de crise financi&egrave;re. Les cr&eacute;dits subprime et les banques qui les ont financ&eacute;s ne se trouvent pas au Liechtenstein ou &agrave; Monaco mais aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne&#8230; ou en France. (Blog &laquo; L&rsquo;Air de Paris &raquo; du Journal &laquo; Le Temps &raquo;, 30/09/2008)</p>
</blockquote>
<p><img style="width: 127px; height: 129px" height="129" alt="" width="130" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bonapartism4.jpg" />On ne peut que souscrire &agrave; cette analyse intitul&eacute;e &laquo;Torrent de sottises sur la crise financi&egrave;re &raquo;. Le fait est que certains tentent de profiter de la&nbsp;crise&nbsp;de grande ampleur qui a commenc&eacute; &agrave; se d&eacute;velopper aux Etats-Unis &agrave; partir d&rsquo;ao&ucirc;t 2007 en raison d&#8217;une surabondance de&nbsp;cr&eacute;dits immobiliers sp&eacute;culatifs et qui a rebondi en Septembre 2008 aux Etats-Unis encore, mais aussi en Belgique, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Islande, et autres. Pour quoi faire ? Pousser leur fond de commerce qui est l&rsquo;intervention &eacute;tatique. Faire oublier leur impuissance &agrave; r&eacute;soudre la crise. Escamoter leurs responsabilit&eacute;s dans son d&eacute;clenchement. Rassurer de fa&ccedil;on &agrave; influencer. Obtenir davantage de pouvoir. Des politiciens et bureaucrates de droite comme de gauche se retrouvent pour r&eacute;clamer avec une belle unit&eacute; l&rsquo;extension de leurs pr&eacute;rogatives, et, au surplus, appara&icirc;tre comme &eacute;clair&eacute;s et progressistes.</p>
<p>C&rsquo;est oublier que l&rsquo;&eacute;conomie dite &laquo; de march&eacute; &raquo; de m&ecirc;me que l&rsquo;ensemble de la soci&eacute;t&eacute;, est aujourd&rsquo;hui massivement r&eacute;glement&eacute;e et&nbsp;subrepticement dirig&eacute;e par les gouvernements. Nous sommes malades de cette intervention permanente. C&rsquo;est oublier aussi que ce sont souvent les m&ecirc;mes qui d&eacute;clenchent les difficult&eacute;s et qui pr&eacute;tendent les r&eacute;parer. Ainsi dans le cas de Dexia, l&rsquo;un des dirigeants de la banque mis en cause et qui a men&eacute; une politique d&#8217;achat d&eacute;sastreuse&nbsp;sans l&#8217;aval des actionnaires de r&eacute;f&eacute;rence&nbsp;&eacute;tait bien le Fran&ccedil;ais Pierre Richard, un polytechnicien li&eacute; &agrave; la Caisse des D&eacute;p&ocirc;ts et Consignations, qui est une &eacute;manation de l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais. Et dans le cas du Cr&eacute;dit Lyonnais,&nbsp;le responsable en chef&nbsp;du&nbsp;d&eacute;sastre &eacute;tait&nbsp;bien&nbsp;Jean-Yves Haberer, un&nbsp;apparatchik&nbsp;de l&#8217;Inspection des Finances d&eacute;sign&eacute; - pour ne pas dire pistonn&eacute; - par l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais.&nbsp;Quant &agrave; ATTAC, son discours n&#8217;est que la r&eacute;surgence d&#8217;un vieux&nbsp;sch&eacute;ma jacobin: il &quot;suffirait&quot;, pour que tout aille mieux,&nbsp;de r&eacute;glementer et taxer les mouvements de capitaux, DONC d&#8217;instituer un&nbsp;embryon d&#8217;Etat international. Bon sang bien s&ucirc;r&#8230;</p>
<p><img style="width: 127px; height: 129px" height="129" alt="" width="130" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bonapartism4.jpg" />Ce type d&#8217;id&eacute;es&nbsp;aura toujours plus de facilit&eacute; &agrave; passer dans des circonstances de crise aig&uuml;e, o&ugrave; des d&eacute;magogues se pr&eacute;sentent comme des sauveurs gr&acirc;ce aux effets d&#8217;une rh&eacute;torique volontariste. Il en va ainsi de la vieille id&eacute;e autoritaire de gouvernement &eacute;conomique de l&#8217;Europe, voire de nationalisation des industries-cl&eacute;s (nous sommes sauv&eacute;s!), ou encore du d&eacute;cha&icirc;nement pour raisons fiscales des gouvernements fran&ccedil;ais et allemand &agrave; l&#8217;encontre de la Suisse et du Luxembourg - une attitude qui ne date pas d&#8217;hier et ne s&#8217;explique pas par&nbsp;la crise financi&egrave;re, qu&#8217;elle prend simplement pour pr&eacute;texte.</p>
<p>On peut se demander&nbsp;dans quelle mesure la pr&eacute;cipitation des gouvernements annon&ccedil;ant des mesures sans cesse plus d&eacute;mesur&eacute;es n&#8217;a pas largement contribu&eacute; &agrave; l&#8217;affolement des march&eacute;s boursiers.</p>
<p>La&nbsp;question n&#8217;est pas de choisir entre le march&eacute; libre et le&nbsp;march&eacute; r&eacute;gul&eacute;. Ce vieux balancement&nbsp;est simpliste. Il&nbsp;nous enferme dans une fausse alternative&nbsp;: soit un faux lib&eacute;ralisme au profit de groupes&nbsp;de privil&eacute;gi&eacute;s, soit un faux&nbsp;socialisme &agrave; la mode bureaucratique.&nbsp;</p>
<p>L&#8217;&eacute;conomie sociale de march&eacute; constitue une troisi&egrave;me voie. Elle&nbsp;consiste&nbsp;&agrave; &eacute;lever le niveau de capital social&nbsp;de fa&ccedil;on &agrave;&nbsp;rendre possible une autor&eacute;gulation croissante des acteurs socio&eacute;conomiques.</p>
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		<title>Etat, nation, ethnicité</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 20:01:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ethnicité]]></category>

		<category><![CDATA[Belgique]]></category>

		<category><![CDATA[classe politique]]></category>

		<category><![CDATA[nationalisme]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160;Les faux proph&#232;tes du nationalisme

Aux portes de Bruxelles, dans son &#233;crin de verdure, Overijse (prononcer: overe&#239;s) conna&#238;t ses rituels immuables. La f&#234;te du raisin, les courses cyclistes, les balades en for&#234;t suivies d&#8217;une bi&#232;re trappiste&#8230; et les guerres communautaires. Dans cette commune flamande de 27000 habitants au sud-est de la capitale, verrou entre la Wallonie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>&nbsp;<img height="98" alt="" width="121" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/4263937502.jpg" />Les faux proph&egrave;tes du nationalisme</h2>
<blockquote>
<p>Aux portes de Bruxelles, dans son &eacute;crin de verdure, Overijse (prononcer: overe&iuml;s) conna&icirc;t ses rituels immuables. La f&ecirc;te du raisin, les courses cyclistes, les balades en for&ecirc;t suivies d&#8217;une bi&egrave;re trappiste&#8230; et les guerres communautaires. Dans cette commune flamande de 27000 habitants au sud-est de la capitale, verrou entre la Wallonie et Bruxelles, les francophones repr&eacute;sentent plus du quart de la population. De grandes familles francophones s&#8217;y sont &eacute;tablies, parfois depuis des g&eacute;n&eacute;rations. Apr&egrave;s la fixation de la fronti&egrave;re linguistique en 1963, elles se sont retrouv&eacute;es dans une Flandre o&ugrave; seul le n&eacute;erlandais (ou flamand) garde droit de cit&eacute;. &laquo;Du jour au lendemain, nous avons &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;s comme des &eacute;migr&eacute;s dans notre propre pays&raquo;, t&eacute;moigne un notable. Ce fut le d&eacute;but des tensions.</p>
<p>Dernier &eacute;pisode en date, la gazette communale a lanc&eacute; un appel public &agrave; d&eacute;noncer les commer&ccedil;ants qui utiliseraient une autre langue que le n&eacute;erlandais dans leurs relations avec la client&egrave;le. Pri&egrave;re de prendre des photos, de noter heure et date du &laquo;d&eacute;lit&raquo;&#8230; Lev&eacute;e de boucliers! M&ecirc;me Marino Keulen, le tr&egrave;s pointu ministre flamand de l&#8217;Int&eacute;rieur, a dit tout le mal qu&#8217;il en pensait: &laquo;Aucune loi n&#8217;impose aux commer&ccedil;ants de mettre des affiches r&eacute;dig&eacute;es en n&eacute;erlandais. L&#8217;id&eacute;e de d&eacute;lation est condamnable et moyen&acirc;geuse.&raquo; Voil&agrave; qui est rest&eacute; en travers de la gorge du bourgmestre (maire) Dirk Brankaer. Selon lui, la commune ne fait rien d&#8217;autre que &laquo;demander aimablement &agrave; des agences immobili&egrave;res et &agrave; quelques &eacute;diteurs d&#8217;utiliser le n&eacute;erlandais dans leurs annonces au public&raquo;. Des cours de langue sont m&ecirc;me offerts. Pour Dirk Brankaer, &laquo;la pacification n&#8217;est jamais mieux servie que par le respect de la culture et de la r&eacute;gion o&ugrave; l&#8217;on vient s&#8217;&eacute;tablir&raquo;.</p>
<p>Pacification? Les m&eacute;thodes utilis&eacute;es ne sont pas toujours &laquo;aimables&raquo;. Prenons le cas d&#8217;Alice (pr&eacute;nom d&#8217;emprunt), commer&ccedil;ante wallonne &eacute;tablie sur la Brusselsteenweg. Son seul tort: son enseigne est bilingue. Aussi, ses murs sont r&eacute;guli&egrave;rement tagu&eacute;s. Elle a m&ecirc;me re&ccedil;u la visite d&#8217;une dizaine d&#8217;&eacute;nergum&egrave;nes du groupe d&#8217;action TAK (Taal Aktie Komitee), qui ont fait irruption dans son magasin. En deux minutes, ils avaient effac&eacute; au marqueur tout ce qui &eacute;tait en fran&ccedil;ais. Ensuite, Alice a re&ccedil;u une lettre &eacute;manant d&#8217;un particulier l&#8217;&laquo;invitant&raquo; &agrave; retirer les inscriptions litigieuses, avec copie aux organisations flamingantes (flamandes ultra) de la commune. &laquo;La police n&#8217;a m&ecirc;me pas voulu enregistrer ma plainte&raquo;, d&eacute;clare-t-elle. En attendant, l&#8217;enseigne d&#8217;Alice est toujours l&agrave;&#8230; L&#8217;anglais est &eacute;galement en ligne de mire. La capitale belge est officiellement bilingue, mais francophone dans les faits. Les Flamands ne veulent pas entendre parler de son extension, afin d&#8217;&eacute;viter que la p&eacute;riph&eacute;rie flamande ne se &laquo;francise&raquo; encore davantage. (Le Temps , 15/07/2008)</p>
</blockquote>
<p><img style="width: 92px; height: 63px" height="86" alt="" width="125" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/2068594622.jpg" /></p>
<p>Cette d&eacute;marche flamande rappelle celle du Qu&eacute;bec. Mais le Qu&eacute;bec est une &icirc;le francophone&nbsp;dans un oc&eacute;an anglophone. En Belgique, la Flandre repr&eacute;sente 60% de la population et 70% de la richesse. Or cette majorit&eacute; se comporte comme une minorit&eacute;. - mais s&#8217;agit-il bien d&#8217;une majorit&eacute;?&nbsp;Seul le&nbsp;cadre &eacute;troit de l&#8217;Etat belge&nbsp;permet de la qualifier ainsi. Au plan international, le n&eacute;erlandais p&egrave;se une vingtaine de millions de locuteurs, soit dix fois moins que le fran&ccedil;ais. Les ressources culturelles n&eacute;erlandophones ne sont pas n&eacute;gligeables, mais ne peuvent se comparer &agrave; celles des ensembles francophone, anglophone et germanophone. Le &quot;peuple&quot; flamand a &eacute;t&eacute; historiquement&nbsp;refoul&eacute; sur un tr&egrave;s &eacute;troit territoire, r&eacute;duit en semi-esclavage dans le Nord de la France, et domin&eacute; en Belgique m&ecirc;me par un Etat qui &agrave; partir de 1830 a voulu tenter, non sans pr&eacute;somption, un processus de centralisation et d&#8217;acculturation &agrave; la fran&ccedil;aise - un processus qui a finalement &eacute;chou&eacute;. Nul doute que ce parcours historique peu flatteur puisse&nbsp;donner&nbsp;aujourd&#8217;hui&nbsp;pr&eacute;texte &agrave; des sentiments&nbsp;d&#8217;inf&eacute;riorit&eacute;&nbsp;et des attitudes revanchardes.</p>
<p><img style="width: 92px; height: 63px" height="86" alt="" width="125" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/2068594622.jpg" />La m&eacute;moire des peuples &eacute;tant ce qu&#8217;elle est, on peut toutefois pr&eacute;sumer qu&#8217;il s&#8217;agit assez largement d&#8217;une manipulation politicienne. La Flandre, c&#8217;est une poign&eacute;e de PMEs qui marchent. Ces nouveaux parvenus sont aujourd&#8217;hui&nbsp;les inspirateurs les plus actifs du&nbsp;poujadisme patronal et des partis&nbsp;s&eacute;paratistes.</p>
<p>Or, en r&eacute;alit&eacute;, les deux populations ne s&#8217;entendent pas si mal. Leur fond biologique est le m&ecirc;me, leur culture tr&egrave;s similaire, et la notion de &quot;Belgique&quot;, qui remonte &agrave;&nbsp;l&#8217;antiquit&eacute;,&nbsp;est ant&eacute;rieure &agrave; celle de Flandre, qui peut au mieux dater de la p&eacute;riode&nbsp;post&eacute;rieure&nbsp;&agrave;&nbsp;l&#8217;occupation par les Francs saliens. Alors quid? Pour &quot;chauffer&quot; la population flamande, il suffit de sortir les vieilles ficelles du nationalisme:&nbsp;&nbsp;dire &quot;d&eacute;fendre&quot; la langue, scinder les statistiques pour&nbsp;faire croire qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une soci&eacute;t&eacute; s&eacute;par&eacute;e,&nbsp;d&eacute;signer des boucs-&eacute;missaires, amalgamer la francophonie et l&#8217;immigration, imputer &agrave; l&#8217;Etat national&nbsp;la crise sociale, mettre le qualificatif &quot;flamand&quot; derri&egrave;re tout substantif plausible. Comme disait Pascal, aspergez-vous d&#8217;eau b&eacute;nite, et vous croirez. Dans un parc d&#8217;une commune de la p&eacute;riph&eacute;rie bruxelloise, m&ecirc;me le geai (oiseau commun d&#8217;Europe) devient &quot;flamand&quot;. Cette nationalisation de la culture et m&ecirc;me de la nature est tout &agrave; l&#8217;avantage de ceux qui gagneraient financi&egrave;rement &agrave; ne plus aider la Wallonie, et dans une hypoth&egrave;se d&#8217;ind&eacute;pendance, seraient promus&nbsp;&agrave; la t&ecirc;te d&#8217;un nouvel Etat.</p>
<p>Soyons clairs,&nbsp;des expressions telles que&nbsp;&quot;les Flamands ne veulent pas&quot; n&#8217;ont strictement aucun sens - on ne sait pas, en r&eacute;alit&eacute;, ce que veut exactement la population, et ce ne sont pas quelques&nbsp;sondages orient&eacute;s&nbsp;et des &eacute;lections manipul&eacute;es par le syst&egrave;me politique qui nous le diront. Quel est&nbsp;le degr&eacute;&nbsp;des attitudes nationalistes? Dans quelle mesure sont-elles inspir&eacute;es par la propagande d&#8217;une minorit&eacute;? Quel est le poids r&eacute;el&nbsp;de mouvements&nbsp;comme le&nbsp;TAK? Si les sciences sociales m&eacute;ritaient&nbsp;leur nom, elles se seraient saisies depuis longtemps de&nbsp;ces questions pour y donner&nbsp;une r&eacute;ponse certaine.</p>
<p><img style="width: 92px; height: 63px" height="86" alt="" width="125" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/2068594622.jpg" />Plut&ocirc;t que de chercher &agrave; contraindre les francophones et les &eacute;trangers &agrave; parler&nbsp;flamand,&nbsp;il serait plus judicieux de leur donner une image positive de la langue et de la culture flamandes.&nbsp;La t&acirc;che est ardue,&nbsp;il est&nbsp;vrai. Il est beaucoup plus ais&eacute; de se poser en victime. Il sera difficile &agrave; ce peuple lourd et timor&eacute; - une caricature du monde germanique - de rendre s&eacute;duisants son parler patoisant et les ressources limit&eacute;es de sa culture. Il n&#8217;y a pourtant pas d&#8217;autre choix raisonnable, car ce que font les &quot;autorit&eacute;s&quot; flamandes aujourd&#8217;hui n&#8217;aboutit qu&#8217;&agrave; les rendre odieuses aux francophones et aux &eacute;trangers. L&#8217;image internationale de la Belgique, fond&eacute;e sur la convivialit&eacute; et la flexibilit&eacute; interculturelle, est bonne. Cela montre qu&#8217;un processus de s&eacute;duction est possible. Un tel pari a &eacute;t&eacute; r&eacute;ussi m&ecirc;me par la France, malgr&eacute; le bonapartisme de son syst&egrave;me,&nbsp;&nbsp;sa mauvaise qualit&eacute; de service et sa faible ouverture &agrave; la dimension internationale.</p>
<p><img style="width: 92px; height: 63px" height="86" alt="" width="125" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/2068594622.jpg" />Il est vrai, pour rendre justice au point de vue &quot;flamand&quot;,&nbsp;qu&#8217;&agrave; Bruxelles, Charleroi, Li&egrave;ge, ou m&ecirc;me Namur, la crise sociale bat son plein. Et&nbsp;pas seulement celle, h&eacute;ritage de l&#8217;histoire,&nbsp;qui est&nbsp;g&eacute;n&eacute;r&eacute;e par un difficile red&eacute;ploiement &eacute;conomique et&nbsp; par l&#8217;incomp&eacute;tence d&#8217;une&nbsp;classe politique&nbsp;client&eacute;liste -&nbsp;c&#8217;est aussi la crise contemporaine du&nbsp;narcissisme vide et des fronti&egrave;res ethniques qui&nbsp;s&#8217;effacent. Ainsi un bourgmestre de la p&eacute;riph&eacute;rie bruxelloise demandait la fin des facilit&eacute;s administratives linguistiques au motif qu&#8217;elles attirent&nbsp;dans sa commune de&nbsp;nombreux Bruxellois francophones d&#8217;origine allochtone; un autre&nbsp;homme politique flamand affirmait, de fa&ccedil;on r&eacute;v&eacute;latrice, que les francophones sont des immigrants en Flandre. L&#8217;id&eacute;e de se servir de l&#8217;identit&eacute; flamande comme d&#8217;un bouclier&nbsp;contre l&#8217;immigration&nbsp;et la crise sociale peut &ecirc;tre bonne. Mais c&#8217;est oublier que ces derni&egrave;res&nbsp;ont&nbsp;&eacute;t&eacute;&nbsp;promues par des d&eacute;cades de gouvernements f&eacute;d&eacute;raux&nbsp;impliquant&nbsp;des partis&nbsp;flamands.&nbsp;Les huit ann&eacute;es du pr&eacute;c&eacute;dent gouvernement, dirig&eacute; par&nbsp;un premier ministre flamand,&nbsp;n&#8217;ont en rien invers&eacute; la tendance, bien au contraire,&nbsp;tout en laissant faire la vente des fleurons de l&#8217;industrie nationale &agrave; l&#8217;&eacute;tranger.</p>
<p>En fait, tout se passe comme si la protestation l&eacute;gitime de la population contre les cons&eacute;quences des politiques actuelles &eacute;tait d&eacute;vi&eacute;e et canalis&eacute;e dans&nbsp;une diversion&nbsp;nationaliste. &nbsp;&nbsp;</p>
<p>Ainsi&nbsp;le jeu trouble de certains est-il peut-&ecirc;tre en train de provoquer&nbsp;la seule&nbsp;scission qui soit vraiment grave&nbsp;- celle de l&#8217;esprit de communaut&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Traité de Lisbonne</title>
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		<pubDate>Sun, 13 Jul 2008 10:14:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Irlande]]></category>

		<category><![CDATA[Nouveau Léviathan]]></category>

		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[Merci l&#8217;Irlande!

Les Irlandais ont dit &#34;non&#34; &#224; une large majorit&#233; au trait&#233; europ&#233;en de Lisbonne, trois ans apr&#232;s le rejet de la Constitution par les Fran&#231;ais et N&#233;erlandais en 2005. Selon les r&#233;sultats officiels d&#233;finitifs, le non l&#8217;a emport&#233; avec 53,4% des voix, contre 46,6% de &#34;oui&#34;. (&#8230;) L&#8217;Irlande, seul pays europ&#233;en &#224; avoir soumis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img height="86" alt="" width="130" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/irish-flag.jpg" />Merci l&rsquo;Irlande!</h2>
<blockquote>
<p>Les Irlandais ont dit &quot;non&quot; &agrave; une large majorit&eacute; au trait&eacute; europ&eacute;en de Lisbonne, trois ans apr&egrave;s le rejet de la Constitution par les Fran&ccedil;ais et N&eacute;erlandais en 2005. Selon les r&eacute;sultats officiels d&eacute;finitifs, le non l&#8217;a emport&eacute; avec 53,4% des voix, contre 46,6% de &quot;oui&quot;. (&hellip;) L&rsquo;Irlande, seul pays europ&eacute;en &agrave; avoir soumis le trait&eacute; europ&eacute;en &agrave; un r&eacute;f&eacute;rendum, a rejet&eacute; le texte le 12 juin par 53,4 % des voix, pr&eacute;cipitant l&rsquo;UE dans une nouvelle crise institutionnelle. Son sort est devenu encore plus incertain avec le refus par le pr&eacute;sident Lech Kaczinsky de le signer alors que le trait&eacute; a &eacute;t&eacute; ratifi&eacute; par les d&eacute;put&eacute;s polonais. Il a ensuite re&ccedil;u le soutien de son homologue tch&egrave;que Vaclav Klaus. Mais le processus de ratification dans les autres Etats ne s&rsquo;est pas arr&ecirc;t&eacute; pour autant. Le S&eacute;nat n&eacute;erlandais a adopt&eacute; mardi &agrave; une grande majorit&eacute; une loi ouvrant la voie &agrave; la ratification du trait&eacute; de Lisbonne par les Pays-Bas, apr&egrave;s un premier vote favorable par la chambre basse du parlement d&eacute;but juin. Cette approbation est sans surprise, la classe politique n&eacute;erlandaise &eacute;tant arriv&eacute;e &agrave; un consensus sur le sujet, alors m&ecirc;me que le non n&eacute;erlandais &agrave; un r&eacute;f&eacute;rendum sur la Constitution europ&eacute;enne avait contribu&eacute;, avec le rejet fran&ccedil;ais, &agrave; enterrer ce texte en 2005. Les Pays-Bas sont le 21&egrave;me pays &agrave; ratifier le texte, cens&eacute; am&eacute;liorer le fonctionnement des institutions europ&eacute;ennes. En Espagne, le trait&eacute; a &eacute;t&eacute; approuv&eacute; le 26 juin par la chambre basse du parlement, le vote du S&eacute;nat n&rsquo;&eacute;tant plus qu&rsquo;une question de formalit&eacute;s. Son entr&eacute;e en application &eacute;tait initialement pr&eacute;vue pour le 1er janvier 2009. Elle sera maintenant au minimum retard&eacute;e, m&ecirc;me si beaucoup de dirigeants esp&egrave;rent que le trait&eacute; entrera en vigueur &agrave; temps pour les &eacute;lections europ&eacute;ennes de juin 2009. (Sud-Presse, 08-07-2008)</p>
</blockquote>
<p>Le processus de cr&eacute;ation d&rsquo;une Europe &eacute;tatique, contraire &agrave; l&rsquo;esprit de ses p&egrave;res fondateurs, s&#8217;est mat&eacute;rialis&eacute; dans les ann&eacute;es 1990 avec les trait&eacute;s de Maastricht et d&rsquo;Amsterdam. A partir de l&agrave;, le processus europ&eacute;en a commenc&eacute; &agrave; soulever un fort scepticisme. La ratification du trait&eacute; de Maastricht fut laborieuse, avec son rejet par l&rsquo;&eacute;lectorat danois le 2 juin 1992 et son approbation de justesse (51,05%), malgr&eacute; les &eacute;normes moyens mobilis&eacute;s en sa faveur, par l&rsquo;&eacute;lectorat fran&ccedil;ais.&nbsp;Le trait&eacute; de Nice fut rejet&eacute; par&nbsp;les Irlandais en 2001. Le projet de Constitution europ&eacute;enne&nbsp;fut rejet&eacute; par les Fran&ccedil;ais et les N&eacute;erlandais en 2005.&nbsp;Le trait&eacute; de Lisbonne, qui conserve l&#8217;essentiel du projet de Constitution, est rejet&eacute; en 2008 par les Irlandais. Face &agrave; ces r&eacute;sistances populaires, les r&eacute;actions de la classe politique sont toujours les m&ecirc;mes.</p>
<p><img height="90" alt="" width="90" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/trefoil-clover.jpg" />La minimisation : on affirme que le &quot;non&quot; irlandais ne serait qu&#8217;un accident de parcours. Les le&ccedil;ons de ce r&eacute;f&eacute;rendum irlandais sont pourtant claires: l&#8217;affection, la mobilisation pour le projet&nbsp;europ&eacute;en font d&eacute;faut au sein des Vingt-Sept. Cela est loin d&rsquo;&ecirc;tre anecdotique. De plus, comme tous les trait&eacute;s europ&eacute;ens depuis l&#8217;acte fondateur de Rome, en 1957, le Trait&eacute; de Lisbonne sign&eacute; par les Vingt-Sept le 13 d&eacute;cembre 2007 ne peut entrer en vigueur qu&#8217;apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; ratifi&eacute; par tous les Etats membres de l&#8217;Union.</p>
<p>On avance aussi que moins d&#8217;un quart de la population d&#8217;une &icirc;le de 4 millions d&#8217;habitants bloque la r&eacute;forme des institutions d&#8217;une Union europ&eacute;enne qui en compte pr&egrave;s de 500 millions. Mais cet argument ne tient pas, puisque les autres Europ&eacute;ens n&#8217;ont pas &eacute;t&eacute; consult&eacute;s. Si le vote populaire &eacute;tait g&eacute;n&eacute;ralis&eacute; aujourd&#8217;hui, un pays de l&#8217;UE sur trois au moins voterait non.</p>
<p><img height="90" alt="" width="90" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/trefoil-clover.jpg" />Le d&eacute;nigrement : consulter le peuple serait un exercice inepte, d&rsquo;une part parce qu&#8217;il serait extr&ecirc;mement compliqu&eacute; pour le citoyen de saisir tous les enjeux, d&#8217;autre part parce que les r&eacute;f&eacute;rendums nationaux serviraient d&#8217;exutoire &agrave; une population prompte &agrave; donner une r&eacute;ponse qui n&#8217;est pas n&eacute;cessairement li&eacute;e &agrave; la question qui lui est pos&eacute;e. Dans le cas irlandais, le camp du &quot;non&quot; serait h&eacute;t&eacute;roclite et sa campagne reposerait sur des interpr&eacute;tations hasardeuses du contenu du trait&eacute;.</p>
<p>Cette argumentation est le prototype de l&rsquo;argumentation anti-d&eacute;mocratique. Le principe de la d&eacute;mocratie au suffrage universel est de respecter le vote populaire et de ne pas distinguer entre des classes de citoyens plus ou moins &eacute;clair&eacute;s. Les citoyens ne sont pas des imb&eacute;ciles. Ils sentent bien, de mani&egrave;re parfois intuitive, o&ugrave; on veut les emmener. Dans la plupart des cas, le d&eacute;bat a &eacute;t&eacute; intelligent et inform&eacute;. Le camp du &quot;oui&quot; est tout aussi h&eacute;t&eacute;roclite que celui du &quot;non&quot;, lorsqu&rsquo;il n&rsquo;a pas l&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; du conservatisme. Dans le cas irlandais, la population a bien senti que les implications du trait&eacute; lui feraient perdre t&ocirc;t ou tard le contr&ocirc;le de certaines valeurs. La cr&eacute;ation d&rsquo;une d&eacute;fense et d&rsquo;une politique ext&eacute;rieure europ&eacute;ennes, par exemple, est bel et bien contradictoire avec la neutralit&eacute; irlandaise.</p>
<p><img height="90" alt="" width="90" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/trefoil-clover.jpg" />Le&nbsp;contournement : partout la ratification parlementaire a &eacute;t&eacute; choisie afin d&#8217;&eacute;viter l&#8217;&eacute;chec dans les urnes.&nbsp;&nbsp;Et pourtant, 76% des Allemands, 75% des Britanniques, 72% des Italiens, 65% des Espagnols sont favorables au r&eacute;f&eacute;rendum.</p>
<p>Le projet europ&eacute;en devient ainsi un arrangement &agrave; l&#8217;int&eacute;rieur de la classe politique. Il n&#8217;y a pas meilleur moyen de discr&eacute;diter jusqu&#8217;&agrave; la racine, et le projet europ&eacute;en, et la classe politique dans son ensemble ! Les cas fran&ccedil;ais et n&eacute;erlandais sont particuli&egrave;rement flagrants puisque dans ces pays le vote populaire a clairement rejet&eacute; (&agrave; 55% et plus) le projet de Constitution, et qu&rsquo;il n&rsquo;a &eacute;chapp&eacute; &agrave; personne que le trait&eacute; de Lisbonne reprend l&rsquo;essentiel de ce projet de Constitution. A partir du moment o&ugrave; le trait&eacute; de Lisbonne n&#8217;est pas substantiellement diff&eacute;rent de celui de 2004, demander aux Parlements de d&eacute;savouer le peuple amoindrit la confiance des citoyens dans le syst&egrave;me politique et constitutionnel, porte atteinte &agrave; la cr&eacute;dibilit&eacute; des Parlements, enferme l&#8217;Europe politique dans le c&eacute;nacle des hommes politiques, et lui d&eacute;nie une v&eacute;ritable l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique.</p>
<p><img height="90" alt="" width="90" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/trefoil-clover.jpg" />La submersion : une variante de la strat&eacute;gie de contournement consiste, sous pr&eacute;texte de davantage consulter les peuples,&nbsp;&agrave; fuir en avant en organisant un r&eacute;f&eacute;rendum &agrave; l&#8217;&eacute;chelle des Vingt-Sept le m&ecirc;me jour. Ainsi les sp&eacute;cificit&eacute;s nationales seraient noy&eacute;es, et des citoyens situ&eacute;s de part et d&rsquo;autre d&rsquo;un continent d&eacute;cideraient du sort des autres sans connaitre ni leur situation nationale, ni leurs valeurs propres, ni leurs arguments sp&eacute;cifiques. Il deviendrait plus facile d&rsquo;isoler et d&rsquo;&eacute;craser les r&eacute;actions locales, &eacute;manant souvent de petits pays, au&nbsp;processus d&rsquo;int&eacute;gration &eacute;tatique europ&eacute;en.&nbsp;</p>
<p>Le peuple irlandais, qui&nbsp;a eu la chance d&#8217;&ecirc;tre consult&eacute;,&nbsp;a dit non. Malgr&eacute; cela, et en d&eacute;pit du vouloir du peuple, l&#8217;Union Europ&eacute;enne continue comme si de rien n&#8217;&eacute;tait &agrave; &ecirc;tre dans l&#8217;attente d&#8217;une &eacute;ventuelle solution au &quot;probl&egrave;me Irlandais&quot;.Ce n&rsquo;est pourtant pas ce vote qui cr&eacute;e une crise, mais bien l&rsquo;acharnement des dirigeants europ&eacute;ens &agrave; n&rsquo;en tenir aucun compte.</p>
<p>Face &agrave; ce vote et &agrave; d&rsquo;autres du m&ecirc;me type, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule orientation d&eacute;mocratique possible : reconna&icirc;tre que quand le peuple dit non, c&#8217;est non.</p>
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		<title>Crise des subprimes</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 22:37:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Economie et agenda politique

Le prix Nobel d&#8217;Economie Joseph Stiglitz juge que &#34;la crise des subprime n&#8217;est pas termin&#233;e&#34; aux Etats-Unis et en Europe, et que cette crise est li&#233;e &#224; la flamb&#233;e des prix p&#233;troliers et alimentaires, dans un entretien au journal fran&#231;ais Lib&#233;ration samedi. &#34;La crise des subprime&#34;, les pr&#234;ts hypoth&#233;caires &#224; risque am&#233;ricains, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img height="160" alt="" width="115" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn0031248e89a860ecbf3a4.jpg" />Economie et agenda politique</h2>
<blockquote>
<p>Le prix Nobel d&#8217;Economie Joseph Stiglitz juge que &quot;la crise des subprime n&#8217;est pas termin&eacute;e&quot; aux Etats-Unis et en Europe, et que cette crise est li&eacute;e &agrave; la flamb&eacute;e des prix p&eacute;troliers et alimentaires, dans un entretien au journal fran&ccedil;ais Lib&eacute;ration samedi. &quot;La crise des subprime&quot;, les pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires &agrave; risque am&eacute;ricains, &quot;n&#8217;est pas termin&eacute;e&quot;, affirme M. Stiglitz, expliquant qu&#8217;avec la chute du march&eacute; immobilier aux Etats-Unis, de plus en plus d&#8217;Am&eacute;ricains se retrouvent incapables de rembourser leurs pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires, li&eacute;s &agrave; la valeur de leur logement. L&#8217;ex-&eacute;conomiste en chef de la Banque mondiale, qui fut &eacute;galement conseiller &eacute;conomique de l&#8217;ex-pr&eacute;sident am&eacute;ricain Bill Clinton, ajoute que du c&ocirc;t&eacute; de l&#8217;emploi &quot;il y a moins d&#8217;heures de travail sur le march&eacute;&quot;, un &quot;signe clair que l&#8217;&eacute;conomie est malade&quot;. Il pr&eacute;voit aussi qu&#8217;en &quot;2008, le d&eacute;ficit am&eacute;ricain atteindra &quot;500 milliards de dollars&quot;, et que les Etats-Unis n&#8217;ont donc &quot;plus les moyens de stimuler l&#8217;&eacute;conomie&quot;. L&#8217;Europe va continuer &agrave; p&acirc;tir de la crise n&eacute;e aux Etats-Unis car &quot;de nombreuses banques europ&eacute;ennes ont achet&eacute; ces produits d&eacute;riv&eacute;s des subprime et en subissent le contrecoup&quot;, et parce que la faiblesse du dollar vis-&agrave;-vis de l&#8217;euro favorise les exportations am&eacute;ricaines aux d&eacute;pens des europ&eacute;ennes. Pour M. Stiglitz, la flamb&eacute;e p&eacute;troli&egrave;re, les &eacute;meutes de la faim, la crise financi&egrave;re et les menaces de r&eacute;cession sont &quot;li&eacute;es&quot;. &quot;La crise p&eacute;troli&egrave;re est li&eacute;e &agrave; la situation de la guerre en Irak. Celle des subprime, une cons&eacute;quence de la guerre et de la hausse du baril. La crise alimentaire, via l&#8217;essor des biocarburants, r&eacute;sulte de la crise p&eacute;troli&egrave;re&quot;, argumente-t-il. (07/06/2008, L&#8217;Echo)</p>
</blockquote>
<p><img height="106" alt="" width="150" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn003_small150_380_269_jpeg_2572271_57e4e8fcf38b8a09a91ea93f52eeb746.jpg" />Il est important d&rsquo;avoir les id&eacute;es claires sur ce qui se passe actuellement. Les liens &eacute;tablis par M. Stiglitz entre les variables sont un peu &eacute;tranges, peut-&ecirc;tre influenc&eacute;s par l&rsquo;agenda &eacute;lectoral am&eacute;ricain. On ne peut tout imputer &agrave; la guerre d&rsquo;Irak.</p>
<p>&nbsp;Tout d&rsquo;abord, la crise p&eacute;troli&egrave;re de 2008 n&rsquo;est que partiellement li&eacute;e &agrave; la guerre d&eacute;clench&eacute;e en 2003 en Irak. Cette derni&egrave;re ne serait en fait responsable que de 10 &agrave; 20% de la hausse du prix du baril. La crise des sub-primes n&rsquo;est pas non plus li&eacute;e directement &agrave; la guerre mais au fait que la sp&eacute;culation s&rsquo;est empar&eacute;e du march&eacute; immobilier. Dans le contexte des tr&egrave;s bas taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts d&eacute;termin&eacute;s par la R&eacute;serve F&eacute;d&eacute;rale pour sortir des cons&eacute;quences du pr&eacute;c&eacute;dent cycle sp&eacute;culatif (la &laquo; bulle Internet &raquo;), il &eacute;tait tentant de proposer du cr&eacute;dit &agrave; des m&eacute;nages peu solvables et il &eacute;tait possible de se payer sur la diff&eacute;rence de taux. Les taux de base ont par la suite remont&eacute;, et les sp&eacute;culateurs ont &eacute;t&eacute; pris en tenaille.</p>
<p>&nbsp;C&rsquo;est dans un contexte de d&eacute;sordres mon&eacute;taires &ndash; baisse implicitement voulue du dollar pour financer les d&eacute;ficits d&rsquo;Etat am&eacute;ricains, effectivement aliment&eacute;s par les d&eacute;penses militaires, hausse relative de l&rsquo;euro d&ucirc;e au mon&eacute;tarisme europ&eacute;en &ndash; que la Fed a &agrave; nouveau baiss&eacute; ses taux pour soutenir l&rsquo;&eacute;conomie et &eacute;viter une d&eacute;b&acirc;cle boursi&egrave;re. Les placements en dollars devenant moins int&eacute;ressants, les fonds sp&eacute;culatifs se sont alors empar&eacute;s des march&eacute;s des mati&egrave;res premi&egrave;res &ndash; p&eacute;trole, or, denr&eacute;es agricoles &ndash; jug&eacute;s plus lucratifs. Le rench&eacute;rissement du p&eacute;trole a aliment&eacute; l&rsquo;inflation, poussant la BCE &agrave; maintenir des taux &eacute;lev&eacute;s ce qui orientait l&rsquo;euro &agrave; la hausse, tandis que le dollar continuait de baisser en raison d&#8217;anticipations moins positives pour les affaires aux Etats-Unis.</p>
<p>&nbsp;La demande &eacute;nerg&eacute;tique croissante de la Chine et les subventions aux biocarburants ont &eacute;t&eacute; des facteurs aggravants sur les march&eacute;s &eacute;nerg&eacute;tique et alimentaire,&nbsp;mais&nbsp;ne sont pas&nbsp;la v&eacute;ritable cause de la crise.</p>
<p><img height="420" width="450" alt="" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/2008/07/wr.png" /></p>
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		<title>Convivialité</title>
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		<pubDate>Sun, 25 May 2008 02:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ethique]]></category>

		<category><![CDATA[capital social]]></category>

		<category><![CDATA[confiance]]></category>

		<category><![CDATA[société civile]]></category>

		<category><![CDATA[valeurs]]></category>

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		<description><![CDATA[
La semaine du bonjour: les gestes &#233;l&#233;mentaires

Si vous dites &#34;bonjour&#34; spontan&#233;ment &#224; un inconnu en rue entre le 5 et le 9 mai, tout ce que vous risquez est de gagner 25 ou 25.000 euros. Des membres de &#34;Message sans nom&#34;, un groupe qui milite pour une soci&#233;t&#233; plus amicale et soucieuse de l&#8217;autre, arpenteront [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img alt="social capital 2" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn010_small150_300_240_jpeg_2572271_972762c49c85c779cf890a0671065abf.jpg" /></p>
<h2>La semaine du bonjour: les gestes &eacute;l&eacute;mentaires</h2>
<blockquote>
<p>Si vous dites &quot;bonjour&quot; spontan&eacute;ment &agrave; un inconnu en rue entre le 5 et le 9 mai, tout ce que vous risquez est de gagner 25 ou 25.000 euros. Des membres de &quot;Message sans nom&quot;, un groupe qui milite pour une soci&eacute;t&eacute; plus amicale et soucieuse de l&#8217;autre, arpenteront en effet les rues &agrave; la recherche de ces &quot;bonjours&quot; spontan&eacute;s durant la &quot;Semaine du bonjour&quot;. &quot;Message sans nom&quot; part du principe que de petits changements suffisent &agrave; rendre la soci&eacute;t&eacute; plus agr&eacute;able. Pour r&eacute;compenser les personnes amicales, une &quot;&eacute;quipe du bonjour&quot; anonyme arpentera les rues du pays et offrira jusqu&#8217;&agrave; 100 fois 25 euros par jour &agrave; qui leur dira bonjour spontan&eacute;ment. Deux d&#8217;entre eux gagneront m&ecirc;me 25.000 euros. &quot;C&#8217;est facile de mobiliser les gens mais il faut un encouragement. Notre objectif est donc de donner une petite &eacute;tincelle &agrave; ce geste simple que nous voulons installer&quot;, explique le directeur cr&eacute;atif de la campagne.</p>
<p>&nbsp;La Semaine du Bonjour, qui s&#8217;est d&eacute;roul&eacute;e du 5 au 9 mai, a remport&eacute; un grand succ&egrave;s, a indiqu&eacute; mardi Piet Jaspaert, coordinateur de l&#8217;asbl Message sans Nom. L&#8217;action va d&eacute;sormais &ecirc;tre d&eacute;clin&eacute;e avec l&#8217;accroche &quot;Dites bonjour et gagnez&#8230; un million de sourires, un coll&egrave;gue de bonne humeur, des voisins sympas&#8230;&quot;. Les plus courtois ne seront donc plus r&eacute;compens&eacute;s d&#8217;une somme d&#8217;argent. Avec le slogan &quot;Dites bonjour et gagnez 25.000 euros&quot;, la campagne a sillonn&eacute; la Belgique la semaine derni&egrave;re. &quot;La campagne a aussi &eacute;norm&eacute;ment attir&eacute; l&#8217;attention des m&eacute;dias et celle des institutions et des entreprises&quot;, a indiqu&eacute; Piet Jaspaert. Le but &eacute;tait d&#8217;offrir 25 euros &agrave; 100 personnes qui diraient spontan&eacute;ment &quot;Bonjour&quot; dans la rue. L&#8217;&eacute;quipe n&#8217;a pu trouver que 35 &quot;Bonjours&quot; spontan&eacute;s par jour. &quot;Cela prouve qu&#8217;il faut oeuvrer pour une soci&eacute;t&eacute; plus amicale et attentive&quot;, a jout&eacute; M. Jaspaert. La campagne va &ecirc;tre prolong&eacute;e ces prochaines semaines. Via le site web www.messagesansnom.be, des id&eacute;es sont r&eacute;colt&eacute;es pour dire &quot;bonjour&quot; d&#8217;une fa&ccedil;on nouvelle. Les meilleurs id&eacute;es seront publi&eacute;es fin 2008 dans un livre &eacute;dit&eacute; par Message sans Nom. La campagne a re&ccedil;u beaucoup d&#8217;attention de l&#8217;&eacute;tranger &eacute;galement (Belga, 29/04/2008 et 13/05/2008).</p>
</blockquote>
<p>Derri&egrave;re sa simplicit&eacute; apparente, cette initiative va loin! Elle a le m&eacute;rite de reposer sur leurs bases les gestes &eacute;l&eacute;mentaires qui sont indispensables non seulement pour la communication interpersonnelle, mais pour le vivre-ensemble et, finalement, pour la cr&eacute;ation de capital social durable.</p>
<p><img height="54" alt="social capital 4" width="150" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn010_small150_250_80_jpeg_2572271_df8b47443e5624e722f2c6f161f8bbef.jpg" />Quelles que soient les vicissitudes de la vie sociale ou nos frustrations individuelles, il faut poser ces actes minimaux sur lesquelles tout rapport social se construit : la reconnaissance de l&rsquo;autre dans l&rsquo;espace public par le regard, le sourire et le salut. Peu importe si ce salut est mal re&ccedil;u, ne re&ccedil;oit pas de r&eacute;ponse, ou est mal interpr&eacute;t&eacute;. Il faut avoir le courage et la patience d&rsquo;apporter cette contribution individuelle modeste, mais r&eacute;elle, &agrave; la restauration de la civilit&eacute; et du bon voisinage. Nul doute que le chemin sera long dans les soci&eacute;t&eacute;s les plus bloqu&eacute;es: la Flandre, la France&hellip;:). Mais il faut pers&eacute;v&eacute;rer.</p>
<p>Qu&rsquo;il nous soit permis de douter de l&rsquo;adh&eacute;sion sinc&egrave;re &agrave; cette &eacute;thique d&rsquo;Electrabel, Fortis ou la Loterie Nationale, qui ont financ&eacute; cette initiative&hellip; ce sont des sponsors aux vis&eacute;es publicitaires, qui n&#8217;en ont sans doute pas compris la port&eacute;e profonde. Leur nature et leur comportement: exploitation financi&egrave;re de la population dans le cas d&rsquo;Electrabel, comportement de raider dans le cas de Fortis, opium des jeux populistes dans le cas de la Loterie Nationale&hellip;ne semblent gu&egrave;re cadrer avec la restauration du lien social.</p>
<p><!----></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Replacer l’Etat sous le contrôle de la société</title>
		<link>http://www.socialcapital-foundation.org/blog/articles/replacer-letat-sous-le-controle-de-la-societe/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Apr 2008 02:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ethnicité]]></category>

		<category><![CDATA[communauté]]></category>

		<category><![CDATA[nationalité]]></category>

		<category><![CDATA[Suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[La naturalisation d&#233;mocratique

La campagne va s&#8217;ouvrir. Les Suisses diront le 1er juin prochain si la naturalisation d&#8217;un &#233;tranger peut &#234;tre soumise &#224; un scrutin populaire. L&#8217;initiative de l&#8217;UDC &#171;pour des naturalisations d&#233;mocratiques&#187; entend en effet inscrire dans la Constitution la possibilit&#233;, pour les communes qui le souhaitent, de soumettre les candidats au passeport suisse &#224; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img border="0" align="left" alt="swiss flag 1" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn010_small150_135_90_jpeg_2572271_605591d5f474ab4166379da44ec7b5fd.jpg" />La naturalisation d&eacute;mocratique</h2>
<blockquote>
<p>La campagne va s&#8217;ouvrir. Les Suisses diront le 1er juin prochain si la naturalisation d&#8217;un &eacute;tranger peut &ecirc;tre soumise &agrave; un scrutin populaire. L&#8217;initiative de l&#8217;UDC &laquo;pour des naturalisations d&eacute;mocratiques&raquo; entend en effet inscrire dans la Constitution la possibilit&eacute;, pour les communes qui le souhaitent, de soumettre les candidats au passeport suisse &agrave; la sanction d&#8217;un vote populaire. Le texte de l&#8217;UDC entend r&eacute;tablir la situation qui pr&eacute;valait avant 2003, quand le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral a d&eacute;clar&eacute; contraires &agrave; la Constitution les naturalisations &laquo;par les urnes&raquo; pratiqu&eacute;es jusque-l&agrave; dans une petite minorit&eacute; de communes, al&eacute;maniques exclusivement.</p>
<div>&nbsp;Pour les juges f&eacute;d&eacute;raux, les naturalisations par le peuple sont contraires &agrave; la Constitution parce qu&#8217;elles ne permettent pas de rendre une d&eacute;cision motiv&eacute;e, qu&#8217;elles exposent les candidats &agrave; des discriminations flagrantes, et qu&#8217;elles les contraignent &agrave; d&eacute;voiler au public, du moins dans les communes d&#8217;une certaine importance, des informations qui rel&egrave;vent de leur sph&egrave;re priv&eacute;e. Ces jugements ont provoqu&eacute; une vague de r&eacute;actions, au parlement f&eacute;d&eacute;ral, dans les cantons, et m&ecirc;me parmi certains constitutionnalistes. L&#8217;UDC a d&eacute;nonc&eacute; avec vigueur une ing&eacute;rence des juges dans une question politique. Et en septembre 2003, un mois avant les &eacute;lections f&eacute;d&eacute;rales, le parti lan&ccedil;ait son initiative.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>En parall&egrave;le, le conseiller aux Etats Thomas Pfisterer (PRD/AG) proposait par voie d&#8217;initiative parlementaire une sorte de voie moyenne. Son id&eacute;e? R&eacute;tablir les naturalisations par le peuple, mais pr&eacute;voir des voies de recours pour &eacute;viter les cas choquants. L&#8217;initiative Pfisterer a &eacute;t&eacute; &agrave; l&#8217;origine d&#8217;un contre-projet indirect (de rang l&eacute;gislatif) oppos&eacute; aujourd&#8217;hui &agrave; l&#8217;initiative de l&#8217;UDC. Mais les propositions initiales du radical argovien ont &eacute;t&eacute; notablement modifi&eacute;es en cours de route. Ce n&#8217;est qu&#8217;en d&eacute;cembre dernier que les derni&egrave;res divergences ont &eacute;t&eacute; &eacute;limin&eacute;es. Les Chambres n&#8217;ont finalement pas voulu r&eacute;tablir les naturalisations par les urnes. Tout au plus, dans les communes qui n&#8217;ont pas de parlement &eacute;lu mais seulement des assembl&eacute;es communales ouvertes &agrave; tous les citoyens, les demandes de naturalisations peuvent &ecirc;tre soumises &agrave; ces derni&egrave;res. Les refus doivent cependant pouvoir &ecirc;tre contest&eacute;s devant les tribunaux. (&#8230;) R&eacute;cemment, les juges ont annul&eacute; la d&eacute;cision de l&#8217;assembl&eacute;e communale de Buchs (AG) refusant le droit de cit&eacute; &agrave; une femme musulmane au motif que celle-ci portait le voile - un motif jug&eacute; discriminatoire par le Tribunal f&eacute;d&eacute;ral. Le pr&eacute;avis de l&#8217;ex&eacute;cutif communal &eacute;tait favorable, et ce n&#8217;est que devant l&#8217;assembl&eacute;e de commune que l&#8217;argument du port du voile avait &eacute;t&eacute; bri&egrave;vement mentionn&eacute;. R&eacute;sultat: 19 voix contre, 15 seulement pour la naturalisation. (Le Temps, 31/03/2008)</div>
</blockquote>
<p><img border="0" align="left" alt="2600725510" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn010_small150_140_91_jpeg_2572271_3dc6c925a9a8f1f255c0d08a2f3bfa72.jpg" />Le propos n&rsquo;est pas ici de commenter la vie politique suisse ni de se prononcer pour ou contre l&rsquo;UDC. Quoi qu&rsquo;on puisse en penser, il s&rsquo;agit bien de r&eacute;tablir la souverainet&eacute; du peuple sur l&#8217;octroi de la naturalisation.</p>
<p>Le principe g&eacute;n&eacute;ral devrait pourtant aller de soi.</p>
<p>Dans la plupart des pays, la naturalisation est accord&eacute;e par la bureaucratie administrative, lorsqu&rsquo;elle ne l&rsquo;est pas par le pouvoir ex&eacute;cutif, comme dans le cas des Juifs d&rsquo;Afrique du Nord &quot;devenus Fran&ccedil;ais&quot;&hellip;par d&eacute;cret. La rh&eacute;torique admise en la mati&egrave;re pose que le plus important est la volont&eacute; des individus ou des peuples concern&eacute;s de &quot;devenir&quot;  des ressortissants &ndash; encore faudrait-il v&eacute;rifier les motifs de cette volont&eacute;, et en &eacute;tablir la faisabilit&eacute; au-del&agrave; d&rsquo;une fiction administrative. Cette rh&eacute;torique oublie en outre un &laquo; d&eacute;tail &raquo; qui peut avoir son importance : l&rsquo;opinion de la communaut&eacute; dans son ensemble, qui deviendrait &laquo; le reste de la communaut&eacute; &raquo; si ces populations venaient &agrave; lui &ecirc;tre ajout&eacute;es.</p>
<p><span>Nous n&rsquo;avons pas le souvenir de consultations populaires syst&eacute;matiques sur ces questions pourtant essentielles &agrave; la coh&eacute;sion sociale. Tout se passe par des n&eacute;gociations individuelles ou collectives entre la bureaucratie d&rsquo;Etat et ces populations. Quant au pr&eacute;tendu contr&ocirc;le parlementaire, il ne suffit pas; qui peut croire que ses repr&eacute;sentants &eacute;lus aux assembl&eacute;es, dot&eacute;s d&rsquo;un mandat flou et pluriannuel, contr&ocirc;l&eacute;s par des partis politiques existants, constituent une garantie suffisante de contr&ocirc;le d&eacute;mocratique? </span> <span>Il semble que dans le cas suisse, certains aient peur du peuple. Le peuple serait porteur de pr&eacute;jug&eacute;s. Comme si le corset droit-de-l&rsquo;hommiste, au visage juridique et bien-pensant, ne l&rsquo;&eacute;tait pas. Il l&rsquo;est bien entendu aussi, et de fa&ccedil;on peut-&ecirc;tre pire, car insidieuse. Qui peut croire que des juges inamovibles, fonctionnaires de l&rsquo;Etat et au raisonnement formaliste coup&eacute; des attentes sociales, peuvent offrir une garantie de d&eacute;mocratie ? Dans le cas de cette femme qui portait le voile, il ne nous parait pas que le jugement populaire &eacute;tait discriminatoire. Des Suisses peuvent &agrave; bon droit estimer qu&rsquo;une telle personne n&rsquo;a ostensiblement pas adopt&eacute; les moeurs vestimentaires, religieuses et le mode de vie propre &agrave; la culture suisse. Tout d&eacute;pend si l&rsquo;on admet ou non que cette culture existe et qu&rsquo;il faut la pr&eacute;server. Les juges du tribunal f&eacute;d&eacute;ral ont fait leur choix&hellip;</span> <span>L&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;encadrer le jugement populaire n&rsquo;est cependant pas mauvaise. Seulement, cet encadrement ne peut pas &ecirc;tre juridique, &eacute;tatique, bureaucratique. Il faut envisager des m&eacute;thodes modernes de mod&eacute;ration, de formation, de conscientisation de certaines limites. Des formateurs et des mod&eacute;rateurs experts auraient certainement leur r&ocirc;le &agrave; jouer dans un cadre institutionnel ouvert. </span></p>
<p>Rappelons enfin que les communes ne sont pas des communaut&eacute;s. Ce sont, dans la plupart des pays, de simples administrations, fussent-elles locales. Et ces administrations sont bien int&eacute;gr&eacute;es au syst&egrave;me de l&rsquo;Etat. Comme l&rsquo;a montr&eacute; r&eacute;cemment, dans un autre contexte, l&rsquo;exemple d&rsquo;un ministre de l&rsquo;Int&eacute;rieur flamand qui refusait, pour des raisons de forme, de nommer des bourgmestres qui avaient pourtant &eacute;t&eacute; &eacute;lus&hellip;</p>
<p><span><img width="250" height="221" border="0" align="left" alt="justice5" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn010_original_225_221_gif_2572271_648ca919acc75a2fb3d3b5ff4798e173.gif" /></span> <span>   </span></p>
<p><!----></p>
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		<title>Professions réglementées</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Mar 2008 02:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[bureaucratie]]></category>

		<category><![CDATA[capital social]]></category>

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		<category><![CDATA[inflation]]></category>

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		<description><![CDATA[
Rentes d&#8217;Etat et soci&#233;t&#233; de d&#233;fiance
La question des professions r&#233;glement&#233;es a r&#233;cemment fait surface dans le d&#233;bat politique. Mais elle a &#233;t&#233; mal pos&#233;e, pointant du doigt l&#8217;existence d&#8217;avantages modestes au lieu d&#8217;analyser la formidable hypertrophie &#233;tatique qui en est la cause.  Le cas des taxis parisiens a par exemple attir&#233; l&#8217;attention. Ils sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img border="0" align="left" alt="bonapartism4" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn008_small150_130_129_jpeg_2572271_67bcca28c1f45844bb1e64ae7578e235.jpg" /></p>
<h2>Rentes d&rsquo;Etat et soci&eacute;t&eacute; de d&eacute;fiance</h2>
<p><span>La question des professions r&eacute;glement&eacute;es a r&eacute;cemment fait surface dans le d&eacute;bat politique. Mais elle a &eacute;t&eacute; mal pos&eacute;e, pointant du doigt l&rsquo;existence d&rsquo;avantages modestes au lieu d&rsquo;analyser la formidable hypertrophie &eacute;tatique qui en est la cause. </span> <span>Le cas des taxis parisiens a par exemple attir&eacute; l&rsquo;attention. Ils sont moins nombreux aujourd&#8217;hui qu&#8217;en 1925. On en comptait alors 25 000, ils ne sont plus que 15 000. Or depuis 1945 le PIB de la France a &eacute;t&eacute; multipli&eacute;, hors inflation, par plus de six, et les transports croissent &agrave; un rythme qui est le double de celui du PIB. On peut donc estimer que le nombre de taxis aurait d&ucirc; &ecirc;tre multipli&eacute; par bien plus de six pendant cette m&ecirc;me p&eacute;riode. </span> <span>La raison en est que les taxis parisiens sont soumis &agrave; une autorisation d&#8217;installation de la pr&eacute;fecture. Cette r&egrave;gle est bien s&ucirc;r aberrante en elle-m&ecirc;me. On pourrait imaginer une obligation de d&eacute;claration en police &agrave; des fins de transparence et de tra&ccedil;abilit&eacute;. Mais il n&rsquo;appartient pas &agrave; une &eacute;manation du gouvernement de d&eacute;livrer une autorisation d&rsquo;exercer une  activit&eacute; &eacute;conomique priv&eacute;e, &agrave; fortiori quand celle-ci ne pr&eacute;sente pas un caract&egrave;re particuli&egrave;rement sensible au regard d&rsquo;imp&eacute;ratifs sanitaires ou d&rsquo;ordre public.</span></p>
<p><img border="0" align="left" alt="bonapartism4" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn008_small150_130_129_jpeg_2572271_67bcca28c1f45844bb1e64ae7578e235.jpg" /></p>
<p><span>La lenteur administrative a d&eacute;bouch&eacute; sur une insuffisance chronique des licences par rapport &agrave; l&#8217;&eacute;volution des besoins. La raret&eacute; des licences donne un avantage aux premiers install&eacute;s, mais devient une barri&egrave;re pour les nouveaux entrants. Les titulaires de licence ont d&rsquo;autant plus &agrave; perdre &agrave; une augmentation du nombre de licences qu&rsquo;ils ont pay&eacute; la leur ch&egrave;re. Cons&eacute;quence de cette raret&eacute;, les licences de taxi se n&eacute;gocient &agrave; prix d&rsquo;or: entre 150.000 et 300.000 euros. Cette rente de  situation a fini par &ecirc;tre l&eacute;galis&eacute;e aux d&eacute;pens de l&rsquo;ensemble des consommateurs. En contrepartie, la bureaucratie administrative est institu&eacute;e en r&eacute;gulateur indispensable pour prot&eacute;ger la rente. Elle trouve son int&eacute;r&ecirc;t dans ce syst&egrave;me qui implique la  perp&eacute;tuation de son existence. </span> <span>Le cas des taxis n&rsquo;est pas isol&eacute;. </span> <span>Les caf&eacute;s, les pharmaciens, les notaires, les v&eacute;t&eacute;rinaires&#8230; chacun, sauf les exclus, peut croire qu&#8217;il dispose d&#8217;une rente qui le prot&egrave;ge. Les cafetiers b&eacute;n&eacute;ficient d&#8217;un quasi-numerus clausus, h&eacute;rit&eacute; d&#8217;une &eacute;poque o&ugrave; la lutte contre l&#8217;alcoolisme &eacute;tait prioritaire, alors m&ecirc;me que 95 % des achats d&#8217;alcool ne transitent plus par eux. Les v&eacute;t&eacute;rinaires ne peuvent avoir plus de deux assistants. Les coiffeurs doivent avoir un brevet professionnel lorsqu&#8217;ils exercent en ville, mais un CAP seulement lorsqu&#8217;ils exercent &agrave; domicile, ce qui est curieux&hellip; il s&rsquo;agit tout de m&ecirc;me d&rsquo;une profession relativement simple, de quoi se m&ecirc;le donc l&rsquo;Etat?</span></p>
<p><img border="0" align="left" alt="bonapartism4" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn008_small150_130_129_jpeg_2572271_67bcca28c1f45844bb1e64ae7578e235.jpg" /></p>
<p>Le cas de la France est certes particuli&egrave;rement risible. Mais il n&rsquo;est pas exceptionnel. Dans les pays les plus corrompus, le r&eacute;gulateur cr&eacute;e de la raret&eacute; pour donner aux licences une valeur plus grande qu&#8217;il peut monnayer. Dans les pays occidentaux, la fabrication de la raret&eacute; artificielle d&eacute;bouche sur une alliance objective entre la bureaucratie d&rsquo;Etat et des professions qui se retrouvent d&egrave;s lors prot&eacute;g&eacute;es, sans pour autant faire ombrage au pouvoir duquel elles deviennent l&rsquo;alli&eacute; objectif. Les gouvernements multiplient les &laquo; acc&egrave;s &agrave; la profession &raquo;, dans le but officiel d&rsquo;&eacute;lever le niveau de gestion de ces professions, mais en r&eacute;alit&eacute; freinant la mobilit&eacute; professionnelle, la formation sur le tas et la promotion sociale. Si un d&eacute;bat r&eacute;cent a focalis&eacute; l&#8217;attention sur les taxis et autres professions consid&eacute;r&eacute;es comme relativement modestes, que dire des professions judiciaires prot&eacute;g&eacute;es ou semi-prot&eacute;g&eacute;es dont les exigences financi&egrave;res paralysent l&#8217;ex&eacute;cution des jugements et l&#8217;acc&egrave;s &agrave; la justice, des frais de notaires fix&eacute;s l&eacute;galement en dehors de toute concurrence et incluant des imp&ocirc;ts injustifi&eacute;s de l&#8217;Etat?</p>
<p>Il n&rsquo;est point besoin d&rsquo;&ecirc;tre un grand &eacute;conomiste pour savoir que la raret&eacute; de l&rsquo;offre augmente le prix du service. Ce d&rsquo;autant que la personne qui aura achet&eacute; cette &laquo; charge &raquo; devra la rentabiliser. Les barri&egrave;res r&eacute;glementaires &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e sur les march&eacute;s des biens et services ont un co&ucirc;t direct en termes de r&eacute;duction de la qualit&eacute; et des quantit&eacute;s, et d&rsquo;accroissement des prix. Mais elles ont un co&ucirc;t indirect encore plus insidieux, d&ucirc; &agrave; l&rsquo;accroissement potentiel de la corruption qu&rsquo;elles induisent, au blocage de la mobilit&eacute; sociale, &agrave; la diminution du sentiment d&rsquo;appartenir &agrave; un tout, et au d&eacute;veloppement du sentiment de la partialit&eacute; de la puissance &laquo; publique &raquo;. La formation de ph&eacute;nom&egrave;nes sp&eacute;culatifs et le d&eacute;veloppement d&rsquo;un &eacute;go&iuml;sme social sont la cons&eacute;quence de l&rsquo;existence d&rsquo;une bureaucratie incapable et envahissante. La bureaucratie d&rsquo;Etat divise la soci&eacute;t&eacute;, nuit &agrave; la qualit&eacute; et &agrave; la quantit&eacute; des services, et alimente l&rsquo;inflation.</p>
<p><!----></p>
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		<title>Civisme et Droit-de-l’Hommisme</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2008 02:35:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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Ethnicit&#233;: les limitations bien-pensantes au droit d&#8217;expression

&#160;Le leader fran&#231;ais d&#8217;extr&#234;me droite Jean-Marie Le Pen a &#233;t&#233; jug&#233; coupable mercredi par la cour d&#8217;appel de Paris de provocation &#224; la discrimination, &#224; la haine ou &#224; la violence raciale pour des propos d&#8217;avril 2004 sur les musulmans de France. En premi&#232;re instance, il avait &#233;chapp&#233; &#224; [...]]]></description>
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<h2>Ethnicit&eacute;: les limitations bien-pensantes au droit d&#8217;expression</h2>
<blockquote>
<p>&nbsp;Le leader fran&ccedil;ais d&#8217;extr&ecirc;me droite Jean-Marie Le Pen a &eacute;t&eacute; jug&eacute; coupable mercredi par la cour d&#8217;appel de Paris de provocation &agrave; la discrimination, &agrave; la haine ou &agrave; la violence raciale pour des propos d&#8217;avril 2004 sur les musulmans de France. En premi&egrave;re instance, il avait &eacute;chapp&eacute; &agrave; toute condamnation, le tribunal correctionnel de Paris ayant &quot;annul&eacute; les poursuites&quot; contre lui. Mercredi, la 11e chambre de la cour d&#8217;appel a condamn&eacute; le pr&eacute;sident du Front national &agrave; payer 10.000 euros d&#8217;amende et &agrave; verser 5.000 euros de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; la Ligue des droits de l&#8217;Homme, partie civile. Le 2 avril 2004, le tribunal correctionnel de Paris avait condamn&eacute; Jean-Marie Le Pen pour une interview au quotidien Le Monde, du 19 avril 2003, dans laquelle il avait d&eacute;clar&eacute;: &quot;Le jour o&ugrave; nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont&quot;. &quot;Et les Fran&ccedil;ais raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. Quand ils ne le font pas, on leur dit +qu&#8217;est-ce que tu as &agrave; me regarder comme &ccedil;a, tu cherches la bagarre? &raquo;.</p>
<p>Et vous n&#8217;avez plus qu&#8217;&agrave; filer, sinon vous prenez une trempe&quot;, avait-il ajout&eacute;. Un mois plus tard, M. Le Pen revenait &agrave; la charge dans une interview au journal d&#8217;extr&ecirc;me droite Rivarol: &quot;D&#8217;autant que quand je dis qu&#8217;avec 25 millions de musulmans chez nous, les Fran&ccedil;ais raseront les murs, des gens dans la salle me disaient, non sans raison:&quot;Mais M. Le Pen, c&#8217;est d&eacute;j&agrave; le cas maintenant&quot;. C&#8217;est pour ces nouveaux propos qu&#8217;il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; mercredi. &quot;Le pr&eacute;venu oppose les Fran&ccedil;ais aux musulmans (&#8230;) et tend &agrave; susciter (&#8230;) un sentiment de rejet et d&#8217;hostilit&eacute; envers la communaut&eacute; musulmane&quot;, a consid&eacute;r&eacute; la cour mercredi. &quot;Son propos instille dans l&#8217;esprit du public la conviction que la s&eacute;curit&eacute; des Fran&ccedil;ais passe par le rejet des musulmans et que l&#8217;inqui&eacute;tude et la peur, li&eacute;es &agrave; leur pr&eacute;sence croissante en France, cesseront si leur nombre d&eacute;cro&icirc;t et s&#8217;ils disparaissent&quot;, a-t-elle ajout&eacute;. (L&rsquo;Echo, 12/03/2008)</p>
</blockquote>
<p>Nous ne d&eacute;fendrons ici ni cette d&eacute;cision de justice, ni M. Le Pen. On ne peut n&eacute;anmoins que s&rsquo;interroger sur la fonction que remplit ce type de d&eacute;cisions. Il ne s&rsquo;agit pas ici de justice, mais de th&eacute;&acirc;tre, d&rsquo;un th&eacute;&acirc;tre qui, d&rsquo;une part, stigmatise un homme politique en lui appliquant des qualifications qui nuisent &agrave; son image, et d&rsquo;autre part, pose a priori que les situations &eacute;voqu&eacute;es ne sont pas r&eacute;elles. Or ces propos, apr&egrave;s tout, sont bien banals, et refl&egrave;tent des situations ressenties par beaucoup de personnes. Ce th&eacute;&acirc;tre vise, en faisant un exemple, &agrave; promouvoir - et ce n&rsquo;est pas nouveau - le silence sur certaines situations sociales. Faut-il pour autant penser que l&rsquo;arsenal l&eacute;gislatif mis en place dans de nombreux pays a pour objectif de juguler les r&eacute;actions de la population de souche au flot migratoire? C&rsquo;est hautement probable. Quoiqu&rsquo;il en soit, ce n&rsquo;est pas en intimant silence &agrave; une partie de la population qu&rsquo;on &eacute;liminera le probl&egrave;me. Cela revient &agrave; avoir recours au m&eacute;canisme du refoulement, prenant le risque que des pathologies sociales se d&eacute;veloppent &agrave; sa suite, r&eacute;apparaissant, ici, ailleurs, sous une autre forme&hellip; Une soci&eacute;t&eacute; civile vibrante est celle qui retrouvera ses pleins droits civiques, en ce compris la pleine libert&eacute; de parole sur tous les sujets essentiels.</p>
<p><!----></p>
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