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	<title>Social Capital</title>
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	<description>L'actualité du capital social, de la vie en société et des options de société.</description>
	<pubDate>Sat, 02 Jan 2010 22:05:32 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Les tensions de l&#8217;économie mondiale fragilisent les Etats (III)</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 12:42:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[La grande opportunit&#233; de la crise &#233;conomique mondiale: nous d&#233;barrasser des Etats
&#160;

Ne serait-ce pas une preuve de maturit&#233; politique que d&#8217;accepter de voir que depuis la mise en place de la monnaie unique, les pays concern&#233;s s&#8217;en sortent sur tous les plans moins bien que les autres : croissance &#233;conomique, ch&#244;mage, dette, pouvoir d&#8217;achat ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img style="width: 149px; height: 111px" height="133" alt="" width="200" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bank%20fragment.jpg" />La grande opportunit&eacute; de la crise &eacute;conomique mondiale: nous d&eacute;barrasser des Etats<br />
&nbsp;</h2>
<blockquote>
<p>Ne serait-ce pas une preuve de maturit&eacute; politique que d&rsquo;accepter de voir que depuis la mise en place de la monnaie unique, les pays concern&eacute;s s&rsquo;en sortent sur tous les plans moins bien que les autres : croissance &eacute;conomique, ch&ocirc;mage, dette, pouvoir d&rsquo;achat ? Aujourd&rsquo;hui, 5 pays europ&eacute;ens sont dans une tourmente financi&egrave;re sans pr&eacute;c&eacute;dent, et ces pays appartiennent &agrave; la zone euro : la Gr&egrave;ce bien s&ucirc;r, mais aussi le Portugal, l&rsquo;Italie, l&rsquo;Espagne et l&rsquo;Irlande. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;ailleurs d&rsquo;un effet du hasard : l&rsquo;euro agit comme une contrainte en emp&ecirc;chant ces pays de jouer sur la variable mon&eacute;taire pour s&rsquo;en sortir et respirer un peu. L&rsquo;euro fort les asphyxie, comme il nous asphyxie d&rsquo;ailleurs, et la monnaie ne pouvant plus jouer son r&ocirc;le d&rsquo;ajustement naturel en p&eacute;riode de crise, c&rsquo;est le taux de ch&ocirc;mage qui assume cette fonction. (&hellip;) D&rsquo;o&ugrave; ces id&eacute;es qui fleurissent aujourd&rsquo;hui, de plus en plus farfelues, et d&eacute;connect&eacute;es du r&eacute;el, telle que celle de mettre sous tutelle des pays normalement d&eacute;mocratiques et souverains (&hellip;). A une moindre &eacute;chelle, quand tout allait de pis en pis, plusieurs pays europ&eacute;ens avaient su au final quitter le Syst&egrave;me Mon&eacute;taire Europ&eacute;en au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990. Ces pays, tels l&rsquo;Italie et le Royaume-Uni, vivement critiqu&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;poque pour ce choix, s&rsquo;en &eacute;taient au final mieux sortis dans la crise, et avaient moins subi la pouss&eacute;e du ch&ocirc;mage. Sortis de leur fi&egrave;vre dogmatique, les &eacute;conomistes finiront par l&rsquo;admettre, quelques ann&eacute;es plus tard. On doit esp&eacute;rer qu&rsquo;il se passe la m&ecirc;me chose concernant l&rsquo;euro. Il faut bien s&ucirc;r envisager de mettre fin &agrave; la monnaie unique, sans tabou, et ces pays, les premiers touch&eacute;s de mani&egrave;re aussi rude, doivent ouvrir la voie. Cela n&eacute;cessite dans le contexte id&eacute;ologique actuel beaucoup de courage, et un peu de tactique. A cet &eacute;gard, une sortie group&eacute;e de la zone euro, qui verrait le m&ecirc;me jour ces 5 pays annoncer leur d&eacute;sir de retrouver leur libert&eacute; mon&eacute;taire, permettrait d&rsquo;&eacute;viter un effet de stigmatisation trop fort, et pousserait m&ecirc;me tr&egrave;s certainement les march&eacute;s &agrave; &laquo; finir le travail &raquo;, en jouant la fin d&rsquo;un euro qui aurait prouv&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;est pas viable (Marianne2, 16/12/2009)</p>
</blockquote>
<p>&nbsp;<br />
<strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />(suite) 14. L&rsquo;explosion du d&eacute;ficit des Etats</strong></p>
<p>Dans de nombreux pays, le transfert du poids de la dette priv&eacute;e vers le secteur public a fait exploser les d&eacute;ficits des comptes gouvernementaux et des comptes sociaux. Les d&eacute;faillances des gouvernements qui ne peuvent plus porter la dette se multiplient. D&rsquo;apr&egrave;s le niveau des CDS (Credit Default Swap), l&rsquo;Islande est consid&eacute;r&eacute;e comme en faillite, la Gr&egrave;ce en est tr&egrave;s proche (comme l&rsquo;ont montr&eacute; les &eacute;v&eacute;nements de D&eacute;cembre 2009). La prime de risque des emprunts grecs est plus &eacute;lev&eacute;e que celle d&rsquo;UBS, l&rsquo;un des cancres mondiaux de la bulle immobili&egrave;re am&eacute;ricaine. Les primes de risques inflig&eacute;es &agrave; d&rsquo;autres Etats (Italie, Espagne, Portugal, Irlande) laissent tout simplement entendre qu&rsquo;ils sont susceptibles de faire faillite. Pour restaurer la confiance, l&rsquo;Irlande, particuli&egrave;rement frapp&eacute;e par la crise immobili&egrave;re,&nbsp;a accord&eacute; sa garantie &agrave; la totalit&eacute; de l&rsquo;&eacute;pargne d&eacute;pos&eacute;e dans les banques de l&rsquo;&icirc;le. Une promesse qui d&eacute;passe largement ses moyens. Avant la crise, la Gr&egrave;ce ou l&rsquo;Italie avaient une dette d&eacute;j&agrave; beaucoup trop lourde compar&eacute;e &agrave; la taille de leur &eacute;conomie. R&eacute;sultat, ces pays n&rsquo;ont aujourd&rsquo;hui plus aucune marge de man&oelig;uvre budg&eacute;taire. D&rsquo;autant plus que leurs recettes fiscales sont appel&eacute;es &agrave; fondre dans la s&eacute;cheresse de la r&eacute;cession.&nbsp; A terme rapproch&eacute;, les finances des Etats britannique ou fran&ccedil;ais&nbsp;pourraient &ecirc;tre menac&eacute;es.</p>
<p>Des bulles immobili&egrave;res ont explos&eacute; ou sont sur le point d&rsquo;exploser dans plusieurs pays. Et simultan&eacute;ment, les bulles de l&rsquo;endettement de nombre d&rsquo;Etats approchent de la rupture. L&rsquo;affaire Dubai World&nbsp;de D&eacute;cembre 2009, du nom du conglom&eacute;rat &eacute;mirati public en d&eacute;faut de paiement, est sans doute annonciatrice d&rsquo;autres d&eacute;faillances souveraines. Au sein de la zone euro, il y a quatre pays du Sud dont la solvabilit&eacute; inqui&egrave;te: le Portugal, l&rsquo;Italie, la Gr&egrave;ce et l&rsquo;Espagne. Les uns, m&eacute;prisants, les appelaient les pays &laquo;Club Med&raquo;, les autres leur ont donn&eacute; un acronyme (PIGS) aussi peu sympathique que leurs finances sont prodigues. En Gr&egrave;ce, o&ugrave; les d&eacute;ficits s&rsquo;accumulent ann&eacute;e apr&egrave;s ann&eacute;e, la dette publique atteint 113% du produit int&eacute;rieur brut alors que les crit&egrave;res de Maastricht fixaient &agrave; 60% le maximum autoris&eacute;, et le d&eacute;ficit d&eacute;passe 12% en 2009 et 2010! Dans les mesures &laquo;draconiennes&raquo; qu&rsquo;il s&rsquo;est engag&eacute; &agrave; prendre pourraient figurer un reformatage d&rsquo;un syst&egrave;me de retraites trop g&eacute;n&eacute;reux, des hausses d&rsquo;imp&ocirc;ts, des coupes dans les d&eacute;penses de l&rsquo;Etat, une lutte contre l&rsquo;&eacute;conomie immerg&eacute;e, etc. Une radicale cure d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; pour retrouver du cr&eacute;dit. Et un plan de rigueur auquel n&rsquo;&eacute;chapperont pas d&rsquo;autres Etats qui, eux aussi, ont trop facilement recours &agrave; l&rsquo;endettement pour financer leur train de vie.</p>
<p>Aux Etats-Unis, le Pr&eacute;sident Obama combat l&#8217;ennemi avec des armes d&#8217;un autre temps: la planche &agrave; billets, dont les effets collat&eacute;raux placent les Etats-Unis tous les jours plus pr&egrave;s de la menace du d&eacute;faut de paiement! Les d&eacute;ficits publics US, qui devraient se situer autour de 9000 milliards de dollars ces dix prochaines ann&eacute;es, n&#8217;autorisent effectivement quasiment plus aucune nouvelle lev&eacute;e substantielle de capitaux de la part de l&#8217;Etat am&eacute;ricain dont la capacit&eacute; de taxation a &eacute;galement atteint son point optimal du fait de la crise &eacute;conomique&#8230;Des &eacute;tudes ayant ainsi d&eacute;montr&eacute; que la totalit&eacute; des investisseurs Am&eacute;ricains et &eacute;trangers se devant d&#8217;augmenter leurs placements en Bons du Tr&eacute;sor US de 200% afin de satisfaire aux besoins en capitaux de l&#8217;Etat f&eacute;d&eacute;ral Am&eacute;ricain laissent en effet perplexes par rapport &agrave; la solvabilit&eacute; des Etats-Unis d&#8217;Am&eacute;rique &#8230; qui ne peuvent pas plus compter sur leurs propres contribuables qui devraient ainsi s&#8217;acquitter d&#8217;un imp&ocirc;t major&eacute; de 61% si leur souhait &eacute;tait d&#8217;&eacute;quilibrer le budget de leur pays! La Californie, 8&egrave;me puissance &eacute;conomique mondiale est en situation de faillite virtuelle. Son gouverneur menace de couper les programmes d&rsquo;aide sociale s&rsquo;il n&rsquo;obtient 8 milliards de dollars d&rsquo;aides du gouvernement f&eacute;d&eacute;ral. Pr&egrave;s de 40 Etats am&eacute;ricains pourraient &ecirc;tre dans les deux ans dans l&rsquo;incapacit&eacute; de financer l&rsquo;assurance ch&ocirc;mage et auraient besoin de 90 milliards de pr&ecirc;ts pour pouvoir continuer &agrave; la financer.&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />15. La fiabilit&eacute; douteuse des Etats<br />
</strong></p>
<p>Contrairement &agrave; ce que pensent les investisseurs en g&eacute;n&eacute;ral, les Etats ne sont pas des d&eacute;biteurs fiables. Ils sont en effet juge et partie, et nul ne pourrait les contraindre, y compris devant leur propres tribunaux, &agrave; rembourser leur dette int&eacute;gralement. Ils auraient tout pouvoir, le moment venu, pour prononcer un moratoire sur la dette, en reporter les dates d&rsquo;&eacute;ch&eacute;ance, en changer les taux, en invoquant l&#8217;int&eacute;r&ecirc;t national. La m&eacute;thode la plus radicale de restructuration de la dette, employ&eacute;e&nbsp;par les&nbsp;monarques fran&ccedil;ais, consistait &agrave; d&eacute;capiter les cr&eacute;diteurs, mais elle ne serait plus applicable de nos jours. Une autre solution consistait &agrave; baisser la part des m&eacute;taux pr&eacute;cieux dans la composition des pi&egrave;ces de monnaie en circulation; l&rsquo;&eacute;quivalent moderne consiste &agrave; rembourser en monnaie de singe &agrave; travers une &laquo;d&eacute;valuation comp&eacute;titive&raquo;. C&rsquo;est l&rsquo;exercice p&eacute;rilleux auquel se livre actuellement Timothy Geithner, le secr&eacute;taire am&eacute;ricain au Tr&eacute;sor, avec les cr&eacute;anciers&nbsp;chinois. La troisi&egrave;me solution est de r&eacute;pudier la dette comme le firent les Sovi&eacute;tiques en 1917. L&rsquo;inconv&eacute;nient majeur est de se couper de la communaut&eacute; internationale. L&rsquo;exemple de la Cor&eacute;e du Nord devrait faire r&eacute;fl&eacute;chir ceux qui seraient tent&eacute;s par l&rsquo;exp&eacute;rience.&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />16. La possibilit&eacute; d&rsquo;une crise mon&eacute;taire<br />
</strong></p>
<p>Le dollar pourrait baisser profond&eacute;ment voire &agrave; terme s&rsquo;effacer comme monnaie de r&eacute;serve internationale. L&rsquo;or, en contrepartie, pourrait continuer &agrave; monter sur les march&eacute;s internationaux car il deviendrait le seul &eacute;talon solide par comparaison avec une monnaie fiduciaire fictive.</p>
<p>En Europe, c&rsquo;est l&rsquo;euro qui est menac&eacute;. D&egrave;s avant la crise actuelle, l&rsquo;&eacute;conomiste de la London School of Economics Charles Goodhart remarquait les &eacute;volutions extr&ecirc;mement divergentes de comp&eacute;titivit&eacute;, co&ucirc;ts du travail et balances commerciales &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;eurozone. Compte tenu de l&rsquo;existence d&rsquo;une monnaie unique et de la politique de la BCE concernant l&rsquo;inflation, ces divergences ne pourraient &ecirc;tre corrig&eacute;es qu&rsquo;en r&eacute;duisant la croissance et le niveau de vie de pays comme l&rsquo;Espagne ou l&rsquo;Italie. Il y a donc fort &agrave; parier que certains Etats membres de l&rsquo;Union Mon&eacute;taire voteraient &laquo; non &raquo; si la d&eacute;cision de joindre l&rsquo;euro devait &ecirc;tre prise maintenant. D&egrave;s avant la crise actuelle, Goodhart estimait &agrave; 20% la probabilit&eacute; d&rsquo;un effondrement de l&rsquo;Union Mon&eacute;taire.</p>
<p>Les Allemands sont-ils d&#8217;accord pour faire les fins de mois du gouvernement grec, et peut-&ecirc;tre demain r&eacute;gler la facture du &quot;grand emprunt&quot; sarkozyen? Curieusement, cette question essentielle n&#8217;avait pas &eacute;t&eacute; trait&eacute;e lors de la cr&eacute;ation de l&#8217;euro. Or c&#8217;est l&#8217;existence m&ecirc;me de l&#8217;Union Mon&eacute;taire qui est en jeu. Con&ccedil;ue par beau temps, cette union a pu fonctionner durant ses premi&egrave;res ann&eacute;es. Mais la situation pr&eacute;sente nous ram&egrave;ne &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Le corset de la monnaie unique n&#8217;efface pas les diff&eacute;rences entre les pays, il les exalte, surtout lorsqu&#8217;il n&#8217;y a pas de transferts budg&eacute;taires et de mobilit&eacute; de la main-d&#8217;&oelig;uvre. Si l&#8217;on &eacute;vite la crise mon&eacute;taire &agrave; l&#8217;int&eacute;rieur, elle portera sur l&#8217;euro lui-m&ecirc;me.</p>
<p>Le retour &agrave; un SME renforc&eacute; permettrait d&rsquo;&eacute;viter l&rsquo;&eacute;clatement d&eacute;sordonn&eacute; de la zone euro. Le Syst&egrave;me mon&eacute;taire europ&eacute;en (SME) a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; en mars 1979. C&rsquo;&eacute;tait un syst&egrave;me de parit&eacute;s stables mais ajustables avec des marges de fluctuations de 2,25% autour des parit&eacute;s centrales (jusqu&rsquo;en ao&ucirc;t 1993), sauf pour certaines monnaies faibles qui b&eacute;n&eacute;ficiaient de marges de 6%. L&rsquo;accord europ&eacute;en sur ce m&eacute;canisme de change &eacute;tait compl&eacute;t&eacute; par la cr&eacute;ation de l&rsquo;Ecu, qui &eacute;tait une unit&eacute; mon&eacute;taire composite constitu&eacute;e par un panier de montants d&eacute;termin&eacute;s de chaque monnaie communautaire, y compris celles qui ne participaient pas au m&eacute;canisme de change. Chaque monnaie avait donc un cours pivot en &eacute;cu et un cours de march&eacute;. Des facilit&eacute;s de cr&eacute;dit &eacute;taient pr&eacute;vues pour d&eacute;fendre les parit&eacute;s au sein du SME. Tout en assurant une certaine int&eacute;gration, le SME permettait des r&eacute;ajustements de parit&eacute;.</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />17. Les perspectives: une crise prolong&eacute;e et des opportunit&eacute;s de changement</strong></p>
<p>Saisies immobili&egrave;res en progression, risque de faillites de certains Etats, crash de l&rsquo;immobilier commercial et CMBS li&eacute;s, reset des pr&ecirc;ts Alt-A et &quot;option ARM&quot;, asphyxie du financement &agrave; court terme par les papiers commerciaux, crise des cartes de cr&eacute;dit, camouflage comptable des pertes bancaires, incapacit&eacute; des banques de pr&ecirc;ter aux particuliers et PME dans un environnement o&ugrave; le risque cr&eacute;dit grandit &hellip;la situation &eacute;conomique am&eacute;ricaine et internationale n&rsquo;est gu&egrave;re brillante malgr&eacute; un redressement intervenu dans le milieu de 2009.</p>
<p>Cette crise conduira &agrave; une perte irr&eacute;versible d&#8217;emplois dans certains secteurs (construction, finance, biens durables&hellip;), d&#8217;o&ugrave; un ch&ocirc;mage durablement tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;; &agrave; l&#8217;absence d&rsquo;emplois nouveaux en quantit&eacute; suffisante pour compenser les pertes d&#8217;emplois; &agrave; l&#8217;inefficacit&eacute; des politiques de soutien de la croissance par l&#8217;exportation, avec la contraction du commerce mondial et, pour la zone euro, le risque d&#8217;appr&eacute;ciation de la devise puis d&rsquo;implosion du syst&egrave;me mon&eacute;taire; &agrave; la disparition du mod&egrave;le de soutien de l&#8217;activit&eacute; par la hausse de l&#8217;endettement; au besoin de r&eacute;&eacute;quilibrer les finances publiques par des politiques budg&eacute;taires restrictives; &agrave; l&#8217;acc&eacute;l&eacute;ration des d&eacute;localisations avec l&#8217;&eacute;cart de croissance et de co&ucirc;ts de production entre les pays &eacute;mergents et les pays de l&#8217;OCDE; &agrave; la d&eacute;formation du partage des revenus au d&eacute;triment des salari&eacute;s, avec le ch&ocirc;mage &eacute;lev&eacute; et les d&eacute;localisations. Des mouvements erratiques des actions, du p&eacute;trole et des mati&egrave;res premi&egrave;res sont &agrave; pr&eacute;voir, avec une mont&eacute;e de l&rsquo;or et une baisse du dollar (ce dernier a d&eacute;j&agrave; perdu pr&egrave;s de 20% de sa valeur depuis mars 2009).</p>
<p>Cette crise n&rsquo;est pas seulement une crise &eacute;conomique mais aussi soci&eacute;tale, identitaire et mentale. Car l&rsquo;effondrement de la soci&eacute;t&eacute; de consommation ne restera pas sans cons&eacute;quence sur les valeurs consum&eacute;ristes, h&eacute;donistes et individualistes qui sont promues par le pouvoir depuis des d&eacute;cades et ont tr&egrave;s largement contribu&eacute; &agrave; provoquer cette crise. Des valeurs plus compassionnelles pourraient rena&icirc;tre face &agrave; la situation. Un certain nombre de projets du pouvoir pr&eacute;sent&eacute;s par lui comme intangibles, comme l&rsquo;euro ou l&rsquo;immigration, devront &ecirc;tre remis en cause. Confront&eacute;e &agrave; des d&eacute;ficits grandissants, la bureaucratie &eacute;tatique qui veut tout contr&ocirc;ler pourrait &ecirc;tre plac&eacute;e en situation d&rsquo;impuissance encore accrue, tandis que son expansion sans frein la rendra encore plus insupportable. En cons&eacute;quence, la soci&eacute;t&eacute; civile pourrait &ecirc;tre forc&eacute;e d&rsquo;entrer dans le processus qui lui permettra de r&eacute;apprendre &agrave; s&rsquo;organiser et finalement, conna&icirc;tre une nouvelle vitalit&eacute;.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;<img height="336" alt="" width="421" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/oct1008(2).jpg" /></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>- Les tensions de l’économie mondiale fragilisent les Etats (II)</title>
		<link>http://www.socialcapital-foundation.org/blog/articles/les-tensions-de-l%e2%80%99economie-mondiale-fragilisent-les-etats-ii/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Dec 2009 21:26:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[crise financière]]></category>

		<category><![CDATA[profit]]></category>

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		<description><![CDATA[Une &#233;conomie de la dette


En d&#233;pit de timides signes de rebond, l&#8217;&#233;conomie mondiale ne semble pas au bout de ses peines et risque d&#8217;&#234;tre durablement fragilis&#233;e par la flamb&#233;e du ch&#244;mage et l&#8217;&#233;tat de sant&#233; incertain du syst&#232;me bancaire, selon plusieurs experts. Enhardie par une flop&#233;e d&#8217;indicateurs meilleurs que pr&#233;vu, l&#8217;administration am&#233;ricaine a claironn&#233; &#171; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img style="width: 149px; height: 111px" height="133" alt="" width="200" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bank%20fragment.jpg" />Une &eacute;conomie de la dette</h2>
<blockquote>
<p>
En d&eacute;pit de timides signes de rebond, l&rsquo;&eacute;conomie mondiale ne semble pas au bout de ses peines et risque d&rsquo;&ecirc;tre durablement fragilis&eacute;e par la flamb&eacute;e du ch&ocirc;mage et l&rsquo;&eacute;tat de sant&eacute; incertain du syst&egrave;me bancaire, selon plusieurs experts. Enhardie par une flop&eacute;e d&rsquo;indicateurs meilleurs que pr&eacute;vu, l&rsquo;administration am&eacute;ricaine a claironn&eacute; &laquo; le d&eacute;but de la fin de la r&eacute;cession &raquo; tandis que la Chine continue d&rsquo;afficher une croissance vigoureuse. Rass&eacute;r&eacute;n&eacute;s, les march&eacute;s financiers sont repartis &agrave; la hausse. &laquo; Il y a des signes de d&eacute;c&eacute;l&eacute;ration de la r&eacute;cession &raquo;, analyse un ancien haut responsable du Fonds mon&eacute;taire international (FMI) ayant requis l&rsquo;anonymat. Pour autant, la situation ne pr&ecirc;te gu&egrave;re &agrave; l&rsquo;optimisme et la fin de la r&eacute;cession ne sera pas synonyme de croissance vigoureuse, pr&eacute;viennent les experts. La flamb&eacute;e du ch&ocirc;mage constituera un test majeur. Selon l&rsquo;Organisation internationale du travail, la plan&egrave;te pourrait compter jusqu&rsquo;&agrave; 59 millions de ch&ocirc;meurs suppl&eacute;mentaires cette ann&eacute;e par rapport &agrave; 2007, soit 31 % de hausse, et la fin de la r&eacute;cession ne devrait pas inverser la tendance. &laquo; Dans une &eacute;conomie qui cesse de d&eacute;cliner mais qui progresse faiblement, le ch&ocirc;mage continue d&rsquo;augmenter &raquo;, pr&eacute;vient Fran&ccedil;ois Bourguignon. Cons&eacute;quence : le revenu des m&eacute;nages risque de souffrir et de plomber la consommation, un des principaux moteurs de l&rsquo;&eacute;conomie. La capacit&eacute; des banques &agrave; soutenir le red&eacute;marrage de l&rsquo;&eacute;conomie constitue un autre motif d&rsquo;inqui&eacute;tude, notamment en Europe o&ugrave; les entreprises d&eacute;pendent &eacute;troitement du cr&eacute;dit bancaire pour financer leurs investissements (Le Soir, lundi 10 ao&ucirc;t 2009).</p>
</blockquote>
<p>
<strong>(suite) 6. Les rem&egrave;des employ&eacute;s par les banques centrales et les gouvernements:</strong></p>
<p>
Face &agrave; ces d&eacute;veloppements dramatiques, les banques centrales et les gouvernements ont cherch&eacute; &agrave; consolider le syst&egrave;me bancaire par un ensemble de mesures:&nbsp;garanties d&rsquo;Etat aux d&eacute;p&ocirc;ts bancaires,&nbsp;apports en capital (TARP-US) ou nationalisations (UK), assouplissement temporaire des r&egrave;gles comptables, recours &agrave; la cr&eacute;ation mon&eacute;taire (politique dite de &quot;quantitative easing&quot;) pour renflouer&nbsp;le capital des banques. Par ailleurs,&nbsp;ils ont&nbsp;cherch&eacute;&nbsp;&agrave; stimuler l&#8217;activit&eacute; &eacute;conomique par des baisses de taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, le subventionnement&nbsp;du march&eacute; immobilier, des programmes de stimulation (ARRA-US), et des r&eacute;ductions temporaires de taxes. Les gouvernements se sont en outre attaqu&eacute;s &agrave; l&#8217;&eacute;vasion fiscale et aux syst&egrave;mes de boni des traders.</p>
<p><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />Quelle est la pertinence des moyens employ&eacute;s ?</p>
<p>La lutte contre les paradis fiscaux et la taxation des boni nous apparaissent comme des gadgets et nous ne nous y attarderons pas, mentionnant simplement que la lutte d&eacute;cr&eacute;t&eacute;e par des gouvernements aux abois contre les paradis fiscaux est parfaitement s&eacute;lective, visant notamment un Etat europ&eacute;en &agrave; d&eacute;mocratie directe avec lequel les grands Etats ont sans doute un compte politique &agrave; r&eacute;gler; il s&#8217;agit surtout de faire peur aux contribuables qui seraient tent&eacute;s de se soustraire &agrave; une pression fiscale devenue tr&egrave;s forte.</p>
<p><strong>7. La politique de baisse r&eacute;p&eacute;t&eacute;e et rapide des taux d&#8217;int&eacute;r&ecirc;t </strong>est contestable. Si elle a sans doute contribu&eacute; &agrave; &eacute;viter une catastrophe &agrave; court terme en all&eacute;geant les charges des d&eacute;biteurs dans une &eacute;conomie o&ugrave; la dette atteint un montant record ($34 trillion aux EU), elle a pu&nbsp;ne&nbsp;pas tenir compte du temps n&eacute;cessaire pour que&nbsp;les premi&egrave;res baisses&nbsp;fassent de l&rsquo;effet,&nbsp;d&eacute;primer&nbsp;la confiance des&nbsp;consommateurs, p&eacute;naliser les &eacute;pargnants et les retrait&eacute;s, et alimenter le risque inflationniste. L&rsquo;efficacit&eacute; &agrave; plus long terme des baisses de taux en situation de credit crunch est nulle, comme l&#8217;a montr&eacute; l&rsquo;exemple du Japon dans version encore plus agressive avec des taux abaiss&eacute;s sous les 0,5% et des relances qui ont fait flamber le d&eacute;ficit public &agrave; plus de 160% du PIB.</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />8. La modification des r&egrave;gles comptables </strong>en vue de permettre aux banques de porter &agrave; leur bilan des actifs &agrave; leur valeur th&eacute;orique rel&egrave;ve du maquillage comptable et vise &agrave; maintenir debout un syst&egrave;me bancaire branlant dont tous les actifs pourris ou toxiques ne sont pas r&eacute;ellement connus (actifs de niveau 3). Au total, la situation du syst&egrave;me bancaire reste fragile. Ainsi d&rsquo;apr&egrave;s certaines sources, Citigroup par exemple aurait une exposition de 135 milliards de USD aux actifs de niveau 3 (ce sont des positions illiquides, cot&eacute;es de mani&egrave;re tr&egrave;s irr&eacute;guli&egrave;re, qui n&rsquo;ont pas de prix de march&eacute; et dont la valorisation est bas&eacute;e sur des estimations de la direction de la banque).</p>
<p><strong>9. S&rsquo;agissant des aides pour renflouer les banques</strong>, elles ne permettent pas aux gouvernements de s&#8217;assurer que les banques rouvrent r&eacute;ellement le robinet du cr&eacute;dit.&nbsp;L&#8217;administration am&eacute;ricaine s&#8217;est refus&eacute;e &agrave; la nationalisation des banques en difficult&eacute; qui aurait&nbsp;permis une surveillance de ces &eacute;tablissements tout en les contraignant &agrave; placer les liquidit&eacute;s mises &agrave; disposition par l&#8217;Etat dans&nbsp;l&#8217;&eacute;conomie.&nbsp;Ce dernier est donc aujourd&#8217;hui r&eacute;duit &agrave; exhorter les banques &agrave; bien vouloir soutenir l&#8217;activit&eacute; du pays, alors qu&rsquo;elles ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; d&#8217;aides gouvernementales se montant &agrave; des centaines de milliards de dollars. En inondant inconditionnellement les banques de liquidit&eacute;s, le nouveau pr&eacute;sident des Etats-Unis a donc envoy&eacute; le mauvais message. Le syst&egrave;me financier&nbsp;renoue d&#8217;ailleurs d&eacute;j&agrave; avec sa propension naturelle au risque excessif.</p>
<p><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />Le <strong>quantitative easing </strong>correspond &agrave; de la cr&eacute;ation mon&eacute;taire pure et simple en vue d&rsquo;acheter&nbsp;la dette des banques ou celle de l&#8217;Etat. Or, les abondantes liquidit&eacute;s mises en circulation par les banques centrales aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe alimentent d&eacute;j&agrave; de nouvelles bulles sp&eacute;culatives et risquent de provoquer dans un second temps une vaste inflation, m&ecirc;me si celle-ci est retard&eacute;e par, d&rsquo;une part, le fait que ces sommes ne sont pas inject&eacute;es directement dans la consommation, et d&rsquo;autre part, par les puissances forces d&eacute;flationnistes li&eacute;es &agrave; l&rsquo;explosion du ch&ocirc;mage et &agrave; la faiblesse de la demande.</p>
<p><strong>10. Qu&rsquo;en est-il du subventionnement de l&rsquo;immobilier? </strong></p>
<p>Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae, qui ont aliment&eacute; la machine &agrave; pr&ecirc;ts douteux, au point que leur faillite co&ucirc;tera quelques 400 milliards de dollars au contribuable US,&nbsp;continuent, depuis leur quasi nationalisation de 2008, d&#8217;&ecirc;tre les acteurs majeurs de la titrisation. De ce fait, les risques de refinancement des nouveaux pr&ecirc;ts sont int&eacute;gralement support&eacute;s par le contribuable. Et&nbsp;Fannie et&nbsp;Freddie n&#8217;ont pas resserr&eacute; leurs crit&egrave;res d&#8217;attribution de cr&eacute;dits. Les apports personnels de 3% restent monnaie courante, et avec le cr&eacute;dit d&#8217;imp&ocirc;t, nombre de pr&ecirc;ts sont en fait conclus avec apport personnel n&eacute;gatif. En effet, les achats sont subventionn&eacute;s par l&#8217;Etat &agrave; hauteur de 8500$ de cr&eacute;dit d&#8217;imp&ocirc;t.&nbsp;C&#8217;est apparemment peu, mais&nbsp;ce cr&eacute;dit peut abonder l&#8217;apport personnel des emprunteurs, ce qui leur permet des effets de levier augment&eacute;s.&nbsp;De plus, la quasi nationalisation de la titrisation coupl&eacute;e avec des taux courts de la FED proches de z&eacute;ro permet aux banques d&#8217;octroyer des cr&eacute;dits &agrave; des taux maintenus artificiellement bas, ce qui constitue une seconde subvention, bien r&eacute;elle bien que dissimul&eacute;e,&nbsp;qui permet aux vendeurs d&#8217;accro&icirc;tre leurs marges. Si les programmes de subventions venaient &agrave; se tarir, ou si le Tr&eacute;sor se trouvait &agrave; court d&#8217;argent pour faire face aux obligations de Fannie, Freddie et Ginnie, alors les prix conna&icirc;traient une nouvelle p&eacute;riode de baisse, surtout si la nouvelle vague de &quot;resets&quot; contractuels amenait grand nombre de nouveaux biens sur le march&eacute; des ventes cons&eacute;cutives &agrave; saisie.&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />11. Les aides directes &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie sous forme de stimulus package</strong>, qui avaient aussi pour but, dans le cas de l&rsquo;ARRA, de stabiliser les finances des gouvernements locaux, sont controvers&eacute;es. Un grand nombre d&rsquo;&eacute;conomistes jugent la reprise de 2009 enti&egrave;rement artificielle.&nbsp;La dynamique ayant abouti &agrave; la crise des subprimes de 2007 n&#8217;a nullement &eacute;t&eacute; modifi&eacute;e, et l&#8217;apparence de vitalit&eacute; de l&#8217;&eacute;conomie est tr&egrave;s largement d&ucirc;e &agrave; l&#8217;existence de stimuli gouvernementaux continu&eacute;s.&nbsp;Le rallye haussier r&eacute;cent des march&eacute;s financiers a &eacute;t&eacute; obtenu en grande partie gr&acirc;ce &agrave;&nbsp;des coupes massives dans l&rsquo;emploi. Mais r&eacute;duire le personnel et sacrifier les projets de recherche-d&eacute;veloppement ne va pas dans le sens d&rsquo;une croissance durable. En dernier ressort,&nbsp;cette derni&egrave;re&nbsp;est indispensable&nbsp;pour que les march&eacute;s financiers puissent continuer &agrave; prosp&eacute;rer. Or la qualit&eacute; de la croissance est actuellement tr&egrave;s faible car la croissance de l&rsquo;offre&nbsp;de cr&eacute;dit&nbsp;provient de l&rsquo;achat de la dette d&rsquo;Etat par les banques commerciales plus que de l&rsquo;apport de cr&eacute;dit au secteur priv&eacute;&nbsp;en vue de&nbsp;produire des biens.</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />12. Le retour de l&rsquo;inflation</strong></p>
<p>Le retour de l&rsquo;inflation n&rsquo;est plus exclu. Les conditions s&rsquo;en trouvent de plus en plus r&eacute;unies. La banque centrale am&eacute;ricaine promet d&rsquo;injecter pour encore longtemps de la liquidit&eacute; extraordinaire en monnaie. Quant &agrave; la banque centrale europ&eacute;enne, elle est confront&eacute;e &agrave; la faiblesse tout aussi extraordinaire des comptes publics grecs, espagnols, irlandais, italiens, fran&ccedil;ais et autres. Des experts opposent &agrave; ces faits la sous-utilisation des cha&icirc;nes de production et des travailleurs qui font pression sur les prix et les salaires. Mais beaucoup de ces capacit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;es et ne sont plus disponibles. La baisse marqu&eacute;e des mati&egrave;res premi&egrave;res avait donn&eacute; une impression de ralentissement g&eacute;n&eacute;ral des prix pr&eacute;c&eacute;demment, mais cet effet se termine. La seule et unique solution pour d&eacute;truire toute la dette qui a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par les banques et les gouvernements &agrave; travers le monde est l&#8217;inflation. Une baisse massive du niveau de vie serait en effet politiquement impraticable. L&rsquo;Inflation voire l&rsquo;hyper-inflation, &agrave; terme, est donc sans doute in&eacute;vitable. Elle pourrait toutefois &ecirc;tre pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d&rsquo;une p&eacute;riode de d&eacute;flation, c&#8217;est &agrave; dire d&#8217;une chute g&eacute;n&eacute;rale des prix de tous les actifs, une baisse des salaires associ&eacute;e &agrave; une r&eacute;cession&nbsp;massive.&nbsp;A cet &eacute;gard, l&#8217;&eacute;volution r&eacute;cente de l&#8217;indice des prix du fret international (pr&eacute;dicteur de l&#8217;activit&eacute; future) n&#8217;est gu&egrave;re rassurante. D&#8217;autres possibilit&eacute;s sont une coexistence des deux ph&eacute;nom&egrave;nes dans la stagflation, ou une inflation g&eacute;n&eacute;rale coupl&eacute;e &agrave; des baisses sectorielles de prix et de salaires, ou certains pays de l&#8217;eurozone dans l&#8217;inflation et d&#8217;autres dans&nbsp;la d&eacute;flation.</p>
<p><strong>13. Le poids de la dette </strong></p>
<p>Comme le mauvais Pharaon en son temps, les gouvernements n&#8217;ont rien mis de c&ocirc;t&eacute; pour les p&eacute;riodes de disette. A pr&eacute;sent, ils doivent essayer de faire fonctionner leur magie keyn&eacute;sienne &agrave; cr&eacute;dit. Cela les met en position de faiblesse. Pour l&#8217;instant, le cr&eacute;dit des gouvernements est encore bon. Les banquiers qui prennent l&#8217;argent des gouvernements le leur re-pr&ecirc;tent encore volontiers&#8230; Mais les gouvernements n&rsquo;ont plus de marge de man&oelig;uvre. M&ecirc;me sans nouvelles d&eacute;penses, la dette d&rsquo;Etat explosera dans les deux ans &agrave; hauteur de 105pc bu PIB en Grande-Bretagne 125pc aux Etats-Unis et dans l&rsquo;eurozone, et 270pc au Japon. La charge de la dette est plus lourde qu&rsquo;elle n&rsquo;&eacute;tait apr&egrave;s la seconde guerre mondiale, tandis que les niveaux nominaux en sont similaires.&nbsp;La dette &eacute;tatique mondiale atteint $45 trillion, soit une augmentation de 250pc en 10 ans. La dette priv&eacute;e aussi est consid&eacute;rable. M&ecirc;me si le taux d&rsquo;&eacute;pargne am&eacute;ricain se stabilisait &agrave; 7% et servait uniquement au remboursement de la dette, il faudrait 9 ans aux m&eacute;nages pour r&eacute;duire le ratio dette/revenu au niveau des ann&eacute;es 1980s. Les similarit&eacute;s sont frappantes avec la situation du Japon pendant sa &quot;d&eacute;cade perdue&quot;, avec cependant une grande diff&eacute;rence: le Japon pouvait rester la t&ecirc;te hors de l&rsquo;eau parce qu&rsquo;il exportait dans une &eacute;conomie globale vigoureuse, et qu&rsquo;il laissait glisser le yen. Mais la moiti&eacute; des pays du monde ne pourront pas poursuivre cette strat&eacute;gie en m&ecirc;me temps. <strong>(&agrave; suivre)</strong></p>
<p><img height="336" alt="" width="427" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/oct0908.jpg" /></p>
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		<item>
		<title>- Les  tensions de l&#8217;économie mondiale fragilisent les Etats (I)</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 08:28:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

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		<description><![CDATA[De&#160;la crise immobili&#232;re &#224; la crise de l&#8217;&#233;conomie

Que nous apprend la crise financi&#232;re? Deux choses. D&#8217;abord, qu&#8217;on ne peut avoir le beurre et l&#8217;argent du beurre. Depuis des ann&#233;es, les revenus des actionnaires augmentent davantage que ceux des salari&#233;s. Que ce soit en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe, le partage des richesses n&#8217;est pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img style="width: 149px; height: 111px" height="133" alt="" width="200" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bank%20fragment.jpg" />De&nbsp;la crise immobili&egrave;re &agrave; la crise de l&#8217;&eacute;conomie</h2>
<blockquote>
<p>Que nous apprend la crise financi&egrave;re? Deux choses. D&rsquo;abord, qu&rsquo;on ne peut avoir le beurre et l&rsquo;argent du beurre. Depuis des ann&eacute;es, les revenus des actionnaires augmentent davantage que ceux des salari&eacute;s. Que ce soit en Chine, aux Etats-Unis ou en Europe, le partage des richesses n&rsquo;est pas &eacute;quitable. Les entreprises ont &eacute;t&eacute; pouss&eacute;es, par les actionnaires, &agrave; gagner toujours davantage, sabrant dans les co&ucirc;ts, poussant les ventes, mod&eacute;rant les salaires. Pour faire tourner la machine, on a donc incit&eacute; les m&eacute;nages &agrave; s&rsquo;endetter. Les Am&eacute;ricains les plus faibles ont eu acc&egrave;s &agrave; des cr&eacute;dits qui se r&eacute;v&egrave;lent aujourd&rsquo;hui explosifs. Et m&ecirc;me chez nous, o&ugrave; on est traditionnellement plus prudents, les cr&eacute;dits &agrave; la consommation et les emprunts hypoth&eacute;caires ont fameusement augment&eacute; ces cinq derni&egrave;res ann&eacute;es. Ce mod&egrave;le n&rsquo;est pas durable. On ne peut forcer les consommateurs &agrave; s&rsquo;endetter toujours plus sans augmenter r&eacute;ellement leur pouvoir d&rsquo;achat. Les actionnaires (et le management de soci&eacute;t&eacute;s) doivent &ecirc;tre moins goulus s&rsquo;ils ne veulent pas casser la machine .L&rsquo;autre le&ccedil;on, c&rsquo;est que les banques doivent repenser leur m&eacute;tier. Cette crise du cr&eacute;dit se double en effet d&rsquo;une profonde crise financi&egrave;re. Son origine est la modification du mod&egrave;le financier ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Les banques ont abandonn&eacute; leur r&ocirc;le d&rsquo;interm&eacute;diaires. Avant, elles accueillaient les d&eacute;p&ocirc;ts des &eacute;pargnants pour les repr&ecirc;ter aux entreprises qui investissent ou aux m&eacute;nages qui consomment. Elles sont devenues aujourd&rsquo;hui des entremetteuses, habillant ces cr&eacute;dits pour s&rsquo;en d&eacute;barrasser aupr&egrave;s d&rsquo;autres investisseurs, allant m&ecirc;me jusqu&rsquo;&agrave; sponsoriser des soci&eacute;t&eacute;s et des fonds pour absorber ces produits bizarres et dangereux. Elles ont ignor&eacute; ce qui &eacute;tait la base de leur m&eacute;tier : comprendre et g&eacute;rer les risques. Mais la r&eacute;alit&eacute; se venge. (Le Soir, mercredi 23 janvier 2008)</p>
</blockquote>
<p><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />Il est temps que nous exprimions notre avis sur situation cr&eacute;&eacute;e par la crise &eacute;conomique mondiale. Il s&rsquo;est dit beaucoup de choses sur cette crise dans les journaux et dans les blogs. Ceux qui avaient compris, avaient vu, avaient tout pr&eacute;vu, les alarmistes, les d&eacute;pressifs, les mill&eacute;naristes de tout poil qui agitent le spectre du calendrier Maya, les technocrates qui se veulent rassurants, les optimistes subventionn&eacute;s entonnant des chants de sortie de crise&hellip; tous se sont d&eacute;cha&icirc;n&eacute;s. Maintenant que la poussi&egrave;re retombe, nous ne sombrerons pas dans les m&ecirc;mes travers, et pr&eacute;senterons seulement quelques r&eacute;flexions sur l&#8217;&eacute;volution de cette crise et sur l&rsquo;avenir de nos &eacute;conomies.&nbsp;&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />1. Les d&eacute;buts :</strong> Le 27 f&eacute;vrier 2007, la &ldquo;petite&rdquo; bourse de Shangha&iuml;, qui ne repr&eacute;sente que 2% de la capitalisation mondiale, avait d&eacute;viss&eacute; de 9%, entra&icirc;nant avec elle l&rsquo;ensemble des places financi&egrave;res. En mars 2007, l&rsquo;air froid est venu de Wall Street, alert&eacute;e par la possibilit&eacute; d&rsquo;une grave crise immobili&egrave;re aux Etats-Unis. Les cons&eacute;quences du retournement du march&eacute; immobilier sont manifestes : une &eacute;tude de l&rsquo;Association des banquiers hypoth&eacute;caires am&eacute;ricains a en effet r&eacute;v&eacute;l&eacute; qu&rsquo;au quatri&egrave;me trimestre 2006, les non-remboursements de pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires &agrave; haut risque ont atteint leur plus haut niveau depuis quatre ans. 13,33% des m&eacute;nages les plus fragiles qui ont souscrit &agrave; des pr&ecirc;ts &agrave; risque aux taux nettement sup&eacute;rieurs &agrave; la moyenne n&rsquo;ont pas respect&eacute; les &eacute;ch&eacute;ances. Une vingtaine d&rsquo;organismes sp&eacute;cialis&eacute;s dans ce type de pr&ecirc;ts ont d&ucirc; suspendre leur activit&eacute; ou d&eacute;poser leur bilan. La compagnie New Century, le num&eacute;ro un am&eacute;ricain des &ldquo;subprime mortgages&rdquo; est suspendue de la cote par le New York Stock Exchange. Les investisseurs craignent que cette crise atteigne les pr&ecirc;ts conventionnels, affecte le syst&egrave;me bancaire am&eacute;ricain, puis l&rsquo;&eacute;conomie mondiale. Sur les march&eacute;s boursiers, les investisseurs se mettent &agrave; liquider leurs positions en actions. Le 20 juin, la presse am&eacute;ricaine r&eacute;v&egrave;le que deux fonds sp&eacute;culatifs de la banque Bear Stearns sont en difficult&eacute;. En juillet 2007, les choses s&#8217;enveniment. De plus en plus d&#8217;actionnaires craignent une extension des probl&egrave;mes li&eacute;s aux cr&eacute;dits immobiliers &agrave; risque. Le 9 ao&ucirc;t 2007, BNP Paribas annonce le gel de trois de ses fonds de placement touch&eacute;s par la crise du cr&eacute;dit immobilier aux Etats-Unis. La banque centrale europ&eacute;enne, avertie que la m&eacute;canique du march&eacute; du cr&eacute;dit bancaire est en train de s&#8217;enrayer dangereusement, d&eacute;cide alors d&rsquo;injecter 95 milliards d&#8217;euros de liquidit&eacute;s sur les march&eacute;s. La crise a r&eacute;ellement commenc&eacute;&hellip;La crise frappe durement le secteur bancaire et culmine &agrave; l&rsquo;automne 2008 avec la faillite spectaculaire de Lehman Brothers, puis se calme progressivement sous l&rsquo;action des banques centrales et des gouvernements, une action factuelle mais aussi une campagne psychologique d&eacute;cid&eacute;e au G20 de Londres en avril 2009. On assiste au cours de 2009 &agrave; un rallye haussier des march&eacute;s financiers, substantiel en lui-m&ecirc;me mais moins important quand on le rapporte aux niveaux atteints avant la crise, en 2007 et m&ecirc;me en 2000.&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />2. La politique de la FED:</strong> Apr&egrave;s l&#8217;&eacute;clatement de la bulle technologique, en 2000, la Fed est venue en aide aux march&eacute;s en abaissant plusieurs fois ses taux directeurs. Elle a m&ecirc;me acc&eacute;l&eacute;r&eacute; ce mouvement apr&egrave;s les attentats du 11 septembre 2001, pour faire face &agrave; la r&eacute;cession de l&#8217;&eacute;conomie am&eacute;ricaine. C&#8217;est ainsi que le taux des fonds f&eacute;d&eacute;raux des Etats-Unis est descendu jusqu&#8217;&agrave; 1 pc &agrave; peine en 2003. Ce faisant, elle a favoris&eacute; l&#8217;acc&egrave;s &agrave; la propri&eacute;t&eacute;, les taux des pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires suivant la tendance baissi&egrave;re. Mais la hausse du nombre d&#8217;acheteurs a provoqu&eacute; un bond des prix de l&#8217;immobilier aux Etats-Unis, cr&eacute;ant ainsi une nouvelle bulle financi&egrave;re. Entre-temps, la croissance &eacute;conomique am&eacute;ricaine s&#8217;&eacute;tait redress&eacute;e et les march&eacute;s &eacute;taient repartis &agrave; la hausse. A partir de l&#8217;&eacute;t&eacute; 2004, la Fed jugeait utile de relever ses taux directeurs afin de reconstituer une marge suffisante susceptible d&#8217;&ecirc;tre &agrave; nouveau utilis&eacute;e en cas de besoin. En dix-sept rel&egrave;vements de 25 points de base, la Fed a port&eacute; ses taux &agrave; 5,25 pc en juin 2006, niveau maintenu jusqu&#8217;en septembre 2007.</p>
<p><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />&nbsp;<strong>3. La crise immobili&egrave;re:</strong> Pour permettre aux m&eacute;nages les plus fragiles &agrave; devenir propri&eacute;taires, et aussi empocher de tr&egrave;s grosses commissions, les courtiers leur ont propos&eacute;, surtout &agrave; partir de 2003 et 2004, des cr&eacute;dits immobiliers sp&eacute;ciaux, baptis&eacute;s &quot;subprime loans&quot; (par opposition aux pr&ecirc;ts &quot;prime&quot;, visant les emprunteurs en bonne sant&eacute; financi&egrave;re). Ces cr&eacute;dits &eacute;taient consentis &agrave; des conditions incroyablement laxistes (peu ou pas d&#8217;apport personnel, une analyse superficielle des revenus, et remboursement du seul int&eacute;r&ecirc;t, voire m&ecirc;me moins). Ces pratiques ont favoris&eacute; des taux records de dette immobili&egrave;re en proportion du revenu des m&eacute;nages. Environ 80% des pr&ecirc;ts de ce type comportait des taux ajustables en fonction des taux de base. La Fed ayant relev&eacute; ses taux, les mensualit&eacute;s des pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires ont alors grimp&eacute;. Et les premiers d&eacute;fauts de paiement sont survenus. En m&ecirc;me temps, les taux &eacute;lev&eacute;s ont tari la source d&#8217;acqu&eacute;reurs de biens immobiliers. Les prix des maisons ont donc recul&eacute; de plus en plus. La bulle immobili&egrave;re s&#8217;est ainsi d&eacute;gonfl&eacute;e, provoquant un d&eacute;sastre sur le march&eacute; du &quot;subprime&quot; o&ugrave; les pr&ecirc;ts n&#8217;&eacute;taient garantis que par une hypoth&egrave;que sur les immeubles vendus, hypoth&egrave;que qui perdait toute valeur compte tenu de la baisse profonde du march&eacute; immobilier.</p>
<p><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" /><strong>4. La crise bancaire et la crise du cr&eacute;dit: </strong>Le montant total de ces subprimes repr&eacute;sente la bagatelle de 1.200 milliards de dollars, soit 12 % du total des cr&eacute;dits immobiliers am&eacute;ricains. Mais ces pr&ecirc;ts pourris ont contamin&eacute; la totalit&eacute; du march&eacute; du cr&eacute;dit mondial. Car les banques n&rsquo;ont pas conserv&eacute; ces subprimes dans leur portefeuille. Elles les ont titris&eacute;s, c&rsquo;est-&agrave;-dire transform&eacute; en obligations, qui ont &eacute;t&eacute; m&eacute;lang&eacute;es &agrave; d&rsquo;autres et revendues aux investisseurs dans le monde : des fonds, des compagnies d&rsquo;assurance ou parfois aussi des soci&eacute;t&eacute;s sp&eacute;ciales sponsoris&eacute;es par les banques. De sorte qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, on ne sait plus o&ugrave; le risque est log&eacute;, ce qui fait que tout le monde se m&eacute;fie de tout le monde et les banques ne veulent plus faire de cr&eacute;dit. Plusieurs grandes banques avaient sorti de leur bilan des v&eacute;hicules financiers expos&eacute;s au &quot;subprime&quot;, ceux-ci ayant d&ucirc; &ecirc;tre ensuite rapatri&eacute;s face &agrave; l&#8217;ampleur de la crise. Mais ce nettoyage est progressif. En attendant, le doute s&#8217;est install&eacute;, les banques refusant de se pr&ecirc;ter de l&#8217;argent entre elles, chacune craignant que la solvabilit&eacute; de l&#8217;autre se d&eacute;grade &agrave; l&#8217;avenir. C&#8217;est ainsi que d&#8217;une crise limit&eacute;e aux pr&ecirc;ts hypoth&eacute;caires, on est parvenu &agrave; une crise des cr&eacute;dits en g&eacute;n&eacute;ral. Certaines grandes banques, comme Fortis, ont &eacute;t&eacute; confront&eacute;es &agrave; une crise de liquidit&eacute;s et par la suite accul&eacute;es &agrave; la reprise ou &agrave; la faillite. La banque britannique Northern Rock a &eacute;t&eacute; contrainte de faire appel &agrave; la Banque d&#8217;Angleterre pour &eacute;viter le d&eacute;p&ocirc;t de bilan. Lehman Brothers a fait faillite le 15 septembre 2008. De nombreux &eacute;tablissements mineurs ont &eacute;t&eacute; liquid&eacute;s. Par ailleurs, plusieurs grands noms de la finance&nbsp;ont&nbsp;du&nbsp;faire appel &agrave; des capitaux frais et &agrave; l&#8217;aide gouvernementale pour surmonter l&#8217;&eacute;preuve.&nbsp;</p>
<p><strong><img alt="euro1" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_380_269_jpeg_2572271_7c299521b7c7b26ac0e087b8b1eec2c8.jpg" />5. La fin du boom de la consommation: </strong>Mais voil&agrave; que cette crise s&#8217;&eacute;tend &agrave; l&#8217;ensemble de l&#8217;&eacute;conomie r&eacute;elle. Les premi&egrave;res victimes du &quot;subprime&quot; sont tous ces Am&eacute;ricains qui ont d&ucirc; brader leurs maisons. Dans les ann&eacute;es 2000 aux Etats-Unis, les taux d&#8217;&eacute;pargne personnels &eacute;taient inf&eacute;rieurs &agrave; 2%. Les Am&eacute;ricains pr&eacute;f&egrave;rent le cr&eacute;dit &agrave; l&#8217;&eacute;pargne. Quand ils sont propri&eacute;taires et que la valeur de leur maison augmente, ils empruntent&nbsp;sur cette valeur&nbsp;pour consommer. Et ce m&eacute;canisme est extr&ecirc;mement important. Certaines ann&eacute;es, ce sont 800 milliards de dollars qui ont aliment&eacute; la consommation par ce biais. Or la consommation des m&eacute;nages am&eacute;ricains compte pour 70 % du produit int&eacute;rieur brut des Etats-Unis. On comprend alors toute l&rsquo;importance, pour l&rsquo;&eacute;conomie am&eacute;ricaine, d&rsquo;avoir un march&eacute; immobilier en bonne sant&eacute;. Du fait de la crise des subprimes, des centaines de milliers de m&eacute;nages se sont retrouv&eacute;s dans l&#8217;incapacit&eacute; d&#8217;honorer le paiement de leur &eacute;ch&eacute;ance mensuelle. Et quand les pr&ecirc;teurs ont d&eacute;cid&eacute; d&#8217;exercer leurs hypoth&egrave;ques en vendant les maisons, ils n&#8217;ont pas recouvr&eacute; l&#8217;int&eacute;gralit&eacute; de leur mise. Ceci signifie que des centaines de milliers de personnes se sont retrouv&eacute;es non seulement sans maison mais aussi lourdement endett&eacute;es. L&rsquo;ass&egrave;chement du cr&eacute;dit bancaire et le r&eacute;tr&eacute;cissement du portefeuille des m&eacute;nages am&eacute;ricains, cons&eacute;quence de la baisse du prix de leur maison, ont frein&eacute; la consommation. Dans des pays comme les Etats-Unis, l&rsquo;Espagne ou la Grande-Bretagne, les services financiers et la construction &eacute;taient ces derni&egrave;res ann&eacute;es responsables de plus de la moiti&eacute; des cr&eacute;ations d&rsquo;emplois. La croissance et l&#8217;emploi dans ces pays&nbsp;a donc &eacute;t&eacute; directement touch&eacute;e. La consommation&nbsp;a &eacute;t&eacute;&nbsp;frein&eacute;e par l&#8217;explosion du ch&ocirc;mage et par la prudence des consommateurs, qui recommencent &agrave; &eacute;pargner: aux seuls Etats-Unis, la remont&eacute;e des taux d&#8217;&eacute;pargne repr&eacute;sente des centaines de milliards de dollars soustraits &agrave; l&#8217;&eacute;conomie de consommation. Bizarrement, alors que cela aggrave le ralentissement &eacute;conomique, cela aide aussi &agrave; financer la bataille contre ledit ralentissement : en effet les &eacute;pargnants ach&egrave;tent de la dette US (bien qu&#8217;indirectement) . En 2009,&nbsp; les PIBs nationaux connaissaient une violente contraction, le ch&ocirc;mage explosait, tandis que le commerce mondial chutait de pr&egrave;s de 40% et l&rsquo;investissement de 30%.&nbsp;<strong>(&agrave; suivre)</strong></p>
<p><strong><img style="width: 452px; height: 331px" height="357" alt="" width="506" align="middle" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/clip_image001.gif" /><br />
</strong>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>- France: le débat sur l&#8217;identité nationale nous apprend-il quelque chose?</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 22:27:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Ethnicité]]></category>

		<category><![CDATA[identité]]></category>

		<category><![CDATA[immigration]]></category>

		<category><![CDATA[Nouveau Léviathan]]></category>

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		<description><![CDATA[Oiseux d&#233;bat sur l&#8217;identit&#233; nationale en France


La population fran&#231;aise comptait 64,3 millions d&#8217;habitants au 1er janvier 2009 (m&#233;tropole et DOM). La courbe de la f&#233;condit&#233;, qui avait atteint les deux enfants par femme en 2006, avait tr&#232;s l&#233;g&#232;rement baiss&#233; en 2007, une baisse sans lendemain puisque les Fran&#231;aises ont battu de nouveau un record en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img alt="bonapartism4" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn008_small150_130_129_jpeg_2572271_67bcca28c1f45844bb1e64ae7578e235.jpg" />Oiseux d&eacute;bat sur l&#8217;identit&eacute; nationale en France</h2>
<blockquote>
<p>
La population fran&ccedil;aise comptait 64,3 millions d&#8217;habitants au 1er janvier 2009 (m&eacute;tropole et DOM). La courbe de la f&eacute;condit&eacute;, qui avait atteint les deux enfants par femme en 2006, avait tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;rement baiss&eacute; en 2007, une baisse sans lendemain puisque les Fran&ccedil;aises ont battu de nouveau un record en 2008, avec 2,02 enfants par femme, qui rapproche la France du seuil de renouvellement naturel des g&eacute;n&eacute;rations (2,07). Tout juste deux enfants par femme ne serait pas suffisant, car il na&icirc;t chaque ann&eacute;e plus de gar&ccedil;ons que de filles, et que quelques unes d&#8217;entre elles meurent avant d&#8217;arriver &agrave; l&#8217;&acirc;ge de procr&eacute;er. La France confirme sa place de championne d&#8217;Europe des b&eacute;b&eacute;s, avec l&#8217;Irlande. La moyenne europ&eacute;enne se situe &agrave; environ 1,5 enfant par femme, plusieurs pays se situant en-dessous de cette moyenne comme l&#8217;Allemagne, l&#8217;Espagne, le Portugal, la Pologne ayant un taux proche de 1,2 seulement. Ce dynamisme conduit &agrave; un nombre de naissances en 2008 jamais atteint depuis 1981: en 2008, 801.000 enfants sont n&eacute;s en m&eacute;tropole et 33.000 dans les DOM. Le solde naturel, c&#8217;est-&agrave;-dire la diff&eacute;rence entre les 834.000 naissances et les 543.500 d&eacute;c&egrave;s, est donc tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;, de 290.000 personnes. L&#8217;augmentation de la population fran&ccedil;aise, estim&eacute;e &agrave; 64,3 millions d&#8217;habitants au 1er janvier 2009 (m&eacute;tropole et DOM), s&#8217;explique essentiellement par ce solde naturel, auquel s&#8217;ajoute le solde migratoire de 76.000 personnes. L&#8217;immigration joue peu par ailleurs dans le taux de f&eacute;condit&eacute; de la France, indique-t-on &agrave; l&#8217;Insee, o&ugrave; l&#8217;on estime, &agrave; 0,1 point la contribution des m&egrave;res d&#8217;origine immigr&eacute;e ou &eacute;trang&egrave;res au taux de f&eacute;condit&eacute; de 2,02. En effet, leur nombre d&#8217;enfant est l&eacute;g&egrave;rement plus &eacute;lev&eacute;. (Le Soir 17/01/2009)</p>
</blockquote>
<p><img style="width: 136px; height: 99px" height="93" alt="mosque1" width="150" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn004_small150_155_116_jpeg_2572271_b884f6310356c1ef7cd1c15c5c415ca7.jpg" />Voil&agrave; un bulletin d&eacute;mographique bien suspect. L&rsquo;INSEE, rappelons-le, est un organisme d&rsquo;Etat en position de quasi-monopole, et parfaitement susceptible d&rsquo;&ecirc;tre manipul&eacute;.</p>
<p>Ce rapport est suspect d&rsquo;abord parce qu&rsquo;il alimente les campagnes populationnistes et natalistes de l&rsquo;Etat fran&ccedil;ais. Ces id&eacute;ologies, rappelons-le, croient au nombre comme facteur de puissance. Si la campagne de France a &eacute;t&eacute; perdue en 1940, c&rsquo;est en raison d&rsquo;un nombre insuffisant d&rsquo;hommes. Peu importe si l&rsquo;Histoire a d&eacute;montr&eacute; que l&rsquo;expansion de l&rsquo;Etat est elle-m&ecirc;me la cause du d&eacute;clin d&eacute;mographique. Peu importe si la guerre est devenue une affaire technologique. Il fallait remplir les casernes et les usines, puis plus tard faire baisser les salaires et recr&eacute;er un prol&eacute;tariat docile aux dirigeants - m&ecirc;me s&rsquo;il s&rsquo;av&egrave;re finalement instable -, ce qui leur permet de perp&eacute;tuer les anciens modes de gouvernance autoritaire.&nbsp;</p>
<p><img style="width: 136px; height: 99px" height="93" alt="mosque1" width="150" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn004_small150_155_116_jpeg_2572271_b884f6310356c1ef7cd1c15c5c415ca7.jpg" />Ensuite, ce type de rapport s&rsquo;accompagne de cocoricos qui se veulent rassurants quant &agrave; l&rsquo;ampleur et aux cons&eacute;quences de l&rsquo;immigration. L&rsquo;INSEE regrette que pr&eacute;vaille l&rsquo;image d&#8217;une France en d&eacute;clin d&eacute;mographique, prise d&#8217;assaut par une vague montante d&#8217;immigration. Et pourtant, son bilan ne fait pas &eacute;tat de la &laquo;f&eacute;condit&eacute; fran&ccedil;aise &raquo;, mais de la f&eacute;condit&eacute; des femmes habitant en France. Or, il faut distinguer les familles d&rsquo;origine europ&eacute;enne des familles d&rsquo;origine africaine, ces derni&egrave;res ayant un taux de f&eacute;condit&eacute; sup&eacute;rieur &agrave; 3, ce qui implique un taux corrig&eacute; &agrave; la baisse pour les premi&egrave;res (seul taux de r&eacute;f&eacute;rence valide par rapport aux autres pays europ&eacute;ens). Il faut aussi aller chercher ailleurs que dans les statistiques de l&rsquo;INSEE pour d&eacute;couvrir par exemple que le d&eacute;partement record de la f&eacute;condit&eacute; est la Seine-Saint-Denis, et que dans ce d&eacute;partement 40% des naissances sont de m&egrave;re &eacute;trang&egrave;re. De plus, l&rsquo;ethnicit&eacute; du p&egrave;re n&rsquo;est pas prise en compte dans ce calcul de f&eacute;condit&eacute;. Or, les unions interethniques o&ugrave; la femme est d&rsquo;ethnicit&eacute; europ&eacute;enne sont beaucoup plus fr&eacute;quentes que celles o&ugrave; le p&egrave;re est d&rsquo;ethnicit&eacute; europ&eacute;enne. C&rsquo;est le c&ocirc;t&eacute; sordide du mythe phoc&eacute;en &ndash; la d&eacute;loyaut&eacute; ethnique devient mythe fondateur et pratique courante d&rsquo;une cit&eacute;, d&rsquo;un peuple, d&rsquo;une nation. On peut donc pr&eacute;sumer qu&rsquo;une large part de ces naissances dites &laquo; fran&ccedil;aises &raquo; est largement imputable &agrave; des couples mixtes dont un parent est issu de l&rsquo;immigration.</p>
<p>Enfin, les statistiques ethniques, brouill&eacute;es par le syst&egrave;me juridique, sont lacunaires ou mal document&eacute;es, compte tenu des interdits qui p&egrave;sent sur elles et de l&rsquo;absence de recherche de sciences sociales de qualit&eacute;. Elles ne recensent pas un Turc de nationalit&eacute; allemande venu s&rsquo;installer en France, par exemple, et ne prennent pas en compte la seconde ou la troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration issue de l&rsquo;immigration.&nbsp;</p>
<p><img style="width: 136px; height: 99px" height="93" alt="mosque1" width="150" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn004_small150_155_116_jpeg_2572271_b884f6310356c1ef7cd1c15c5c415ca7.jpg" />Evaluer &agrave; contrario, comme l&rsquo;a fait G&eacute;rard Pince, le stock actuel de Fran&ccedil;ais et Europ&eacute;ens de souche, para&icirc;t plus pertinent. Nous disposons en effet d&rsquo;un point de d&eacute;part pr&eacute;cis: celui de la population en 1946 (40.246.742), sachant que les &eacute;trangers et immigr&eacute;s &eacute;taient alors &agrave; 88% d&rsquo;ethnie europ&eacute;enne. On ajoute &agrave; cette population initiale l&rsquo;accroissement naturel (hors immigration) jusqu&rsquo;en 1974, date du regroupement familial et on obtient 49.105.699 en 1975. On applique ensuite &agrave; ce dernier chiffre, les taux d&rsquo;accroissement naturel de trois d&eacute;partements fran&ccedil;ais o&ugrave; l&rsquo;immigration est rest&eacute;e jusqu&rsquo;&agrave; ce jour n&eacute;gligeable (la Manche, les Deux-S&egrave;vres et la Vend&eacute;e). On arrive ainsi en 2008 &agrave; 53 millions d&rsquo;habitants pour la population d&rsquo;ethnie europ&eacute;enne. Comme l&rsquo;INSEE estimait la population globale de la France &agrave; 62 millions en 2008, il en r&eacute;sulte que les ethnies noires, arabes et asiatiques repr&eacute;sentent 9 millions de personnes &agrave; cette date, auxquelles il faut rajouter quelques 500,000 clandestins.</p>
<p>Le r&eacute;sultat de cette m&eacute;thode correspond aux observations quotidiennes. Le vrai bilan d&eacute;mographique est celui d&rsquo;une substitution de population.</p>
<p><img style="width: 136px; height: 99px" height="93" alt="mosque1" width="150" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn004_small150_155_116_jpeg_2572271_b884f6310356c1ef7cd1c15c5c415ca7.jpg" />Dans ce contexte, on ne peut que sourire devant la nouvelle initiative du gouvernement fran&ccedil;ais sur &quot;l&#8217;identit&eacute; nationale&quot;. Croit-il vraiment qu&#8217;une s&eacute;rie de colloques dans les pr&eacute;fectures convertira les &laquo; jeunes &raquo; de banlieue aux &quot;valeurs r&eacute;publicaines&quot;? Encore faudrait-il montrer en quoi ces soit-disant valeurs distingueraient ce pays de n&#8217;importe quel autre pays occidental. La France est un pays qui a repr&eacute;sent&eacute; l&#8217;Etat-nation par excellence &ndash; c&rsquo;est le plus vieux d&rsquo;entre eux. Elle a subi une rapide r&eacute;duction de statut qui en fait une puissance moyenne, dont les attributs de la souverainet&eacute; ont presque tous disparu: les fronti&egrave;res, le franc, le service militaire&#8230; Elle vit de mani&egrave;re tr&egrave;s douloureuse son insertion dans un ensemble europ&eacute;en qu&#8217;elle avait con&ccedil;u inconsciemment comme une extension d&#8217;elle-m&ecirc;me, et auquel elle doit en fait se plier. Ajoutez &agrave; cela l&#8217;arriv&eacute;e massive de populations difficiles &agrave; soumettre aux normes de la francit&eacute; traditionnelle et vous constatez que le pays cumule avec une intensit&eacute; rare tous les param&egrave;tres d&rsquo;un trouble de l&rsquo;identit&eacute;. L&rsquo;identit&eacute; nationale est une fiction politique cr&eacute;&eacute;e par les Etats-nations. Mais pour faire vivre cette fiction, il faut un substrat plausible d&rsquo;identit&eacute; ethnique. Or ce dernier aujourd&rsquo;hui n&rsquo;existe plus. <br />
&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>- Conférence sur le climat: l&#8217;implication des ONGs</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Dec 2009 09:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>

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		<category><![CDATA[société civile]]></category>

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		<description><![CDATA[La soci&#233;t&#233; civile l&#226;che ses militants dans la bataille
&#160;

La Conf&#233;rence de Copenhague sur le climat, combien de participants? Les organisateurs de l&#8217;&#233;v&#233;nement, ONU et autorit&#233;s danoises confondues, n&#8217;en avaient aucune id&#233;e dimanche en fin d&#8217;apr&#232;s-midi, &#224; quelques heures de la c&#233;r&#233;monie d&#8217;inauguration. Leurs services d&#8217;information respectifs se contentaient de r&#233;p&#233;ter que le complexe o&#249; doit [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img height="100" alt="conn" width="189" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn006_original_200_100_gif_2572271_2bfbb5d67cdda5cc53c302c809b95214.gif" />La soci&eacute;t&eacute; civile l&acirc;che ses militants dans la bataille<br />
&nbsp;</h2>
<blockquote>
<p>La Conf&eacute;rence de Copenhague sur le climat, combien de participants? Les organisateurs de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, ONU et autorit&eacute;s danoises confondues, n&rsquo;en avaient aucune id&eacute;e dimanche en fin d&rsquo;apr&egrave;s-midi, &agrave; quelques heures de la c&eacute;r&eacute;monie d&rsquo;inauguration. Leurs services d&rsquo;information respectifs se contentaient de r&eacute;p&eacute;ter que le complexe o&ugrave; doit se tenir la rencontre du 7 au 18 d&eacute;cembre, le Bella Center, peut contenir 15&thinsp;000 personnes au maximum mais que l&rsquo;affluence s&rsquo;annonce sensiblement sup&eacute;rieure au vu du nombre des inscrits: 32 000&hellip; Combien de ces derniers viendront? Et s&rsquo;ils viennent tous, o&ugrave; se tiendront-ils? Myst&egrave;re. &laquo;Ce sera comme dans une discoth&egrave;que, ose une attach&eacute;e de presse. &Ccedil;a va beaucoup entrer et sortir.&raquo;. Le chiffre global de participation n&rsquo;est pas la seule inconnue. Personne ne pouvait dire encore dimanche combien d&rsquo;officiels seraient l&agrave; pour repr&eacute;senter les 192&thinsp; Etats du monde parties au processus. Un fait paraissait toutefois certain: les diplomates seront moins nombreux que les &laquo;observateurs&raquo;, soit les d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s des organisations non gouvernementales, des universit&eacute;s, des Eglises, etc., qu&rsquo;une rumeur persistante estimait &agrave; 19 000. S&rsquo;il fallait une derni&egrave;re preuve de l&rsquo;importance de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, cet extraordinaire afflux de &laquo;citoyens ordinaires&raquo; vient l&rsquo;apporter. Apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; longtemps l&rsquo;affaire des seuls scientifiques, le r&eacute;chauffement a commenc&eacute; &agrave; int&eacute;resser les politiques &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980. Aujourd&rsquo;hui, &agrave; l&rsquo;occasion de cette 15e Conf&eacute;rence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, un troisi&egrave;me acteur s&rsquo;impose avec force: la soci&eacute;t&eacute; civile. C&rsquo;est que de plus en plus de gens prennent la mesure du ph&eacute;nom&egrave;ne depuis que la communaut&eacute; des climatologues, repr&eacute;sent&eacute;e par le Groupe d&rsquo;experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC), s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute;e pratiquement s&ucirc;re de la r&eacute;alit&eacute; du r&eacute;chauffement et de la responsabilit&eacute; humaine. Et nombre de citoyens, regroup&eacute;s dans des centaines d&rsquo;ONG, veulent &eacute;viter de laisser les gouvernements affronter seuls le probl&egrave;me. Un probl&egrave;me qui, &agrave; leurs yeux, conduit le monde &agrave; la catastrophe et doit &ecirc;tre empoign&eacute; avec la plus grande vigueur. Il est des circonstances, pensent-ils, et le r&eacute;chauffement en est une, o&ugrave; la politique s&rsquo;av&egrave;re une affaire trop s&eacute;rieuse pour &ecirc;tre laiss&eacute;e aux politiciens. (Le Temps, lundi 7 d&eacute;cembre 2009)<br />
&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><img alt="climate change 3" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn001_small150_140_80_jpeg_2572271_34df110ecb6285009e4024096b1dae72.jpg" />Ainsi, nous dit-on, des centaines d&rsquo;organisations non-gouvernementales ont afflu&eacute; dans la capitale danoise pour opposer au lobby des &eacute;nergies fossiles un &laquo;lobby des citoyens&raquo;. Pas question pour elles de laisser les politiques libres de tergiverser. C&rsquo;est plut&ocirc;t un bienfait, car le concept de cette conf&eacute;rence est tr&egrave;s bureaucratique: organis&eacute;e par l&rsquo;ONU - une organisation parfaitement gouvernementale qui r&eacute;unit des Etats, cens&eacute;s repr&eacute;senter leurs pays respectifs - elle pr&eacute;voit d&rsquo;abord une rencontre des experts et des fonctionnaires sp&eacute;cialis&eacute;s, puis des chefs d&rsquo;Etat et de gouvernement. On peut se demander comment les seconds vont utiliser le travail des premiers, puisque ils auront &agrave; peine eu le temps d&rsquo;en prendre connaissance. Des voix qualifi&eacute;es se sont d&rsquo;ailleurs d&eacute;j&agrave; &eacute;lev&eacute;es pour dire qu&rsquo;une absence d&rsquo;accord serait pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; un r&eacute;sultat alambiqu&eacute; dont l&rsquo;interpr&eacute;tation prendrait des ann&eacute;es. Ce genre de grande messe ne contient pas de dynamique de groupe, car il y a trop de monde impliqu&eacute; pour qu&rsquo;une v&eacute;ritable interaction puisse se produire. Il faut donc croire que les d&eacute;s sont pip&eacute;s et que les d&eacute;cisions sont d&eacute;j&agrave; prises par ailleurs.&nbsp; Et que si elles ne l&#8217;ont pas &eacute;t&eacute;, les risques d&#8217;&eacute;chec sont grands. Chaque fois que les gouvernements se r&eacute;unissent (conf&eacute;rence sur le climat, G20, &laquo; sommets &raquo; europ&eacute;ens&hellip;), la soci&eacute;t&eacute; civile tend &agrave; intervenir, et, en l&rsquo;esp&egrave;ce, cette intervention prend un caract&egrave;re massif. Cette mobilisation va dans le bon sens et change aussi de forme: de la manifestation &agrave; la participation. Cependant, le lobbyisme citoyen (pression sur les gouvernements) est insuffisant. La participation directe et effective aux d&eacute;cisions, sous une forme &agrave; d&eacute;terminer, aussi peu bureaucratique et institutionnalis&eacute;e que possible, permettrait d&rsquo;aller plus loin.&nbsp;De m&ecirc;me, au quotidien, il ne faut pas tout attendre des gouvernements. C&#8217;est par des&nbsp;choix individuels ou familiaux de consommation, de recyclage et d&#8217;investissement que seront effectu&eacute;s les&nbsp;plus grands progr&egrave;s.&nbsp;&nbsp;Vous pouvez&nbsp;faire quelque chose: choisir une &eacute;nergie verte, consommer des produits bios,&nbsp;r&eacute;clamer&nbsp;&agrave; vos fournisseurs des produits organiques et des proc&eacute;d&eacute;s respectueux de l&#8217;environnement.&nbsp; En l&#8217;esp&egrave;ce, le march&eacute;&nbsp;a des chances d&#8217;&ecirc;tre&nbsp;plus fort que l&#8217;Etat&#8230;</p>
<p><img height="311" alt="" width="448" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/01_ch_copenhagen.jpg" /></p>
<p>
&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>- Le piteux résultat du traité de Lisbonne</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 19:04:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

		<category><![CDATA[Nouveau Léviathan]]></category>

		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[
Montagnes et souris: les accouchements du L&#233;viathan

Barroso, Van Rompuy, Ashton&#8230; En d&#233;pit de la joie et de la fiert&#233; que peuvent susciter en Belgique la nomination de notre Premier ministre au poste de premier pr&#233;sident permanent du Conseil de l&#8217;Union europ&#233;enne, force est de constater que c&#8217;est un trio peu enthousiasmant qui incarnera l&#8217;Europe d&#233;sormais, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>
Montagnes et souris: les accouchements du L&eacute;viathan</h2>
<blockquote>
<p><img alt="Leviathan" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn010_small150_150_149_jpeg_2572271_62c50c064d8f7a4ca9833b7955cbc159.jpg" />Barroso, Van Rompuy, Ashton&hellip; En d&eacute;pit de la joie et de la fiert&eacute; que peuvent susciter en Belgique la nomination de notre Premier ministre au poste de premier pr&eacute;sident permanent du Conseil de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, force est de constater que c&rsquo;est un trio peu enthousiasmant qui incarnera l&rsquo;Europe d&eacute;sormais, dans la nouvelle configuration &eacute;tablie par le trait&eacute; de Lisbonne. Herman Van Rompuy, un candidat dont les Belges ont des raisons de croire qu&rsquo;il conviendra parfaitement au poste d&rsquo;ing&eacute;nieur de compromis que repr&eacute;sentera sa nouvelle fonction, a &eacute;t&eacute; sacr&eacute; par ses pairs pour une seule raison : aucun dirigeant europ&eacute;en ne le connaissait trop bien, puisqu&rsquo;il n&rsquo;a pas eu le temps, en un an, de se faire des ennemis. Personne n&rsquo;avait donc trop d&rsquo;arguments &agrave; opposer &agrave; sa nomination. En compl&eacute;ment &agrave; la nomination de ce &laquo; presque inconnu &raquo; en Europe et dans le monde, l&rsquo;hypoth&egrave;se de nommer un grand format diplomatique au poste, beaucoup plus en vue, de haut repr&eacute;sentant aux Affaires &eacute;trang&egrave;res avait un moment tenu la corde : le ministre actuel des Affaires &eacute;trang&egrave;res britannique, le travailliste David Miliband, l&rsquo;Italien Massimo d&rsquo;Alema ou l&rsquo;Espagnol Miguel Anguel Moratinos, &eacute;taient des candidats qui ne manquaient pas de panache. Mais en fin de compte, les arrangements politiques d&rsquo;arri&egrave;re-salle ont d&eacute;bouch&eacute; sur le choix de Cathy Ashton : m&ecirc;me dans les douze derniers mois, les seuls o&ugrave; elle ait occup&eacute; une fonction internationale (commissaire europ&eacute;enne au Commerce), on a peine &agrave; trouver la moindre mention de quelques faits d&rsquo;armes. On dira ce qu&rsquo;on veut : ce n&rsquo;est pas ce duo qui fera r&ecirc;ver l&rsquo;Europe et en imposera &agrave; Barack Obama, Hu Jintao, Vladimir Poutine ou Ignazio Lula da Silva&hellip;&nbsp;Enfin, la mani&egrave;re dont ces nominations, premi&egrave;res d&eacute;cisions de l&rsquo;Union europ&eacute;enne &laquo; nouvelle formule &raquo;, sont intervenues, est loin, tr&egrave;s loin des objectifs qui sont &agrave; l&rsquo;origine du trait&eacute; de Lisbonne qui les institue. Rappelons que la gestation de ce Trait&eacute; avait &eacute;t&eacute; initi&eacute;e, lors d&rsquo;un sommet &agrave; Laeken, afin notamment de &laquo; rapprocher les institutions europ&eacute;ennes du citoyen &raquo;, et de rendre l&rsquo;Union &laquo; plus d&eacute;mocratique, plus transparente et plus efficace &raquo;. Les dirigeants de l&rsquo;Union europ&eacute;enne ont, par leur premi&egrave;re d&eacute;cision de ce qui devait &ecirc;tre un nouveau d&eacute;but, pitoyablement poursuivi une pratique politique opaque et d&eacute;pourvue d&rsquo;ambition. (Le Soir, 19/11/2009).&nbsp;</p>
</blockquote>
<p>Ainsi, c&rsquo;est &agrave; cela qu&rsquo;aboutit ce fameux trait&eacute; dont l&rsquo;objectif officiel &eacute;tait de mieux faire fonctionner les institutions politiques europ&eacute;ennes, et l&rsquo;objectif officieux de parachever la cr&eacute;ation d&rsquo;un Etat europ&eacute;en&nbsp;permettant aux milieux dirigeants d&rsquo;&eacute;chapper au contr&ocirc;le des citoyens dans leurs pays respectifs. Le long et co&ucirc;teux processus qui &eacute;tait pass&eacute; notamment par trois consultations populaires n&eacute;gatives, en France, en Hollande et en Irlande, avait n&eacute;cessit&eacute; des reformulations, des n&eacute;gociations, des exceptions, des pressions, des ratifications parlementaires, suivant la panoplie habituelle du contournement de l&rsquo;opinion publique familier &agrave; la politique europ&eacute;enne des Etats.&nbsp;Il aboutit au choix de personnalit&eacute;s m&eacute;diocres, &agrave; la mode sovi&eacute;tique, soit par manque de leadership disponible, soit par volont&eacute; de la part des &laquo; grands &raquo; Etats de contr&ocirc;ler la situation en sous-main.&nbsp;Mais aussi &agrave; la mise en place d&rsquo;une structure complexe et bureaucratique, avec un Pr&eacute;sident &laquo; stable &raquo; mais au mandat bref, une confusion des r&ocirc;les entre le Conseil et la Commission, une pr&eacute;sidence tournante aux pouvoirs affaiblis mais qui persiste. Etrange processus, &eacute;trange organisation s&rsquo;il s&rsquo;agit vraiment de &laquo; rapprocher les institutions europ&eacute;ennes du citoyen &raquo;, et de rendre l&rsquo;Union &laquo; plus d&eacute;mocratique, plus transparente et plus efficace&raquo;. Mais est-ce r&eacute;ellement le but recherch&eacute;&nbsp;?&nbsp;A quoi bon avoir d&eacute;pens&eacute; l&#8217;argent de l&#8217;Europe et viol&eacute; la d&eacute;mocratie, si c&#8217;&eacute;tait pour parvenir &agrave; un tel r&eacute;sultat? Le Nouveau L&eacute;viathan europ&eacute;en s&#8217;emp&ecirc;tre dans des insuffisances et ses contradictions.</p>
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		<title>- Les Etats voleurs d&#8217;impôts: le futur de la flat tax</title>
		<link>http://www.socialcapital-foundation.org/blog/articles/les-etats-voleurs-dimpots/</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 21:10:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[Société]]></category>

		<category><![CDATA[fiscalité]]></category>

		<category><![CDATA[réforme]]></category>

		<category><![CDATA[société civile]]></category>

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		<description><![CDATA[La Flat Tax, fer de lance de la n&#233;cessaire r&#233;forme fiscale?


Par opposition &#224; l&#8217;imp&#244;t progressif, la &#34;flat tax&#34; est proportionnelle, c&#8217;est-&#224;-dire qu&#8217;elle applique un m&#234;me taux d&#8217;imposition &#224; tous les revenus imposables. Elle met ainsi fin &#224; toutes les discriminations par revenu, groupement ou composition du foyer fiscal. La flat tax est un sujet de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>La Flat Tax, fer de lance de la n&eacute;cessaire r&eacute;forme fiscale?</h2>
<blockquote>
<p>
<img height="99" alt="" width="140" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bureaucracy3_desk.jpg" />Par opposition &agrave; l&#8217;imp&ocirc;t progressif, la &quot;flat tax&quot; est proportionnelle, c&#8217;est-&agrave;-dire qu&#8217;elle applique un m&ecirc;me taux d&#8217;imposition &agrave; tous les revenus imposables. Elle met ainsi fin &agrave; toutes les discriminations par revenu, groupement ou composition du foyer fiscal. La flat tax est un sujet de discussion quotidien aux Etats-Unis, notamment pour simplifier le vieux code fiscal actuel; elle est d&eacute;j&agrave; entr&eacute;e en vigueur dans des pays comme la Russie, l&#8217;Estonie ou encore la Slovaquie. Le d&eacute;bat oppose, d&#8217;un c&ocirc;t&eacute;, les d&eacute;fenseurs du principe, qui expliquent qu&#8217;un homme qui travaille (et qui donc gagne peut-&ecirc;tre) dix fois plus que son voisin n&#8217;a pas &agrave; endosser un taux d&#8217;imposition plus &eacute;lev&eacute;, d&#8217;autant plus qu&#8217;il paiera d&eacute;j&agrave; dix fois plus d&#8217;imp&ocirc;ts avec la flat tax. A l&#8217;inverse, les d&eacute;tracteurs du principe pensent que les classes moyennes et pauvres ne devraient pas subir un taux d&#8217;imposition aussi lourd que les revenus les plus &eacute;lev&eacute;s. 11/05/2009, IREF</p>
</blockquote>
<p>La Flat Tax&nbsp;dont le projet est pr&eacute;sent&eacute; par&nbsp;Robert E. Hall et Alvin Rabuschka est un&nbsp;imp&ocirc;t &agrave; taux unique consistant &agrave; imposer de mani&egrave;re proportionnelle tous les contribuables, individus comme entreprises, ind&eacute;pendamment de <br />
la provenance de leurs revenus ou de leur hauteur. La d&eacute;claration fiscale tiendrait sur une carte postale.</p>
<p><img height="90" alt="" width="135" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bureaucracy_tracks.jpg" />Les deux auteurs, professeurs &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Stanford et chercheurs &agrave; la Fondation Hoover,&nbsp;font partir&nbsp;leur d&eacute;monstration de plusieurs constats. Premi&egrave;rement, tel qu&rsquo;il existe aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;imp&ocirc;t f&eacute;d&eacute;ral am&eacute;ricain sur le revenu est un d&eacute;sastre complet car il est inefficace, in&eacute;quitable, complexe et incompr&eacute;hensible. Il encourage l&rsquo;&eacute;vasion et la fraude fiscales. L&rsquo;imp&ocirc;t f&eacute;d&eacute;ral que Jimmy Carter avait nomm&eacute; &laquo; une honte pour la race humaine &raquo; est d&rsquo;une complexit&eacute; qui tient en plus de 6 000 pages r&eacute;unis dans le Code des Imp&ocirc;ts de l&rsquo;IRS (l&rsquo;&eacute;quivalent de notre DGI). Le fisc am&eacute;ricain d&eacute;livre chaque ann&eacute;e plus de 500 formulaires fiscaux avec des explications pour les contribuables. Trois maisons d&rsquo;&eacute;ditions sont mises &agrave; contribution tous les ans pour &eacute;diter toute cette paperasserie.Environ 10 milliards de pages sont donc envoy&eacute;es tous les ans aux contribuables am&eacute;ricains.</p>
<p><img style="width: 140px; height: 78px" height="65" alt="" width="140" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/bureaucracy_paper%20clips.jpg" />Les co&ucirc;ts de la collecte de cet imp&ocirc;t sont extr&ecirc;mement &eacute;lev&eacute;s car on les estime &agrave; environ 65 % des montants pr&eacute;lev&eacute;s soit 400 milliards de dollars. Il s&rsquo;agit l&agrave; des co&ucirc;ts directs. Mais les contribuables &ndash; individus et entreprises &ndash; passent beaucoup de temps &agrave; remplir les formulaires : 46 heures (deux jours) en moyenne. Ce co&ucirc;t est difficilement quantifiable mais les auteurs l&rsquo;estiment &agrave; plus de 100 Mds de dollars par an (cela inclut aussi les d&eacute;penses englouties par les conseillers fiscaux). A cela s&rsquo;ajoutent la fraude fiscale et l&rsquo;&eacute;vitement fiscal (les niches fiscales) nourris par l&rsquo;incroyable complexit&eacute; de l&rsquo;imp&ocirc;t. On estime &agrave; plus de 18 % le montant de l&rsquo;imp&ocirc;t d&ucirc; par les contribuables et non collect&eacute; par le fisc.</p>
<p><img height="87" alt="taxes" width="130" align="left" border="0" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/images/dyn002_small150_130_91_jpeg_2572271_a089e91cdbf1ba43e55ed9bcc3a4b755.jpg" />Aux Etats-Unis, les niches fiscales sont extr&ecirc;mement nombreuses. Certaines sont tr&egrave;s utiles et contribuent &agrave; l&rsquo;&eacute;panouissement de l&rsquo;&eacute;conomie et de la soci&eacute;t&eacute; civile am&eacute;ricaine : les d&eacute;ductions pour les fondations, les think tanks, les charities, les Universit&eacute;s, les h&ocirc;pitaux, etc&hellip; Mais beaucoup d&rsquo;exemptions fiscales sont compl&egrave;tement farfelues et leur co&ucirc;t est estim&eacute; &agrave; 250 Mds de dollars. Des milliers de formulaires et de r&eacute;glementations dispara&icirc;tront gr&acirc;ce &agrave; cet imp&ocirc;t &agrave; taux unique. Ils seront remplac&eacute;s par deux formulaires de la taille d&rsquo;une carte postale.Les auteurs montrent tr&egrave;s clairement que la &laquo; flat tax &raquo; est aussi l&rsquo;imp&ocirc;t le plus &eacute;quitable car il touche toutes les personnes mais les plus riches paieront plus d&rsquo;imp&ocirc;t que les moins riches. Enfin, la &laquo; flat tax &raquo; serait un excellent outil au service de la croissance &eacute;conomique. Et aussi au service de l&rsquo;Etat. Tous les pays &ndash; plus d&rsquo;une vingtaine dans le monde &ndash; qui l&rsquo;ont mise en place ont vu leurs recettes fiscales augmenter.</p>
<p>Cette d&eacute;monstration accablante va dans le sens de nos th&egrave;ses. Le seul imp&ocirc;t valable serait un imp&ocirc;t unique, forfaitaire, direct, transparent et contr&ocirc;lable. Si cet imp&ocirc;t est en pourcentage il n&rsquo;avantagerait pas les riches. La question est de savoir si la TVA serait d&eacute;mantel&eacute;e. Et si les ressources de l&rsquo;imp&ocirc;t seraient ouvertes aux organisations de la soci&eacute;t&eacute; civile.&nbsp;</p>
<p>Toute autre forme d&#8217;imposition est n&eacute;cessairement inintelligente puisque elle cherche &agrave; infl&eacute;chir les comportements des acteurs sociaux sans rien savoir de ce qui d&eacute;termine lesdits comportements. Le plus souvent, les r&egrave;gles complexes mises en place par les politiciens et les bureaucrates se contredisent&nbsp;ou s&#8217;annulent r&eacute;ciproquement ou bien sont tourn&eacute;es par les acteurs.</p>
<p>Quant aux d&eacute;penses, le revenu de l&#8217;imp&ocirc;t devrait &ecirc;tre ouvert &agrave; toutes les organisations poursuivant le bien commun dans le cadre d&#8217;un d&eacute;veloppement de la soci&eacute;t&eacute; civile, et non &ecirc;tre r&eacute;serv&eacute; au seul Etat. On peut tr&egrave;s bien envisager une r&eacute;duction des d&eacute;penses de cet Etat via la privatisation ou soci&eacute;talisation de nombre de ses fonctions, y compris r&eacute;galiennes, et on peut beaucoup mieux g&eacute;rer les services de l&#8217;Etat, de fa&ccedil;on &agrave; produire de meilleurs services avec moins de moyens.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>- Nobel: le capital social à l&#8217;honneur</title>
		<link>http://www.socialcapital-foundation.org/blog/articles/le-capital-social-a-lhonneur/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 08:40:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Economie]]></category>

		<category><![CDATA[capital social]]></category>

		<category><![CDATA[prix nobel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Nobel d&#8217;Economie prime le capital&#160;social
&#160;

Le prix Nobel d&#8217;&#233;conomie a &#233;t&#233; attribu&#233; aux Am&#233;ricains Elinor Ostrom, premi&#232;re femme r&#233;compens&#233;e, et Oliver Williamson pour leurs travaux sur la gouvernance &#233;conomique, a annonc&#233; lundi le comit&#233; Nobel. Elinor Ostrom, de l&#8217;Universit&#233; d&#8217;Indiana (centre), a d&#233;montr&#233; comment les co-propri&#233;t&#233;s peuvent &#234;tre efficacement g&#233;r&#233;es par des associations d&#8217;usagers, pr&#233;cise [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img height="150" alt="" width="120" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/trophy2.jpg" />Le Nobel d&#8217;Economie prime le capital&nbsp;social<br />
&nbsp;</h2>
<blockquote>
<p>Le prix Nobel d&rsquo;&eacute;conomie a &eacute;t&eacute; attribu&eacute; aux Am&eacute;ricains Elinor Ostrom, premi&egrave;re femme r&eacute;compens&eacute;e, et Oliver Williamson pour leurs travaux sur la gouvernance &eacute;conomique, a annonc&eacute; lundi le comit&eacute; Nobel. Elinor Ostrom, de l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Indiana (centre), a d&eacute;montr&eacute; comment les co-propri&eacute;t&eacute;s peuvent &ecirc;tre efficacement g&eacute;r&eacute;es par des associations d&rsquo;usagers, pr&eacute;cise le comit&eacute;. Elinor Ostrom, n&eacute;e en 1933, est la premi&egrave;re femme &agrave; &ecirc;tre r&eacute;compens&eacute;e par le Nobel d&rsquo;Economie. Officiellement d&eacute;nomm&eacute; prix de la Banque de Su&egrave;de en sciences &eacute;conomiques en m&eacute;moire d&rsquo;Alfred Nobel, le Nobel d&rsquo;&eacute;conomie, est le seul &agrave; ne pas avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;vu dans le testament de l&rsquo;industriel et philanthrope su&eacute;dois. D&eacute;cern&eacute; depuis 1969 et financ&eacute; par la banque centrale su&eacute;doise, il fonctionne n&eacute;anmoins exactement comme les autres prix avec un comit&eacute; et une dotation de 10 millions de couronnes (970.000 euros) &agrave; partager entre les laur&eacute;ats (Le Soir, lundi 12 octobre 2009).</p>
</blockquote>
<p>Il est r&eacute;jouissant qu&rsquo;Elinor Ostrom ait obtenu le Prix Nobel d&rsquo;Economie. En effet, il s&rsquo;agit d&rsquo;un fin chercheur en mati&egrave;re de capital social, dont l&rsquo;&oelig;uvre inclut de nombreux ouvrages sur le capital social, la participation citoyenne, l&rsquo;engagement civique et l&rsquo;auto-r&eacute;gulation, le r&ocirc;le des valeurs dans l&rsquo;&eacute;conomie, le management collectif des ressources, la confiance et la r&eacute;ciprocit&eacute;. Ci-apr&egrave;s les r&eacute;f&eacute;rences de certaines de ses &oelig;uvres en rapport direct ou indirect avec la probl&eacute;matique du capital social:</p>
<p>- Foundations of Social Capital, edited with T. K. Ahn (Cheltenham, UK: Edward Elgar, 2003). <br />
- Trust and Reciprocity: Interdisciplinary Lessons from Experimental Research, edited with James Walker (New York: Russell Sage Foundation, 2003). <br />
- Competition &amp; Cooperation: Conversations with Nobelists about Economics and Political Science, edited with James Alt and Margaret Levi. (New York: Russell Sage Foundation, 1999). <br />
- Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action (New York: Cambridge University Press, 1990). <br />
- &ldquo;The Meaning of Social Capital and Its Link to Collective Action&rdquo; (with T. K. Ahn). In Handbook of Social Capital: The Troika of Sociology, Political Science and Economics, ed. Gert T. Svendsen and Gunnar L. Svendsen, 17&ndash;35. Northampton, MA: Edward Elgar, 2009. <br />
- &ldquo;Trust in Private and Common Property Experiments&rdquo; (with James Cox, James Walker, Antonio Jamie Castillo, Eric Coleman, Robert Holahan, Michael Schoon, and Brian Steed). Southern Economic Journal 75(4) (April 2009): 957&ndash;75. <br />
- &ldquo;Gemeing&uuml;termanagement&mdash;eine Perspektive f&uuml;r b&uuml;rgerschaftliches Engagement&rdquo; [Governing a Commons from a Citizen&rsquo;s Perspective]. In Wem geh&ouml;rt die Welt? Zur Wiederentdeckung der Gemeing&uuml;ter, ed. Silke Helfrich, 218&ndash;228. M&uuml;nchen: Oekom Verlag, 2009. <br />
- &ldquo;What is Social Capital?&rdquo; In Social Capital: Reaching Out, Reaching In, ed. Viva Bartkus and James Davis, 17&ndash;38. Northampton, MA: Edward Elgar, 2009. <br />
- &ldquo;Social Capital and Collective Action&rdquo; (with T. K. Ahn). In The Handbook of Social Capital, ed. Dario Castiglione, Jan van Deth, and Guglielmo Wolleb, 70&ndash;100. Oxford: Oxford University Press, 2008. <br />
- &ldquo;The Vital Role of Norms and Rules in Maintaining Open Public and Private Economies&rdquo; (with David Schwab). In Moral Markets: The Critical Role of Values in the Economy, ed. Paul J. Zak, 204&ndash;227. Princeton, NJ: Princeton University Press, 2008. <br />
- &ldquo;A Frequently Overlooked Precondition of Democracy: Citizens Knowledgeable About and Engaged in Collective Action.&rdquo; In Preconditions of Democracy, The Tampere Club Series, vol. 2, ed. Geoffrey Brennan, 75&ndash;89. Tampere, Finland: Tampere University Press, 2006. <br />
- &ldquo;Signals, Symbols, and Human Cooperation&rdquo; (with T.K. Ahn and Marco Janssen). In The Origins and Nature of Sociality, ed. Robert W. Sussman and Audrey R. Chapman, 122-139. New York: Aldine De Gruyter, 2003. <br />
- &ldquo;Heterogeneous Preferences and Collective Action&rdquo; (with T.K. Ahn and James Walker). Public Choice 117 (3-4) (December 2003): 295-314. <br />
- &ldquo;How Types of Goods and Property Rights Jointly Affect Collective Action.&rdquo; Journal of Theoretical Politics 15(3) (July 2003): 239-270. <br />
- &ldquo;Introduction&rdquo; (with T. K. Ahn). In Foundations of Social Capital, ed. Elinor Ostrom and T. K. Ahn, xi-xxxix. Cheltenham, UK: Edward Elgar Publishing, 2003. <br />
- &ldquo;A Social Science Perspective on Social Capital: Social Capital and Collective Action&rdquo; (with T. K. Ahn). In Social Capital: Conceptual Explorations, Elinor Ostrom and T. K. Ahn, Alessandro Pizzorno, and Mark E. Warren, 8-56. Rusel Papers Civic Series no. 1/2002. Exeter, UK: University of Exeter, 2002. <br />
- &ldquo;Vulnerability and Polycentric Governance Systems.&rdquo; IHDP (International Human Dimensions Programme on Global Environmental Change) Newsletter UPDATE no. 3 (2001): 1, 3-4. <br />
- &ldquo;Social Dilemmas and Human Behaviour.&rdquo; In Economics in Nature: Social Dilemmas, Mate Choice and Biological Markets, ed. Ronald No&euml;, Jan A.R.A.M. Van Hooff, and Peter Hammerstein, 21-41. Cambridge: Cambridge University Press, 2001. <br />
- &ldquo;Social Capital: A Fad or a Fundamental Concept?&rdquo; In Social Capital: A Multifaceted Perspective, ed. Partha Dasgupta and Ismail Seraeldin, 172-214. Washington, DC: The World Bank, 1999. <br />
- &ldquo;Reciprocity, Trust, and the Sense of Control: A Cross-Societal Study&rdquo; (with Nahoko Hayashi, James Walker, and Toshio Yamagishi). Rationality and Society 11(1) (February 1999): 27-46. <br />
- &ldquo;Self-Organization and Social Capital.&rdquo; Industrial and Corporate Change 4(1) (1995): 131-59. <br />
- &ldquo;Social Capital and Cooperation: Communication, Bounded Rationality, and Behavioral Heuristics&rdquo; (with Roy Gardner and - James Walker). In Social Dilemmas and Cooperation, ed. Ulrich Schulz, Wulf Albers, and Ulrich Mueller, 375-411. Berlin: Springer-Verlag, 1994. <br />
- &ldquo;A Communitarian Approach to Local Governance.&rdquo; National Civic Review 82(3) (August 1993): 226-33. <br />
- &ldquo;Policy Analysis of Collective Action and Self-Governance.&rdquo; In Advances in Policy Studies Since 1950, ed. William N. Dunn and Rita Mae Kelly, 81-119. Policy Studies Review Annual, vol. 10. New Brunswick, NJ: Transaction Publishers, 1992. <br />
- &ldquo;Covenants With and Without a Sword: Self-Governance is Possible&rdquo; (with James Walker and Roy Gardner). American Political Science Review 86(2) (June 1992): 404-417. <br />
- &ldquo;Citizen Participation in Policing: What Do We Know?&rdquo; Journal of Voluntary Action Research 7(1-2) (January-June 1978): 102-8. <br />
- Wittgenstein Lectures on &ldquo;Collective Action and the Commons,&rdquo; University of Bayreuth, Germany, June 22-27, 2009.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>- Folie orange aux Pays-Bas: la vengeance des particules élementaires</title>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2009 16:12:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La vengeance des particules &#233;l&#233;mentaires&#160;

Karst S. conduisait la voiture qui avait fonc&#233; jeudi sur la foule r&#233;unie &#224; Apeldoorn (centre de Pays-Bas) dans le but, avou&#233; &#224; la police juste apr&#232;s l&#8217;incident, d&#8217;atteindre la famille royale, faisant&#160;7 morts et onze bless&#233;s. A bord d&#8217;une voiture noire, l&#8217;homme avait forc&#233; deux barrages, puis fonc&#233; dans la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><img style="width: 132px; height: 103px" height="120" alt="" width="144" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/dutch%20flag.jpg" />La vengeance des particules &eacute;l&eacute;mentaires&nbsp;</h2>
<blockquote>
<p>Karst S. conduisait la voiture qui avait fonc&eacute; jeudi sur la foule r&eacute;unie &agrave; Apeldoorn (centre de Pays-Bas) dans le but, avou&eacute; &agrave; la police juste apr&egrave;s l&rsquo;incident, d&rsquo;atteindre la famille royale, faisant&nbsp;7 morts et onze bless&eacute;s. A bord d&rsquo;une voiture noire, l&rsquo;homme avait forc&eacute; deux barrages, puis fonc&eacute; dans la foule pour atteindre le convoi de la maison royale, qui d&eacute;filait dans un bus &agrave; toit ouvert. Il s&rsquo;&eacute;tait embouti dans le socle d&rsquo;un monument &agrave; quelques m&egrave;tres du bus, sous les yeux de notamment la reine Beatrix, le prince h&eacute;ritier Willem-Alexander et sa femme Maxima. (&#8230;) Pendant quelques heures, cet acte criminel, qui a caus&eacute; la mort de sept personnes, fut per&ccedil;u comme une attaque d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e contre la monarchie. Nos voisins du Nord f&ecirc;taient leur Reine. Un ciment. Un symbole. Mais au fur et &agrave; mesure que les informations filtr&egrave;rent, il est apparu que ce sinistre &eacute;v&eacute;nement &eacute;tait plut&ocirc;t le reflet d&rsquo;un d&eacute;sespoir noir. Un agent de s&eacute;curit&eacute; de 38 ans a perdu son boulot. Se retrouve incapable de payer son loyer &ndash; 580 euros. il vit seul, aussi. Ce serait l&rsquo;histoire banale d&rsquo;un mal-&ecirc;tre, le r&eacute;cit terrible d&rsquo;une folie subite.&nbsp;Nous y voil&agrave;. La crise financi&egrave;re et &eacute;conomique que nous traversons, avec son cort&egrave;ge de mauvaises nouvelles et de destin&eacute;es bris&eacute;es, s&rsquo;apparente &agrave; une guerre. Elle broie des vies. Elle d&eacute;sar&ccedil;onne des &acirc;mes fragiles.&nbsp;Il y a effectivement de quoi d&eacute;sesp&eacute;rer. Sauf si l&rsquo;on inverse les param&egrave;tres. Le d&eacute;sespoir et la morosit&eacute; r&eacute;v&egrave;lent le chemin &agrave; parcourir pour changer le monde. De telles images insoutenables doivent g&eacute;n&eacute;rer plus que de la r&eacute;volte : la conviction que ce monde doit changer, que des valeurs solidaires doivent revoir le jour. (Le Soir 02/04/2009)&nbsp;</p>
</blockquote>
<p><img style="width: 134px; height: 156px" height="154" alt="" width="140" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/coat-of-arms.gif" />Plusieurs cas r&eacute;cents, aux Etats-unis, en Allemagne, en Belgique,&nbsp;et maintenant&nbsp;aux Pays-Bas,&nbsp;viennent mettre en &eacute;vidence la dure r&eacute;alit&eacute; d&#8217;une&nbsp;crise qui n&rsquo;est pas finie. Le ch&ocirc;mage va cro&icirc;tre. Un sc&eacute;nario &laquo; &agrave; la japonaise &raquo; n&rsquo;est pas exclu, avec une &eacute;conomie battant de l&rsquo;aile durant une d&eacute;cennie.&nbsp;</p>
<p>Mais la crise &eacute;conomique n&#8217;est ici qu&#8217;un r&eacute;v&eacute;lateur. Ce que ces &eacute;v&egrave;nements&nbsp;nous rappellent, au-del&agrave; de la pr&eacute;carit&eacute; &eacute;conomique,&nbsp;c&#8217;est la fragilit&eacute; du lien social. Comme bien souvent, ces actes de violence sont perp&eacute;tr&eacute;s par un homme seul et&nbsp;r&eacute;serv&eacute;, dont le mal de vivre ne peut &ecirc;tre partag&eacute; avec personne. Il n&#8217;existe&nbsp;&agrave; sa&nbsp;souffrance aucun exutoire: ni lieu d&#8217;expression, ni valeurs partag&eacute;es, ni support social, ni personne disponible pour les&nbsp;relativiser&nbsp;et leur donner un sens. L&#8217;homme est bien souvent rang&eacute;, bien intentionn&eacute; et plut&ocirc;t structur&eacute;. Rien n&#8217;est visible dans son comportement ext&eacute;rieur. Il joue le jeu du syst&egrave;me, mais ce&nbsp;dernier ne renvoie pas l&#8217;ascenseur. Le pouvoir &eacute;tatique parle de tout, sauf de l&#8217;essentiel. Il &eacute;coute toutes les revendications, sauf celles de ces atomes d&eacute;sempar&eacute;s.</p>
<p>D&egrave;s lors, le seul mode d&#8217;expression possible du mal-&ecirc;tre devient la violence, dirig&eacute;es&nbsp;vers &quot;les autres&quot;, si indiff&eacute;rents et &eacute;gocentriques, sur un campus, dans une cr&egrave;che ou dans une &eacute;cole - des incarnations, peut-&ecirc;tre, de l&#8217;int&eacute;gration sociale et du bonheur familial. Ou encore,&nbsp;elle frappe ceux qui, &agrave; l&#8217;occasion&nbsp;d&#8217;un d&eacute;fil&eacute; ou d&#8217;une c&eacute;r&eacute;monie,&nbsp;incarnent un ordre &eacute;tabli qui manque &agrave; ses devoirs. Dans sa folie, cette ultime preuve d&#8217;existence a sa dignit&eacute;.</p>
<p>L&#8217;existence de &quot;syst&egrave;mes de protection sociale&quot;&nbsp; ne palliera&nbsp;pas un tel&nbsp;ph&eacute;nom&egrave;ne.&nbsp;En fait,&nbsp;ces syst&egrave;mes sont&nbsp;exclusivement &eacute;conomiques. Ils ne font que redistribuer des ressources mon&eacute;taires. Or certaines recherches, autour de l&#8217;int&eacute;ressante&nbsp;hypoth&egrave;se&nbsp;du &quot;crowding out&quot;, sugg&egrave;rent que, loin de renforcer&nbsp;ou pr&eacute;server le lien social, ils en acc&eacute;l&egrave;rent plut&ocirc;t la p&eacute;remption au fond.&nbsp;Il n&#8217;y a pas, en r&eacute;alit&eacute;, de &quot;protection sociale&quot;. Pour que le bien-&ecirc;tre de la population s&#8217;accroisse &agrave; nouveau, et que&nbsp;ce type de violences disparaisse, il faudrait relier entre elles les &eacute;nergies individuelles en cr&eacute;ant des espaces de parole et de partage, et&nbsp;renoncer aux valeurs individualistes&nbsp;diffus&eacute;es par l&#8217;actuel pouvoir.</p>
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		<title>- Valeurs et Religion: la nouvelle spiritualité</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 13:16:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
		
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&#160;Vers une conscience spirituelle diffuse ?


La Suisse est un v&#233;ritable laboratoire religieux. La plupart des religions du monde y sont repr&#233;sent&#233;es. Aujourd&#8217;hui, le pays compte 491 groupes religieux. Une formidable diversit&#233;, qui rec&#232;le des risques, mais aussi des chances. Dans un livre qui va para&#238;tre prochainement, une vingtaine de chercheurs exposent les enjeux &#8211; politiques, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<h2><img height="120" alt="" width="150" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/angels2.jpg" />&nbsp;Vers une conscience spirituelle diffuse ?</h2>
<blockquote>
<p>
La Suisse est un v&eacute;ritable laboratoire religieux. La plupart des religions du monde y sont repr&eacute;sent&eacute;es. Aujourd&rsquo;hui, le pays compte 491 groupes religieux. Une formidable diversit&eacute;, qui rec&egrave;le des risques, mais aussi des chances. Dans un livre qui va para&icirc;tre prochainement, une vingtaine de chercheurs exposent les enjeux &ndash; politiques, culturels, sociaux, juridiques, m&eacute;diatiques, etc.&nbsp;- de cette pluralit&eacute;.</p>
<p>Par exemple, celle de l&rsquo;islam. Dans l&rsquo;esprit du public, les musulmans forment une communaut&eacute; monolithique. Or, il n&rsquo;en est rien. &laquo;Les musulmans de Suisse n&rsquo;affichent aucune unit&eacute; culturelle, ethnique ou linguistique&raquo;, remarquent les auteurs. Ce sont les attentats contre les tours du World Trade Center en 2001 qui ont mis en valeur l&rsquo;appartenance religieuse des membres de ces diff&eacute;rentes communaut&eacute;s. Pourtant, selon les auteurs, &laquo;c&rsquo;est surtout le sentiment d&rsquo;appartenance &agrave; une ethnie qui forge leur identit&eacute;&raquo;. Malgr&eacute; leur diversit&eacute;, les communaut&eacute;s musulmanes de Suisse ont cependant des revendications communes (port du voile &agrave; l&rsquo;&eacute;cole, constructions de minarets, etc.) qui entra&icirc;nent des craintes et m&ecirc;me des conflits. &laquo;L&rsquo;acceptation et l&rsquo;int&eacute;gration de l&rsquo;islam au sein de la soci&eacute;t&eacute; suisse ne sont pas encore acquises&raquo;, soulignent les chercheurs.</p>
<p>Les probl&eacute;matiques li&eacute;es &agrave; l&rsquo;islam ont d&rsquo;ailleurs totalement &eacute;clips&eacute; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t port&eacute; aux sectes. Les &laquo;nouvelles communaut&eacute;s religieuses&raquo; (NCR), comme les appellent les auteurs, ont fait beaucoup parler d&rsquo;elles au moment des crimes commis au sein de l&rsquo;Ordre du Temple solaire. Depuis, le d&eacute;bat soulev&eacute; par ces communaut&eacute;s, dont le nombre est incertain (100 &agrave; 200) et qui repr&eacute;sentent environ 1,5% de la population, s&rsquo;est fortement essouffl&eacute;. De plus, &laquo;nombreuses sont les NCR qui observent une stagnation, voire un recul, du nombre de leurs membres, constatent les auteurs. Cette &eacute;volution provient notamment des d&eacute;saffiliations, du faible nombre de naissances ou de l&rsquo;&eacute;chec de la socialisation &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des communaut&eacute;s.</p>
<p>Cependant, les Suisses manifestent un int&eacute;r&ecirc;t croissant pour la religiosit&eacute; non organis&eacute;e et les spiritualit&eacute;s &eacute;sot&eacute;riques et alternatives. Ainsi, 33% d&rsquo;entre eux croient &agrave; la r&eacute;incarnation, 35 &agrave; 45% approuvent le parareligieux, comme les croyances aux gu&eacute;risons miraculeuses, aux porte-bonheur, &agrave; la pr&eacute;diction de l&rsquo;avenir, 30% consid&egrave;rent le spiritisme comme vraisemblable, et 30% croient &agrave; l&rsquo;existence des extraterrestres. &laquo;L&rsquo;id&eacute;e &eacute;sot&eacute;rique selon laquelle il existe une source et une v&eacute;rit&eacute; sous-jacente communes &agrave; toutes les religions est soutenue, du moins indirectement, par 52,8% des Suisses&raquo;, remarquent les chercheurs. &nbsp;(Le Temps 11/04/ 2009).</p>
</blockquote>
<p><img height="91" alt="" width="125" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/images2.jpg" />Le fait que ces chercheurs &eacute;crivent que l&rsquo;acceptation et l&rsquo;int&eacute;gration de l&rsquo;islam au sein d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; occidentale ne sont pas ENCORE acquises est sans doute un tribut qu&rsquo;ils payent au ma&icirc;tre qui les paye. La soit-disant &quot;perception monolithique des musulmans&quot; est un faux probl&egrave;me.&nbsp;En les d&eacute;signant ainsi les gens ne font qu&rsquo;user d&rsquo;une appellation commode pour exprimer un probl&egrave;me&nbsp;qu&rsquo;ils ressentent et qu&rsquo;ils constatent. Ce&nbsp;probl&egrave;me concerne&nbsp;un groupe ethnique plus que religieux&nbsp;.&nbsp;Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas que ce groupe puisse &ecirc;tre diversifi&eacute;&nbsp;ni qu&rsquo;il puisse avoir des contours mouvants.</p>
<p><img height="91" alt="" width="125" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/images2.jpg" />Les chiffres relatifs aux sectes doivent &ecirc;tre pris avec prudence, car les&nbsp;&quot;observations&quot; faites par les sectes sur elles-m&ecirc;mes sont tr&egrave;s peu fiables, sans parler de l&#8217;utilisation confuse du mot &quot;communaut&eacute;&quot; - dont le Pouvoir a tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; brouiller&nbsp;le sens.&nbsp;Il est peu plausible que 33% des Suisses croient fermement en la r&eacute;incarnation &ndash; peut-&ecirc;tre tout au plus en acceptent-ils l&rsquo;id&eacute;e dans son principe. Il est inappropri&eacute; de d&eacute;signer la nouvelle spiritualit&eacute; du nom d&#8217;&quot;&eacute;soterisme&quot;&nbsp; - qui soit d&eacute;signe un courant religieux historiquement pr&eacute;cis, soit d&eacute;note quelque chose d&rsquo;herm&eacute;tique et de cach&eacute;,&nbsp;alors que ce n&rsquo;est pas de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit. La nouvelle spiritualit&eacute; s&rsquo;appelle tout simplement spiritualit&eacute;. La pr&eacute;diction de l&rsquo;avenir n&rsquo;est pas une pratique ou croyance de type religieux. On ne sait rien du d&eacute;clin futur &quot;in&eacute;luctable&quot; des Eglises. Bref, une fois de plus&#8230; ind&eacute;pendance d&rsquo;esprit, clart&eacute; conceptuelle et absence de pr&eacute;jug&eacute;s ne semblent pas les premi&egrave;res caract&eacute;ristiques des chercheurs en sciences sociales.</p>
<p><img height="91" alt="" width="125" align="left" src="http://www.socialcapital-foundation.org/blog/wp-content/uploads/image/images2.jpg" />Si cette recherche ne semble pas pouvoir nous apprendre grand-chose, elle nous rappelle, n&eacute;anmoins, la force du renouveau spirituel dans les soci&eacute;t&eacute;s occidentales.&nbsp;Les&nbsp;notions et les d&eacute;marches de la spiritualit&eacute; -&nbsp;certaines associ&eacute;es &agrave; des processus th&eacute;rapeutiques, d&#8217;autres&nbsp;non -&nbsp;se r&eacute;pandent et entrent dans les m&oelig;urs. On&nbsp;assiste aussi &agrave; certain&nbsp;retour de la religion en politique. Cela a pu &ecirc;tre le cas&nbsp;&agrave; propos d&#8217;Al-Kha&iuml;da et la soit-disant &quot;guerre contre le terrorisme&quot;, mais aussi&nbsp;avec des r&eacute;interpr&eacute;tations r&eacute;centes de la la&iuml;cit&eacute; &eacute;tatique en France.&nbsp; Au vide spirituel qui r&eacute;sulte des valeurs du Pouvoir &ndash; mat&eacute;rialisme &eacute;conomique, h&eacute;donisme, individualisme, consum&eacute;risme &ndash; s&rsquo;opposent de nouvelles et puissantes aspirations.&nbsp;Nous sommes aujourd&#8217;hui loin de la mort de Dieu annonc&eacute;e dans&nbsp;le contexte de la la&iuml;cisation europ&eacute;enne au XIX&egrave;me si&egrave;cle.</p>
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